« Il n’est de richesse que d’hommes », du leadership de l’Europe de la connaissance

Des atouts européens à faire fructifier dans le cadre de l’économie de la connaissance.
L’actualité internationale a tendance à se focaliser sur le G2 bien vite transformé en match « sino – américain » entre deux puissances rivales. La rivalité économique et militaire entre ces deux géants ne doit pas occulter le rôle majeur de l’économie européenne qui a la capacité de faire de l’économie de la connaissance le fondement de son attractivité et de sa réussite au niveau mondial.
L’Europe des 27 possède déjà une série d’atouts qui la place comme leader possible d’une compétition économique globale dans un monde multipolaire.
L’économie de l’union Européenne démontre sa prédominance dans de nombreux secteurs comme la pharmacie, la téléphonie mobile, les progiciels d’entreprise (avec l’allemand SAP, leader mondial) ou l’industrie du tourisme (53% des touristes internationaux se rendent en Europe qui est la première destination touristique mondiale).
Dans le classement de Fortune Globa, les entreprises multinationales européennes occupent 33% de l’ensemble des sièges des firmes contre 28% d’entreprises américaines.
Sur un plan plus macroéconomique, l’Europe réalise 30% du PIB mondial contre 24% pour les Etats-Unis et notre économie à 27 présente une diversité d’exportations et d’importations propre à une économie évoluée avec, à la fois, des biens produits faiblement transformés (produits laitiers, poissons, fer et acier) et des biens manufacturés à forte valeur ajoutée (produits pharmaceutiques, aéronautiques)
L’Euro, attaqué en ce moment par des spéculations financières honteuses qui s’appuient sur les difficultés de la Grèce, reste pour l’instant une monnaie solide. Elle constitue la deuxième monnaie de réserve derrière le dollar. Elle est la première devise pour l’émission d’obligations. La présence d’une banque centrale européenne indépendante rassure les marchés. Les socialistes que nous sommes doivent militer pour une meilleure coordination des politiques économiques au niveau européen. Pour que « l’Europe puisse marcher sur ses deux jambes », selon l’expression de Jacques Delors au moment de la création de l’Euro, nous devons trouver une stratégie budgétaire cohérente pour permettre un développement économiquement durable, c’est-à-dire socialement cohérent.
L’Union Européenne constitue aussi une zone d’attractivité pour l’économie internationale. Elle est la source de 35% des IDE (investissements directs étrangers) entrants dans l’Europe des 27. Cette attractivité se fonde essentiellement sur des systèmes de santé et éducatifs globalement performants.
Bien entendu, nous n’aurons pas la naïveté de Candide pour prétendre que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes européens possibles.
Le chômage structurel de 9% dans l’Union Européenne, qui dépasse les 12% dans certains pays, pénalise des millions d’actifs qui ne trouvent pas d’emplois. Dans beaucoup de pays ils doivent maintenant se contenter d’indemnisations qui ont été fortement diminuées sous la pression de la politique de déflation compétitive. En France, la création de pole Emploi a provoqué une « traque aux chômeurs. Le dumping social et fiscal, la directive sur les travailleurs détachés, font que c’est parfois la clause de la nation la moins favorisée sur le plan du droit social et de l’emploi qui s’applique. Nous devons impérativement nous doter de minimas sociaux européens, dans le cadre d’une Europe sociale qui reste encore à faire.
L’Union européenne continue de consacrer proportionnellement moins de dépenses à la recherche et au développement que les Etats-Unis ou le Japon (1.9% du PIB contre 2.1 et 2.6%). Créer « une économie de la connaissance », c’est-à-dire faire un choix d’investissement à long terme dans la ressource humaine est essentiel, alors que la crise réclame des plans d’urgence budgétaire. L’Irlandaise Maire Geoghegan Quinn est une des neuf femmes membres de la Commission. Première femme nommée ministre en 1979 pour le Gaeltacht, puis chargée des Affaires européennes, du tourisme pour terminer ministre de la justice avant de quitter le parlement en 1994 Maire Geoghegan Quinn est aujourd’hui en charge de la recherche et de l’innovation. Son budget est assez important et devrait permettre à l’Union européenne, non seulement de garder ses chercheurs souvent forcés à l’expatriation mais de créer des emplois notamment dans les industries pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
La gauche est minoritaire dans les gouvernements nationaux des 27. Ainsi 18 des 27 commissaires de la nouvelle Commission européenne appartiennent aux rangs des conservateurs ou des libéraux.
Ce sera une des missions des forces européennes progressistes de permettre à l’Europe de renforcer sa stratégie pour une économie de la connaissance qui mise sur les investissements dans l’éducation et la recherche, pour faire de la pensée de Jean Bodin une réalité « il n’est de richesse que d’hommes ».
En ces temps de sinistrose et de crise, il me semblait utile de rappeler les atouts de l’Europe, mais aussi de montrer que l’économie de la connaissance, fondement de notre attractivité et de notre compétitivité au niveau mondial, doit être soutenue.
Nous avons donc des richesses à faire fructifier ensemble. Et ses richesses sont avant tout humaines. Le combat s’annonce rude pour faire triompher nos idées.
Politique environnementale – politique économique : sœurs siamoises
Suite à une série de séminaires sur le thème de l’environnement auxquels j’ai assisté récemment ainsi que la conférence de Brice Lalonde que vous pouvez trouver sur le site de l’Institut au www.iiea.com j’ai quelques réflexions à partager avec vous.
L’économie verte ne se développera pas au travers des investissements étatiques s’ils ne sont pas suivis de mesures incitatives au changement. La France était, grâce au rôle visionnaire de l’Etat, leader mondial en énergies solaires, en énergies marémotrices et en nucléaire 4ième génération. Elle avait par exemple le plus gros parc de véhicules électriques (EDF, les PTT…) et aujourd’hui plus rien, faute de relai dans le privé. Il est aussi un fait que les acteurs économiques cherchent avant tout le rendement financier. L’absence de stratégie à long terme de la part de l’Etat ne les incite donc pas à investir.
Autre handicap, la croyance en une croissance impliquant la création d’emplois tient plus du dogme que de la réalité. La création d’emploi est possible sans croissance, en respectant les impératifs économiques moyennant des politiques économiques et fiscales astucieuses.
Le dogme veut que la croissance crée l’emploi et la croissance crée le progrès par les gains de productivité. On comprend alors que si la croissance est inférieure aux gains de productivité il y a destruction d’emploi parce qu’il y a réduction du volume de travail. Autre possibilité la réduction du temps de travail par employé qui ne semble pas aujourd’hui l’objectif de celles et ceux qui accaparent nos ondes. Dans cette logique, le progrès humain passe par une croissance infinie qui reste impossible dans un monde fini. Ce dogme est à revoir.
Comment faire si on décide d’adopter une vision écologique et humaniste :
1/ La croissance doit être avant tout qualitative. Par exemple la croissance dans une production agricole standard augmente la pollution, gaspille les ressources fossiles et réduit les emplois. A l’inverse l’agriculture biologique à production égale, augmente le travail, économise les ressources et réduit la pollution.
2/ Vu du coté énergétique : 1kWh « sale » est aussi vertueux dans les calculs du PIB qu’1kWh propre, voire plus vertueux qu’1kWh économisé… alors que dans cette démarche une mine d’emplois existent (productions renouvelables, isolation des bâtiments, efficacité énergétique). Une étude Négawatt table pour +680 000 emplois nets en France en 2020 avec un scénario énergétique vertueux.
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L’analyste Sir Nicholas Stern démontre que le coût de l’inaction sera d’un ordre de grandeur supérieur au coût de l’action. Pour qui ? Et bien pour nous tous puisque l’impact du réchauffement climatique touchera le PIB de tous les pays, entrainera des déplacements massifs de populations et augmentera les flux migratoires. Enfin, il sera à l’origine de nouvelles tensions pour l’accès et le partage de l’eau au sein même des pays entre agriculteurs et citoyens.
La solution est simple et désagréable pour certains. Elle passe par un meilleur partage des richesses.
L’écologie est probablement la meilleure voie pour un socialisme efficace.
Crise: l’heure fatidique du courage politique
Session de mars de l’Assemblée des Français de l’étranger
Les élus de l’assemblée des Francais de l’étranger viennent de débattre pendant cinq jours des sujets qui préoccupent les compatriotes que nous représentons dans nos circonscriptions. Nous avons fait quelques propositions importantes en matière électorale, bien resumees par notre vice-president.
Il est difficile d’apporter des solutions a bon nombre de problèmes, tout simplement parce que l’Etat se désengage de plus en plus. Nous dénonçons cette situation depuis des années mais le manque de moyens est de plus en plus évident.
Il est vrai qu’en septembre 2007 Francois Fillon declarait: "Je suis a la tête d’un Etat en faillite sur le plan financier… Ca ne peut plus durer". Il dut revenir sur sa déclaration l’après midi même tant il était scandaleux pour un politique de dire la vérité. Cette vérité, elle, a été longtemps cachée en Grèce et nous en voyons aujourd’hui le résultat.
Il est peut-être temps que le President montre un certain courage politique, quitte a deplaire a ses amis, et revienne sur certaines de ses promesses electorales. Comment peut-il pretendre vouloir continuer a diriger un pays qu’il entraîne délibérément vers la faillite? S’il compte débuter un deuxieme quinquennat par un plan d’austérité, 2012 sera l’année de la deuxième revolution francaise. A moins que le peuple ne choisisse une autre voie.
Mon Corps, Mes Droits: pour une santé maternelle universelle – Journée internationale de la Femme
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Mon Corps, Mes Droits :
Toutes ensemble pour une santé maternelle universelle
En vue de la Journée internationale de la Femme en 2010, le PSE Femmes lance une campagne sous le slogan « Mon corps, mes droits ». Le PSE Femmes entend ainsi centrer sa campagne sur le thème plus général de la santé et des droits génésiques et sexuels des femmes. « Mon corps, mes droits » est une campagne qui s’étend sur un an et qui est axée sur trois piliers : la défense du droit universel à la santé maternelle, la lutte contre la violence envers les femmes et la Journée mondiale contre le SIDA.
La Journée internationale de la Femme se déroule cette année alors que se réunit la Commission de l’ONU pour la condition de la Femme, qui commémorera le 15ème anniversaire du programme d’action de Beijing. L’objectif du programme d’action était de créer une plateforme pour la promotion des droits des femmes avec des objectifs spécifiques dans les différents domaines politiques. Pourtant, quinze après son lancement, le programme d’action est loin d’avoir atteint ses objectifs, tant en Europe que dans le reste du monde, en particulier en ce qui concerne les droits génésiques et sexuels des femmes. Nous constatons même une régression en la matière. Malgré les efforts supplémentaires consentis dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui contribuent directement à améliorer les droits des femmes et à renforcer l’égalité des sexes, y compris la santé maternelle, il semble que nos objectifs ne seront pas atteints à l’horizon 2015. Par conséquent, le PSE Femmes a décidé d’ouvrir sa campagne « Mon corps, mes droits » en lançant un appel particulier afin de garantir l’universalité de la santé maternelle.
A lire: la déclaration appelant les gouvernements à réitérer leur engagement envers la santé maternelle afin de garantir un renforcement des capacités des femmes dans le domaine de la santé, de leurs droits sexuels, socioéconomiques et financier.
Pour en savoir plus: www.pes.org
Pourquoi il faut revenir aux valeurs fondamentales

Pour pousser la réflexion à l’extrême, ne faut-il pas repenser nos systèmes en fonction des valeurs fondamentales, y compris celle du partage ? Est-il moral de s’enrichir en quelques instants pour des montants supérieurs aux salaires cumulés annuels de familles entières ?
Une journée de la vie d’une fonctionnaire.
Il y a plus d’un an je partageais avec un collègue mon envie de créer un nouveau cursus qui nous permettrait de marier deux disciplines assez proches : le tourisme et les langues vivantes. La première offre une vitrine du passé, de la culture et la deuxième permet de la transmettre et d’en parler. Après avoir convaincu quelques collègues nous avons organisé une rencontre avec les professionnels du tourisme en janvier 2009. Ils étaient positifs et voulaient plutôt plus de langues sur la base que les compétences en tourisme peuvent s’apprendre sur le tas alors qu’il faut un peu plus de pratique et de temps pour l’apprentissage d’une langue. Puis, ce fut au tour des étudiants d’être sondés pour bien nous assurer que ce nouveau cursus les intéresserait. Nous ne pouvons pas proposer de nouveaux cours sans avoir complété une étude de marché. L’éducation c’est maintenant du business dans le sens que l’on ne peut pas perdre d’argent sur un cours. Il faut donc être assuré qu’il attirera un nombre suffisant d’étudiants. Nous sommes enfin passés à la phase « écriture des modules » pour aboutir à la phase finale du document de plus de 300 pages qui contient l’ensemble des recherches, des modules et de l’encadrement du futur cours.
Aujourd’hui 24 février, plus d’un an après la conception de l’idée, le cursus a été validé par un jury composé de sept personnes. Nous avons débuté à 9h ce matin par les présentations des personnes. Flanquée de mes deux directeurs de départements et accompagnée de mes collègues de la faculté de tourisme nous avons planché pendant plusieurs heures. Nous avons défendu nos choix et nos propositions. Les professeurs ont ensuite été entendus. Ce soir le verdict est tombé. Le programme est accepté mais est sujet à quelques conditions. Encore quelques réunions et des modules à revoir et puis, en septembre prochain, nous accueillerons nos premiers étudiants. Dernier message aux professeurs pour leur annoncer la bonne nouvelle et puis la fatigue mêlée à la satisfaction d’avoir réalisé un projet de longue date et de l’avoir réussi. Le prochain moment de bonheur sera le jour où je rencontrerai les étudiants. Le cursus prendra alors vie et ne sera plus seulement un gros livre, plein d’idées mises sur papier.