Biographie

 

MON MANDAT DE SENATRICE

 

J’ai été élue Sénatrice des Français établis hors de France le 25 septembre 2011.

 Dans le cadre de ce mandat :

Je suis Secrétaire de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, et membre de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.

J’ai été nommée au Conseil d’administration de l’IHEDN par le Président du Sénat et désignée membre du conseil d’administration de l’AEFE par le Sénat.

   

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Mon engagement professionnel et militant

Je suis universitaire. J’ai enseigné pendant plus d’une dizaine d’années avant d’être nommée à la tête d’un département nouvellement créé que je devais construire. Fort de prés d’une quarantaine de professeurs aujourd’hui et après quinze ans de gestion de ce département toujours grandissant je suis chargée d’une nouvelle mission depuis le mois de mars 2011. Je représente les départements de ma faculté auprès de la société de gestion de projet chargée de construire un nouveau campus pour rassembler les vingt mille étudiants de l’université. Il est prévu que l’ensemble de l’université soit rassemblée sur un même site au nord de la ville alors que  nous occupons des bâtiments au centre ville. Je continue à dispenser une série de séminaires à l’IREST, institut de recherches à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à des étudiants en mastère.

Mon véritable engagement politique a débuté en 1997 lorsque j’ai créé  la section PS de Dublin. J’en ai été pendant 7 ans la secrétaire de  section et continue aujourd’hui à participer activement à la vie de la section.

J’ai aussi créé une section Français du Monde/ADFE dont j’assure  toujours la présidence. Enfin, pendant 6 ans, j’ai été membre du Bureau Fédéral. J’étais chargée du secteur Education lors de mon premier mandat, que  j’ai élargi pour y inclure la culture et l’audiovisuel lors de mon deuxième mandat. Certaines de nos motions ont été reprises par le Bureau  National et ont influencé la position du Parti notamment sur la question de la  mise en service de France 24. Ces années, sous la direction de Richard Yung  puis de Pierre-Yves Le Borgn’, m’offrirent une expérience enrichissante grâce aux nombreux contacts que j’ai pu nouer avec des responsables du Parti  et les camarades de la FFE.

En 2000, j’ai été élue à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE), réélue en 2006 contre une droite particulièrement agressive qui ne m’a épargné aucun coup. A l’AFE j’ai présidé pendant 3 ans la commission temporaire pour la formation professionnelle, et préside aujourd’hui une sous-commission pour l’emploi et la formation professionnelle, domaine  qui m’intéresse tout particulièrement.  

L’élection sénatoriale est éminemment politique puisque le  parlementaire élu rejoint un groupe politique au sein du Sénat. Afin qu’il remplisse bien son mandat il faut avant tout que le parlementaire soit proche de  sa base et la connaisse bien. Vingt cinq années de vie à l’étranger, mon engagement politique et associatif, les responsabilités que j’ai  assumées, les nombreux voyages que j’ai faits sur la plupart des continents, m’ont préparée à assumer les multiples fonctions d’une sénatrice représentant les Français de l’étranger. De plus, mon fils Sébastien entre cette  année à l’université, ce qui me donne une disponibilité que je n’avais pas  jusqu’à présent pour m’absenter régulièrement comme le demande le mandat.  

 

Ma démarche est basée sur ma volonté de participer pleinement à la rénovation de notre parti auquel je suis profondément attaché. Je suis  une femme de terrain. C’est ce que je connais le mieux, et je suis prête à sillonner le monde et aller à votre rencontre comme je l’ai faitavec  mes compatriotes du Royaume-Uni et aujourd’hui d’Irlande. Je suis animée  par une réelle envie d’engagement et aimerais être encore plus utile à  notre parti. 



Mon engagement politique

Je défends la solidarité envers les plus faibles

Je milite pour que la solidarité soit la règle dans la construction européenne,  les droits sociaux soient harmonisés par le haut, la CMU garantie pour tous les Français en difficulté, les prestations de la CFE améliorées.

 Je milite pour que les relations économiques avec les pays hors Union européenne soient construites sur la base de la réciprocité et du respect. L’UE doit redéfinir les termes des ses échanges de manière plus équitable, notamment la stabilisation des cours des matières premières, l’instauration de règles contraignantes, l’égalité d’accès aux sources d’énergie.

Je défends une aide publique au développement fondé sur un contrôle démocratique renforcé avec des mécanismes concrets de contrôle parlementaire et en associant de manière systématique la société civile. La coopération décentralisée doit être encouragée entre les pays en voie de développement et les collectivités locales françaises.

Je revendique la social-écologie

J’entends participer directement comme sénatrice socialiste à la réflexion et à la construction d’un modèle qui concilie la plus haute exigence écologique avec la justice sociale ; 

Je suis pour une nouvelle politique de croissance qualitative et sélective liée à la création d’emplois dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ;

Je suis pour une justice énergétique et climatique mondiale  qui favoriserait la mise en place de mesures volontaristes pour que les entreprises assument leurs responsabilités sociales et environnementales.

Je combats toutes les formes de discrimination et d’oppression

Combattre la politique d’immigration européenne basée sur le tout sécuritaire. Revenir sur la directive du retour, aussi surnommée « directive de la honte » du 18 juin 2008. Combattre l’arbitraire qui prime de plus en plus sur la loi ; abolir les législations des ministres Hortefeux et Besson.

Combattre aussi la précarisation des conditions de vie, les entraves au droit de vivre en famille, la discrimination dans l’accès aux droits (logement, emploi, santé, justice) ;

Combattre l’homophobie et toute forme de discrimination pour une égalité des droits ;

 


Mes priorités pour les Français établis hors de France:

 

1.       Pour que l’enseignement français soit mieux soutenu par la Collectivité nationale

Modifier le financement de la prise en charge en fonction des revenus familiaux et introduire un plafonnement des frais de scolarité ;

Abonder les bourses afin que les familles aux revenus modestes et moyens puissent en bénéficier ;

Relancer les comités pour la formation professionnelle et l’emploi injustement  supprimés  et augmenter les bourses allouées à la formation;

Garantir l’égalité des droits et la non-discrimination pour les étudiants français de retour en France pour y poursuivre leurs études, notamment en matière de logement ;

Soutenir le développement de l’enseignement professionnel  et de la formation tout au long de la vie par la création de filières professionnelles au sein du réseau AEFE et MLF;

Soutenir le développement des filières bilingues dans les écoles nationales et appliquer les mêmes droits au soutien financier que pour le réseau AEFE ;

Assurer la pérennité  et l’augmentation des crédits FLAM (Français LAngue Maternelle).

 

2.       Pour donner à la nouvelle agence  culturelle et à l’agence de la mobilité les moyens  de continuer à jouer pleinement son rôle de diplomatie d’influence

Répondre à l’état d’urgence en matière de moyens alloués au Ministère des Affaires Etrangères  et du désengagement de l’Etat à tous les niveaux de la présence française à l’étranger ;

Veiller à ce que l’agence culturelle soit porteuse d’une vision ambitieuse de la coopération linguistique à l’étranger ;

Œuvrer pour la mise en place d’une politique de mobilité ambitieuse, en augmentant le nombre de bourses de mobilité offertes aux étudiants, aux chercheurs et experts ;

Favoriser la mise en place de guichets uniques, au niveau des Campus, rassemblant tous les acteurs de la mobilité ;

Soutenir la politique audio-visuelle de la France et sa présence sur les réseaux de télécommunication nationaux.

 

3.       Pour améliorer la qualité et la proximité des services consulaires rendus aux Français

Simplifier l’enregistrement et la délivrance des actes d’état-civil avec des moyens financiers et humains suffisants ;

Mettre en commun les moyens pour une coopération consulaire européenne (visas, délivrance de documents, sécurité);

Transformer l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) en collectivité territoriale des Français d’outre-frontières chargée des questions sociales, des bourses, de la formation professionnelle avec des conseillers territoriaux élus;

Mettre en place un système de conventionnement entre l’Etat et la collectivité territoriale nouvellement créée pour les Français de l’étranger non seulement pour l’affectation, le transfert ou la mise à disposition de personnels de l’Etat, mais également pour l’exercice de certaines compétences.

 

4.       Pour assurer la sécurité des communautés françaises à l’étranger

Créer un fond ou un mécanisme d’indemnisation pour les Français spoliés de leurs biens à l’étranger ;

Maintenir les moyens humains et le renforcement des moyens techniques, logistiques et budgétaires pour faire face aux situations de crises politiques et de catastrophes naturelles ;

Associer les élus aux travaux et opérations de sécurité ;

Privilégier une démarche européenne de mutualisation des moyens.

 

5.       Pour défendre les PME- PMI et entreprises individuelles françaises à l’étranger

Soutenir les créateurs d’entreprises fondées par des Français à l’étranger  en permettant l’accès aux prestations d’Ubifrance ;

Etendre la protection des investissements mise en place par les conventions bilatérales aux PME/PMI ;

Aider les sociétés qui emploient des chômeurs ;

Mettre en place des aides  et des mesures d’accompagnement au moment du retour en France.


Photos © Hélène Conway 

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