Archive pour la catégorie ‘Culture’

L’impossible réforme de la diplomatie culturelle

 Les parlementaires entament un débat qui devrait aboutir sur la création de l’agence a l’automne prochain.


Sans stratégie visible ni  possibilité de moyens financiers pour mettre en place cette reforme nos parlementaires n’ont pas la tache facile, comme le note l’article ci-dessous.
Pour moi le nom même d’Institut Victor Hugo pose problème. Si le nom choisi ne représente pas ce qu’il contient la partie est faussée avant de débuter.
En effet, cette marque va entrer en concurrence direct avec le Goethe, Cervantes, Camoes, et les nouveaux entrants sur le marché comme l’Institut Adam-Mickiewicz ou le  Confucius qui ont tous des crédits en hausse afin de soutenir le volet "culture" de leurs activités en plus des cours de langue, délivrance de diplômes et contrats de coopération qui rapportent beaucoup. Or, la reforme annonce que notre Institut Victor Hugo devra s’auto-financer. Une exposition de photos n’est pas montée pour faire de l’argent , et bien heureusement! Les fonds viendront donc de la structure Ecole de langues. On peut imaginer que sa mise en place dévorera les quelques crédits qui restent au Centres culturels actuel et qu’elle constituera la partie essentielle de l’Institut a terme.  D’autre part, il est difficile d’associer le scientifique et le technique avec Victor Hugo. Institut francais était trop simple et trop parfait!


Nous suivrons les débats avec attention.


 

L’impossible réforme de la diplomatie culturelle

Ce devait être le grand œuvre de Bernard Kouchner. Pas un traité historique ni un de ces discours inoubliables auxquels rêvent les ministres des affaires étrangères. Non, il allait faire opérer au Quai d’Orsay une révolution culturelle, une véritable décolonisation. Grâce à lui, les quelque 150 instituts français et centres culturels disséminés à travers le monde allaient échapper au giron pesant des ambassades, se rassembler dans une grande agence et gagner leur indépendance. Il avait tout : le modèle, le nom, le casting. Ne restait qu’à convaincre ses troupes et le président de la République…

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Un busy weekend

Et oui même quand on est fonctionnaire on bosse le week-end, surtout si en plus on est militante !

Samedi dernier, de 10h à 13h, j’ai retrouvé les secrétaires fédéraux à la Culture au Musée social, rue Las Cases à Paris. J’ai quelque peu élargi la notion de Région pour y inclure le reste du monde et parler de l’importance de la qualité de la production française, qui reste un problème français, mais qui est aujourd’hui un problème global et du rôle de la culture dans notre politique d’influence diplomatique. Des rendez-vous sont pris avec le National mais aussi avec le représentant du PS auprès du PSE.

L’après midi j’ai retrouvé mes collègues de la Chaire Unesco « Culture, Tourisme et Développement » sur le projet de module de formation en gestion touristique des sites du patrimoine mondial que nous avons créé. Ce module devrait aider nos collègues dans les pays en voie de développement à former les futurs décideurs à prendre en compte l’environnement et le développement durable dans la  mise en valeur des sites touristiques. Des projets notamment en Amérique du sud sont en cours de construction pour la mise en valeur de sites. Il est important de protéger à la fois la culture d’origine et ne pas s’adapter aux envies des touristes qui risquent de dénaturer la forme originelle des produits tout en protégeant l’environnement et l’impact que la présence humaine a sur la faune et la flore d’un environnement jusqu’alors protégé.

Dimanche matin, lecture et sélection de résumés en vue de la conférence « Sites du patrimoine mondiale et Tourisme » organisée par l’université de Laval les 3 et 4 juin prochains sur le thème. En temps que membre du comité scientifique d’organisation j’ai reçu 270 résumés alors que nous en attendions une cinquantaine. Le sujet passionne !

Aucune ambition pour la culture française à l’étranger

J’avais donc raison de penser que cette réforme n’en est pas une si personne ne veut de cette agence. Je crains que les parlementaires ne la votent, faute d’autre solution présentée pour résoudre la crise profonde que connaît le réseau aujourd’hui. Cette crise est causée par un manque de moyens endémique et un désengagement progressif de l’Etat. Pourquoi est-ce que les Affaires étrangères ne seraient plus du ressort de l’Etat comme la santé et l’éducation? Il est naïf ou inconscient de croire qu’en pleine crise financière et économique nous pourrons faire appel aux entreprises et au prive en général. 

A lire dans Le Figaro aujourd’hui: 


Rufin renonce à la nouvelle diplomatie culturelle

Mohammed Aissaoui et Alain Barluet     

26/01/2010        

L’écrivain devait diriger une grande agence pour coordonner la culture française à l’étranger. 

Tout était prêt, ce devait être annoncé le jeudi 11 février : l’écrivain et ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, allait être le nouveau visage de la culture française à l’étranger. L’académicien devait diriger une grande agence chargée de coordonner et d’unifier la politique culturelle de la France dans le monde, sur le modèle de ce qui se fait en Allemagne avec l’Institut Goethe ou en Grande-Bretagne avec le British Council. Le nom de l’Institut Victor-Hugo a même été évoqué. 

D’après nos informations, Jean-Christophe Rufin, peu satisfait de la tournure que prenait l’agence, n’a pas souhaité donner suite. Question d’ambition : entre ce qu’on lui avait promis – une grande agence dotée de moyens -, et ce dont la réforme a accouché – la structure actuelle légèrement améliorée -, le fossé est grand. D’où, sans doute, son refus. Le retrait de ce « joker » très médiatique survient après un long débat au Quai d’Orsay : parti sur l’idée de changements en profondeur, Bernard Kouchner a été contraint au fil des mois de revoir son projet à la baisse devant les résistances internes, efficacement appuyées à l’Élysée. 

L’idée première, suggérée par le livre blanc des Affaires étrangères, en 2007, était d’inclure dans le périmètre de la nouvelle agence le bras armé de la diplomatie culturelle : un réseau unique au monde, présent dans 160 pays. Objectif de la réforme : dans un contexte de diète budgétaire, rendre cette agence plus efficace et plus souple dans sa gestion, en créant une entité autonome par rapport au pouvoir régalien. « On aurait alors un effet de levier permettant de nouer des partenariats avec les entreprises et les collectivités territoriales », note une source proche du dossier. Car le vrai problème demeure : l’extrême dispersion des forces et des intervenants. « Si tout le monde s’occupe de culture, personne ne s’en occupe » , regrette un diplomate. 

Kouchner tergiverse

Début 2009, un projet est remis à Bernard Kouchner par Olivier Poivre d’Arvor, le patron de l’actuel opérateur, CulturesFrance. Des oppositions s’expriment alors contre le « dépeçage » du ministère, notamment de la part d’ambassadeurs soucieux de garder la main sur le secteur culturel. 

Face à la pression, les annonces du ministre sont différées. Un groupe de réflexion est mis en place qui préconise, début juillet, le rattachement du réseau à la nouvelle Agence. En juin, Kouchner se rend à Dakar pour mettre sur les rangs son ami Rufin. Mais des caciques du ministère sonnent l’alarme jusqu’à la présidence de la République et, en quelques jours, font capoter la réforme. Le 17 juillet, devant les représentants du « réseau » culturel, Kouchner tergiverse. Durant l’été, il sollicite un autre avis, celui d’un magistrat de la Cour des comptes, Dominique de Combles de Nayves, qui conclut que le rattachement du réseau à l’Agence, quoique coûteux, n’est pas insurmontable et permettrait d’« afficher une ambition emblématique ». 

Entre-temps, un projet de loi a été déposé au Sénat. Examiné le mois prochain, il prévoit bien la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), d’une part, et, d’autre part, la fusion des services culturels des ambassades et des centres culturels. Mais l’éventuel rattachement de l’un à l’autre est renvoyé à trois ans – ce qui ressemble fort à un enterrement. « Pourquoi ferions-nous demain, ce que nous ne faisons pas aujourd’hui ? », s’interroge un diplomate qui ne cache pas sa déception.

 

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Rupture entre DirectTV et TV5Monde: soyons « consomm’acteurs »

 

Le problème est simple et compliqué a la fois.


DirectTV, face aux mauvais résultats financiers de leur plateforme, entend remplacer certaines chaînes existantes par des chaînes qui rapporteront plus d’argent à leurs actionnaires. 

Ma première réaction avait été de doubler une action citoyenne d’une action diplomatique. Je réalise qu’il serait difficile d’organiser une délégation d’ambassadeurs au siège de New York. En revanche, les postes pourraient  communiquer le mécontentement de la communauté française et francophone dans leurs pays.  FdM -ADFE peut jouer le rôle fédérateur de ce mouvement. 

D’autre part les abonnés peuvent s’adresser à leur fournisseur qui change son offre et donc modifie les termes du contrat en supprimant une chaine du bouquet offert. Ils peuvent menacer de rompre le contrat ou tout au moins expliquer que cette suppression est intolérable. 
Cette affaire est basiquement commerciale. DirectTV notera que sa décision n’est pas conséquente quand des pétitions et des courriers lui parviendront. 

En conclusion, je pense que vous pouvez jouer un rôle central et utiliser votre statut de "consommateur" comme moyen de pression auquel Direct TV sera sensible; agir auprès des services culturels des postes par le biais de pétitions; enfin vous servir de vos relais tels les sénateurs et moi même. 

 

Je crois que c’est important et que nous devons soutenir les Français qui veulent rester connectés et pour qui TV5 est le seul lien avec le français. Ce n’est pas là le vieux combat de la défense de la francophonie qui est dépassé et obsolète, c’est le respect de la diversité culturelle qui est un autre combat.

 
 
Pour suivre l’action de l’ADFE: www.francais-du-monde.org
 

Changeons pour ne rien changer

Chers amis,

A la lecture des premiers paragraphes de la lettre envoyée le 29 octobre par le ministre Bernard Kouchner je pensais nous avions enfin notre réforme. Annoncée à grands bruits en mars dernier il me paraissait étrange que le ministre ne convie pas la presse. J’ai malheureusement vite compris pourquoi. Sa réforme est vide de contenu. Le ministre fait preuve d’un immobilisme étonnant. Nous avons là un superbe exemple de fausse réforme.

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Triste anniversaire pour le Ministère de la Culture

Il est temps de revenir à la politique qui nous intéresse certainement plus que les polémiques médiatiques. Il faut espérer que le porte parole du PS aura tiré une leçon du dernier épisode. Nous payons cher de vouloir imiter la droite, prise dans la course effrénée d’être toujours le premier et présent à tout prix dans les médias. C’est au président de la République d’assumer ses nominations mais au ministre de répondre de son ministère et là nous avons des choses à dire.

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L’homme doit seulement découvrir qu’il est solidaire de tout le reste.

Révérence à la Vie. 1999.
Théodore Monod

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