Archive pour la catégorie ‘Pour une vraie politique de gauche’
Mon Corps, Mes Droits: pour une santé maternelle universelle – Journée internationale de la Femme
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Mon Corps, Mes Droits :
Toutes ensemble pour une santé maternelle universelle
En vue de la Journée internationale de la Femme en 2010, le PSE Femmes lance une campagne sous le slogan « Mon corps, mes droits ». Le PSE Femmes entend ainsi centrer sa campagne sur le thème plus général de la santé et des droits génésiques et sexuels des femmes. « Mon corps, mes droits » est une campagne qui s’étend sur un an et qui est axée sur trois piliers : la défense du droit universel à la santé maternelle, la lutte contre la violence envers les femmes et la Journée mondiale contre le SIDA.
La Journée internationale de la Femme se déroule cette année alors que se réunit la Commission de l’ONU pour la condition de la Femme, qui commémorera le 15ème anniversaire du programme d’action de Beijing. L’objectif du programme d’action était de créer une plateforme pour la promotion des droits des femmes avec des objectifs spécifiques dans les différents domaines politiques. Pourtant, quinze après son lancement, le programme d’action est loin d’avoir atteint ses objectifs, tant en Europe que dans le reste du monde, en particulier en ce qui concerne les droits génésiques et sexuels des femmes. Nous constatons même une régression en la matière. Malgré les efforts supplémentaires consentis dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui contribuent directement à améliorer les droits des femmes et à renforcer l’égalité des sexes, y compris la santé maternelle, il semble que nos objectifs ne seront pas atteints à l’horizon 2015. Par conséquent, le PSE Femmes a décidé d’ouvrir sa campagne « Mon corps, mes droits » en lançant un appel particulier afin de garantir l’universalité de la santé maternelle.
A lire: la déclaration appelant les gouvernements à réitérer leur engagement envers la santé maternelle afin de garantir un renforcement des capacités des femmes dans le domaine de la santé, de leurs droits sexuels, socioéconomiques et financier.
Pour en savoir plus: www.pes.org
Pourquoi il faut revenir aux valeurs fondamentales

Pour pousser la réflexion à l’extrême, ne faut-il pas repenser nos systèmes en fonction des valeurs fondamentales, y compris celle du partage ? Est-il moral de s’enrichir en quelques instants pour des montants supérieurs aux salaires cumulés annuels de familles entières ?
La gestion de la crise par les Etats, leçons à tirer du passé et initiatives pour le futur. Partie 3: Problématiques pour l’avenir

Problématiques à prendre en compte pour l’avenir
A) a) Positif
Les fondamentaux de la croissance mondiale demeurent. L’émergence de deux milliards d’individus et des nouvelles technologies.
Les crises ont, semblent-ils, eu un effet favorable sur le référendum sur Lisbonne et donc pour l’Etat en tant que Gouvernement qui le soutenait. Un renforcement du sentiment européen s’est fait sentir. Changement dans l’échelle des valeurs et leur priorités où le collectif, le besoin de solidarité reviennent en force.
Les crises auront permis, une fois sortie de la récession, de faire regagner à l’Irlande une certaine compétitivité (baisse des salaires, de l’immobilier, de coût de la vie en général) et donc de la rendre plus attractive aux investissements étrangers, base de la stratégie économique depuis 20 ans.
Les crises auront également permis de renforcer la coopération inter-étatique (lutte contre les paradis fiscaux, renforcement du rôle de régulation de Bruxelles), parfois même contre l’avis de certains Etats ultra libéraux en la matière, notamment la Grande Bretagne et certainement l’Irlande.
A) b) Négatif
La nouvelle criminalité mondialisée est le premier ennemi de la démocratie. Elle est multiforme et elle s’insère dans les réseaux internationaux. Elle est basée sur le trafic de drogue et le trafic humain. L’argent sale représenterait jusqu’à un tiers des transactions internationales. Les démocraties se révèlent démunies face à ces nouvelles mafias.
Les deux types de crises ont énormément déstabilisées certains Etats (Etat au sens du pays), notamment avec un recul pour l’Irlande du PIB de -2,5% en 2008 ; -7,5% en 2009 et probablement -3% en 2010, mais aussi éprouvé son système financier, partiellement nationalisé et sous perfusion.
La gestion de la crise par les Etats, leçons à tirer du passé et initiatives pour le futur. Partie2: La réaction des Etats

La réaction des Etats au niveau mondial face à la crise financière
Le G20 va-t-il replacer le G8 pour gérer les problèmes de la planète ? Depuis qu’a éclaté la crise en septembre 2008, les dirigeants des économies représentant 85% du PIB mondial se sont réunis à Washington, Londres et Pittsburgh, soit 20 pays au lieu des 8 (pays industrialisés du nord et la Russie). Ils se retrouveront tous au Canada qui présidera le G8 en 2010 et devra aussi orchestrer le rapprochement avec le G20. Ce sera au tour de Paris de présider la rencontre en 2011. La poursuite du conciliabule international limité au G8 eût été un signe de protectionnisme et de raidissement des égoïsmes nationaux. La première victoire du G20 est donc celle d’une réponse globale à une crise globale.
Les pays émergents vont monter en puissance au capital du Fonds monétaire international (FMI) et ceci au détriment des Européens. 5% des quotes-parts devraient changer de mains. La répartition actuelle est jugée inéquitable. Par exemple, le Brésil détient 1,4% des voix alors qu’il a une économie trois fois plus grande que la Belgique qui en détient 2,1%. La France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique devront réduire leur part mais il n’est pas certain que la Russie, l’Arabie Saoudite et l’Argentine, qui disposent de parts supérieures à leur poids économique, acceptent de faire des sacrifices. Les Etats-Unis qui ne sont pas surreprésentés ne sont pas concernés.
Le rééquilibrage des quotes-parts au sein du FMI est jugé décisif pour rétablir la confiance des pays du Sud dans une institution appelée à surveiller la coordination macroéconomique. Dans le cadre de la réforme du FMI la France propose que les décisions soient prises non plus par les fonctionnaires mais par les ministres des finances. L’essentiel des pouvoirs réglementaires et de supervision vont rester de la compétence nationale et, en plus, communautaire pour les pays de l’Union européenne.
Le FMI devrait donc assister le G20 qui prône le maintien des mesures de relance monétaire et budgétaire. Il devrait aussi être centré sur la cogestion des crises bancaires et financières de nature systémique, en coopération étroite avec les banques centrales et les gouvernements. Cela suppose de lui conférer des compétences réglementaires propres qui restent à définir.
Au-delà de la crise financière 2009 aura aussi été l’année de la remise en cause du fonctionnement des marchés du commerce, des capitaux et des ressources rares. Le G20 est aussi l’expression du caractère global de la négociation qui doit s’instaurer. Il s’agit aujourd’hui de négocier l’équilibre énergétique mondial, et, à travers cela, les marges acceptables de fluctuations pour une croissance équilibrée. La forte baisse du prix de l’énergie et des produits de base a fortement soutenu l’économie mondiale depuis un an. Mais on a vu que les prix réagissent violemment au moindre signe. Supporter simultanément chômage, cure de désendettement et choc pétrolier tient du scénario catastrophe. Il faudra aussi trouver un nouvel accord mondial sur l’investissement en production agricole. Il faudra enfin définir des règles de la propriété du capital, comme prises de contrôle d’entreprises par des non-résidents. Sur le plan mondial des plans de soutien importants vont être nécessaires, au moins pour la moitié de l’économie mondiale. Un contrôle des taux de change va s’imposer afin de ne pas créer de déséquilibres majeurs.
La position de l’Union européenne et son rôle
La réponse européenne à la crise bancaire aura été des plans nationaux juxtaposés. Trop préoccupée par la mise en place du Traité de Lisbonne qui devait enfin voir la mise en place de ses institutions l’Union européenne souffre encore de ne parler d’une seule voix et de ne pouvoir mettre son poids dans la balance mondiale. Elle pourrait donner le meilleur d’elle-même, la capacité de définition de ce soft power des temps modernes dont la mondialisation a besoin si seulement elle arrivait à articuler une position commune aux vingt-sept. Elle pourrait aussi donner l’exemple à ces pays où un capitalisme débridé s’allie à des régimes politiques qui n’assurent pas l’Etat de droit. L’opposition et la presse restent muselées. La Russie, la Chine et le Vietnam conjuguent liberté d’entreprendre et autoritarisme. Les élites anciennes y sont reconverties aux échanges et au marché le plus risqué après avoir été formées au sein du Parti communiste pour la Chine, l’ex- KGB en Russie, au même titre que les dirigeants français sont formés à l’ENA en France.
La gestion de la crise par les Etats, leçons à tirer du passé et initiatives pour le futur. Partie 1: La Crise

La crise financière
a) a) Analyse
Le vrai défi n’est pas de sauver les banques. Il s’agit de sortir de ce fonctionnement hyper-financiarisé qui n’a cessé de se renforcer depuis les dix dernières années. Cette crise est avant tout financière puisque l’économie de tous les pays développés continue de fonctionner. Les problèmes s’accumulent à cause des crédits limités par les banques mais seuls les pays dont l’économie était essentiellement liée et dépendante du système financier se sont retrouvés dans une situation de faillite telles l’Islande ou l’Irlande. Le système du tout-financier s’est dévoré lui-même et s’attaque aujourd’hui notamment aux impôts des contribuables. Il semble avoir atteint les limites de sa propre logique. Il s’est tellement insinué dans tous secteurs économiques qu’aucun n’a suffisamment de capitaux non financiers pour le renflouer. Le total du budget fédéral 2008 s’élevait à 2 800 milliards de dollars, soit moins que les 3 000 milliards de dollars d’actifs invendables des banques. Est-il sage alors de ne rien vouloir changer d’un système financier qui a fait passer le volume des swaps sur défaillance de crédit (autrement dit, l’endettement) de 1 000 milliards de dollars à 62 000 milliards de dollars entre 2001 et 2008 ? Quand on sait que ces 62 000 milliards représentent plus que le PIB cumulés de tous les pays du monde on comprend mieux le vent de panique qui souffle dans les milieux économiques et politiques depuis 2008.
b) b) Propositions
On peut imaginer de nouveaux mécanismes pour injecter l’argent du contribuable non pas pour renflouer les banques mais dans l’économie réelle des petites et moyennes entreprises. Cela apporterait de la croissance économique au lieu de simples transferts de capitaux. En relançant l’emploi on fait progresser la demande des ménages et ainsi tous les secteurs de l’économie. Le lancement de grands travaux d’infrastructures serait aussi un bon début. Ces travaux se chiffrent en milliards et non en milliers de milliards, appelés aussi billions. L’expansion des réseaux de transports publics et l’expansion des espaces verts dans nos villes sont des chantiers à forte intensité de main d’œuvre. Ces besoins ne sont peut-être pas aussi pressants en France que dans d’autres pays. Cependant les réparations des infrastructures de base des villes ou la décontamination de champs pollués (dans le cas des anciennes bases militaires par exemple) sont nécessaires partout.
L’investissement net en infrastructures matérielles est passé de 2,5% en 1980 à environ 1% au cours des dix dernières années aux Etats-Unis. Un grand nombre d’ouvrages d’infrastructure sont défectueux, en particulier les ponts (26% sont jugés structurellement défaillants). L’Etat a choisi de renflouer le secteur automobile afin d’éviter une augmentation massive du chômage. Il a également choisi de renflouer les banques. Ses réactions sont basées sur le court terme dans sa volonté d’enrayer une crise sociale majeure due au chômage croissant. On estime entre 10 et 12 millions le nombre de foyers qui ne pourront rembourser leur crédit immobilier au cours des quatre années à venir. Le problème est que le reste du monde est intimement lié à l’économie américaine par le biais de sa monnaie, de ses investissements, des échanges commerciaux.
Quand la France renie ses enfants
Ce problème touche certains d’entre nous nés à l’étranger mais également nos enfants. Jusqu’à présent ils étaient français par le droit du sang. Devront-ils désormais le prouver?
A lire: Français, vous avez dû prouver à l’administration votre nationalité.
Plusieurs centaines d’internautes du Monde.fr ont témoigné de leurs difficultés à faire refaire une pièce d’identité. Les personnes nées de parents nés à l’étranger – dans les anciennes colonies, naturalisés.. . – ou nées elles-mêmes à l’étranger de parents français ont eu le plus grand mal à "prouver" leur nationalité française.
sur Le Monde.fr
A signer: Vous êtes Français ? Prouvez-le !

A l’initiative de la LDH et de Daniel Karlin, documentariste, un appel a été lancé, signé par de nombreuses personnalités et publié dans Libération pour dénoncer les difficultés qu’ont certains citoyens à renouveler leurs papiers d’identité.
Vous pouvez signer directement en ligne cet appel sur ce site
Je l’ai fait, je vous invite à signer aussi, et à diffuser largement.