Eliminer l’inégalité entre les sexes: des pistes à méditer
Ces quelques articles ont retenu mon attention ce matin. A noter la publication du rapport annuel sur l’égalité entre les sexes, que je vous recommande de consulter si vous en avez le temps (c’est un gros mais riche document).
Egalité des sexes : l’Europe du Nord montre la voie
LEMONDE.FR | 12.10.10 | 10h40 • Mis à jour le 12.10.10 | 12h00 La parité entre hommes et femmes, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la mettent en œuvre. Dans son rapport annuel sur l’inégalité entre les sexes publié ce matin, le Forum économique mondial place l’Islande, la Norvège, la Finlande et la Suède aux quatre premières places d’un classement comprenant 134 pays. "Les pays nordiques continuent de montrer la voie à suivre pour éliminer l’inégalité entre les sexes", affirme Klaus Schwab, le président du Forum économique mondial.
En queue de peloton, se trouvent le Pakistan (132e), le Tchad (133e) et le Yémen (134e).
La France se trouve à la 46e place, derrière la Fédération de Russie, et a perdu 28 places à cause de Nicolas Sarkozy. La raison de cette dégringolade ? Le remaniement gouvernemental du 23 juin 2009, qui a vu le départ de Rachida Dati, Christine Boutin et Christine Albanel. Le rapport constate qu’elles sont en revanche un peu plus représentées dans les instances législatives. Dans le monde du travail, les disparités restent flagrantes. Les chiffres rassemblés par le Forum, qui proviennent de sources telles que le Programme des Nations unies pour le développement, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation internationale du travail (OIT), confirment que la France est encore à la traîne, notamment en termes d’écarts salariaux, la France se plaçant à la 127e place… Hormis la politique et l’économie, la France reste bien classée dans les domaines de l’éducation et de la santé. Les femmes ont ainsi autant de chances de suivre les mêmes études que les hommes et leur espérance de vie est au moins aussi importante.
Pour réfléchir:
"Les femmes ne doivent pas imiter les hommes", par la ministre Christine Lagarde
La discrimination n’explique pas toujours les retards en termes de parité, un chat sur LeMonde.fr
The Global Gender Gap Report 2010
De l’orage dans l’Eire
Crise immobilière, financière et politique… L’Irlande a tiré un trait sur ses années de croissance et se débat avec un déficit hallucinant et des plans de rigueur à répétition. Par CHRISTIAN LOSSON (envoyé spécial à Dublin)
C’est une fin de rêve de martingale, un miroir aux alouettes brisé. «L’économie irlandaise a longtemps été le poster d’enfant du libre marché globalisé ; une sorte de fable morale avec un happy end pour ceux qui auraient bien appris les leçons du capitalisme. Le prix à payer pour une telle illusion sera terrible.» Ce prix, Fintan O’Toole, en a une idée assez précise. Chroniqueur et historien, il a écrit le pamphlet le plus fin sur la crise. Ship of Fools («le navire des fous»). «Il suffit, dit-il, de passer en revue le flot d’infos depuis une semaine.» Un sauvetage des banques, jusqu’à 50 milliards d’euros, et un déficit budgétaire hallucinant : 32%. Une nouvelle récession annoncée, après une année 2009 déjà apocalyptique (- 7,1% de croissance). Un cinquième plan de rigueur budgétaire (4,5 milliards à trouver) à l’étude pour décembre et un chômage qui a triplé, et frole les 14%. Une agence de notation qui dégrade la capacité d’emprunt du pays…«Chaque jour, c’est une mauvaise nouvelle. Puis une nouvelle encore pire le lendemain, résume Jimmy Kelly, secrétaire général du syndicat Unite. Mais le pire n’est jamais sûr. Ou plutôt si : il est devant nous.»
Comment l’Irlande, ex-championne d’Europe de la richesse par habitant, en est arrivée là ? «Le modèle de développement irlandais nous a conduits dans le mur, souffle Fintan O’Toole. Parce qu’il est le fruit vénéneux, mélange d’un cocktail létal d’une idéologie libérale sans frein et sans vergogne, et d’un héritage irlandais d’une élite multipliant la collusion, le copinage et la complaisance.» Tournée, donc, la page du pays capable de doubler le nombre de ses chevaux de courses et de ses exportations en cinq ans. Zappées les fiestas des magnats de la construction sur des yachts d’Onassis, ou l’achat pour 379 millions d’euros d’un terrain à Ballsbrige, quartier hype, qui en vaut aujourd’hui dix fois moins. Oubliée la fierté retrouvée d’un pays en marge de l’Europe devenu – grâce aussi aux 10 milliards de fonds de Bruxelles – numéro 1 des exportations de logiciels avant que les multinationales, comme Dell, ne fuient.
«On s’est vu trop beaux». «Le pays a connu deux booms, résume Fintan O’Toole.A partir de 1994, un impôt sur les sociétés de 12,5% a attiré 40% des investissements américains en Europe.» Le vent de dérégulation a aimanté les multinationales. Le cash a afflué. Avec le krach de la bulle Internet, Dublin a voulu trouver un autre levier, un relais de croissance. «Les taux d’intérêts bas de la Banque centrale européenne ont alors permis un déluge de prêts, notamment immobiliers.» Mais la crise planétaire a frappé le pays de plein fouet en 2007. La bulle immobilière a éclaté ; les ressources fiscales ont plongé de 37%. Il a fallu sauver des banques (Libération du 1er octobre), dont le symbole honni : l’Anglo Irish Bank, dont le nouveau siège, squelette de béton figé par l’arrêt des travaux, hante les rives de la Liffey, au sud de Dublin…
«L’Irlande se retrouve face à la plus grave crise de son histoire ! estime ainsi Jimmy Kelly. La rigueur à coups de marteau, les coupes hallucinantes dans le secteur public ne feront qu’aggraver la crise et la récession. Les gens, tétanisés, vont geler leurs dépenses. La récession sera encore plus virulente.» Sans parler d’un dogme, que le gouvernement veut toujours intouchable : le bouclier fiscal made in Ireland.«De l’hystérie : le Premier ministre ne veut pas rompre avec la politique qui nous a conduits dans le gouffre», enrage Jimmy Kelly. «Comment peut-on, dans ces conditions, croire que l’on va passer d’un déficit budgétaire de 32% en 2010 à 3% en 2012, s’interroge, un brin incrédule, John O’Hagan, économiste au Trinity College. Certes, l’Irlande a engrangé des infrastructures, développé une main-d’œuvre qualifiée, mais le cartel feutré au pouvoir semble désemparé pour trouver une autre voie de développement.»
Ironie de l’histoire, les sorties du gouvernement ont des allures de credo tchatcheriens : Tina («There is no alternative»). «Il n’y a pas d’alternative, tout le monde doit faire des sacrifices horribles», assure Brian Lenihan, ministre des Finances. «On s’est cru plus proche de Boston que de Berlin, sourit Eamon, un vidéaste. La classe moyenne a acheté des maisons, est partie en vacances, a payé son café 5 euros. On s’est vu beaux. Trop beaux.»Résultat, «le sauvetage des banques nous plonge tous dans la déprime : 11 000 euros de dette en plus par Irlandais, ça fait cher le mirage, non ?»
Visa en main. Le mirage s’évapore chaque jour. Les pancartes «à louer» balisent l’Irlande. Plus de 300 000 logements seraient vides ou à moitié vides. Jusqu’à 3 000 ghost estates, des lotissements fantômes. Comme à Clongriffin, aux portes de Dublin. «Bienvenue dans le nouveau City Center», vante une pancarte. Un centre-ville, ça ? Un centre vide. Peuplé d’une poignée d’appartements comme habités par des zombies, dont les ombres se découpent. «On vit dans un cimetière immobilier, sourit Aider, 19 ans, étudiant en biologie. A part la gare, il n’y a rien. Pas de restaurants, pas de pharmacie, rien… Ces biens immobiliers sont maudits.» Des fantômes qui tiendront d’héritage-boulet du Tigre celtique. Les pots de peintures séchés immortalisent l’arrêt brutal des constructions. Si les Midlands, au cœur du pays, cristallisent ces subprimes à l’irlandaise, Dublin n’y échappe pas.«Après avoir connu une envolée digne d’un conte de fée pour promoteurs – 500% en dix ans -, les prix de l’immobilier ont chuté de 33% en trois ans,rappelle Fintan O’Toole. Le carrosse de Cendrillon a des allures de citrouille cabossée.» Un bureau sur cinq est désormais vide, record d’Europe. Et les affiches de location à 15 euros le mètre carré pullulent. Une honte, pour Richard Boyd Barrett, de l’organisation People Before Profits («le peuple avant les profits»). «60 000 familles vivent encore misérablement en attente de logements, déplore-t-il. Le pays n’a pas investi massivement dans des services publics – éducation ou santé. On vient de baisser de 20% les salaires des fonctionnaires. On ferme des lits dans les hôpitaux quand il faut huit mois pour avoir une visite chez un spécialiste.» Les transports ? «La mairie de Dublin vient ainsi de supprimer 200 bus sur 1 000. Et les premiers touchés, ceux qui paient la facture, sont les plus vieux et les plus démunis.»
Ils ne sont pas les seuls. «Les Européens sont partis, mais ça ne suffit pas, on expulse les Africains ; on a choisi de diviser la société plutôt que de s’attaquer à la finance, la racine du mal», s’indigne le député (Sinn Féin) Aengus O’Snodaigh, devant une manif au pied du Parlement contre le durcissement de la politique du droit d’asile. La plaie de l’émigration, qu’on pensait cautérisée après l’arrivée historique de migrants des années fastes, s’est rouverte. Béante. «40 000 Irlandais ont fui l’île l’an passé ; on parle de 100 000 cette année», rappelle O’Toole.Sur 4,5 millions d’habitants. Un peu comme si 1,5 million de Français quittaient l’Hexagone… «On est une génération perdue, la génération sacrifiée», lâche Connie, agrégée de lettres, visa pour l’Australie en main. Derrière la crise économique et financière, une autre crise se profile donc. Politique, démocratique.
Moins d’un Irlandais sur quatre soutient encore le pouvoir ultradominant du Fianna Fail. «L’ère du Tigre celtique a entraîné l’institutionnalisation de la déconnexion entre les citoyens et la vie démocratique. Les politiques et les hommes d’affaires baignent dans une inertie telle qu’elle ne peut conduire qu’à la banqueroute morale.» Fiach Mac Conghaile dirige l’Abbey Theater, cofondé par le poète et dramaturge William Butler Yeats. Il dit : «Notre chute résulte de l’absence de vision et de modèle de notre pays. Résultat, l’Irlande n’a plus été dirigée comme un pays, mais comme une entreprise. Les Irlandais ne se sont pas comportés comme des citoyens, mais des consommateurs.» Mac Conghaile s’agace et entend prendre sa part dans le réveil.«A l’inverse de la France, il n’y a jamais eu de débat de fond, en dehors du Parlement, sur le pacte social.» Même l’Eglise s’en indigne. L’évêque de Dublin, Diarmuid Martin, a ainsi résumé l’affaire lundi. Assimilant l’Irlande d’avant crise à une «tour de Babel»,«dominée par une cupidité intellectuelle», il a appelé à écouter les plus pauvres pour éviter de verser dans «une société tyrannique».
Culture de l’Impunité. Fiach Mac Conghaile ne verse pas dans le sermon. Il vient de monter John Gabriel Borkman, du Norvégien Ibsen. L’histoire d’un banquier véreux en quête d’une réhabilitation qui ne viendra jamais. Presque d’actualité, si ce n’est que l’Irlande pratique la culture de l’impunité avec un sens quasi inégalé. «Ici, les politiques et les hommes d’affaires prennent le pouvoir, mais pas le sens des responsabilités qui va avec.» En trois ans, seules deux personnes ont écopé d’une peine de prison.
Collusion, népotisme, passe-droit : une forme de trilogie maison, résume Elaine Byrne. Cette jeune politologue à Trinity University et auteure d’un livre à paraître sur l’histoire de la corruption, est plus prosaïque : «L’Irlande n’a jamais eu d’argent. Donc elle n’a pas su comment dépenser la manne.» Ou plutôt si, façon retour d’ascenseur : «Le parti au pouvoir a été financé pour un bon tiers par le secteur de l’immobilier.» Dans un pays où le renouvellement politique se fait de façon dynastique ( «Le Premier ministre ou le ministre des Finances sont des fils de politiques») et les salaires loin des compétences («Bertie Ahern, ex-Premier ministre, fut le mieux payé des chefs d’Etat du monde entier»), difficile de porter une nouvelle génération au pouvoir.
Dans les pubs, on parle, comme Tim, chauffeur-livreur, «de ressortir les guillotines pour couper des têtes politico-financières». Mais dans la rue, les micromanifs démontrent un stoïcisme très pénitence. Tétanisés, les Irlandais se révoltent en silence. Pour l’instant. Elaine Byrne dit ceci : «Les économistes passent leur temps à se demander si le verre est à moitié plein ou à moitié vide. Or, il est cassé. Il faut en trouver un autre. Et refonder une démocratie qui soit enfin, inclusive.» Sinon, la colère pourrait bien déborder de Facebook et du courrier des lecteurs. «La psyché de revanche des Irlandais a généré une fascination pour l’argent et une euphorie délirante, dit Fintan O’Toole. L’histoire est finie.» Comment en réécrire une nouvelle qui ne finisse pas tel un trash movie de série Z économique ?
Cet article paru sur le site de Libération résume bien notre situation actuelle.
Derrière la violence urbaine, une insécurité sociale persistante…
La période estivale a été le théâtre d’un sujet devenu malheureusement récurrent dans l’Etat français, celui des violences urbaines. Le quartier de Villeneuve à Grenoble s’enflamme après que la police ait abattu un braqueur en fuite au pied de son immeuble. Des confrontations extrêmement tendues entre habitants du quartier et forces de l’ordre, des tirs à balle réelle de la population vers la police, des menaces… Une situation qui met des semaines à s’apaiser et dont le déroulé judiciaire se poursuit actuellement.
Preuve que le problème des violences urbaines n’est pas réglé, et que la réponse que Nicolas Sarkozy a voulu apporter, aujourd’hui comme hier, avant ou pendant son mandat présidentiel, n’est pas la bonne. La répression n’est pas la solution. Elle tait le problème plus qu’elle ne le résout. Or, c’est bien de cela qu’il s’agit. À force de ne s’intéresser qu’à la montée de la violence urbaine, à coup de sur-traitement et de surenchère médiatique, on oublie de regarder ce qu’elle cache malheureusement d’insécurité sociale. Pourtant ce n’est pas comme si le sujet était nouveau et qu’il n’avait jamais été traité ! De nombreuses causes à l’insécurité sociale sont connues : l’enclavement urbain ou la ghettoïsation, la stigmatisation ethnique et sociale, la précarité sous toutes ses formes, les limites de l’éducation nationale, de ses capacités d’intégration et de son « égalité des chances »… Un programme de politiques publiques qui commencerait par réellement se saisir de ces problématiques irait dans le bon sens. Il existe suffisamment d’études où sont proposées des solutions, d’exemples à suivre dans d’autres pays européens ou outre-Atlantique pour que nous ne soyons pas capables, en France, d’améliorer ces situations d’insécurité sociale grandissantes. Citons simplement un exemple dans un domaine que je connais particulièrement et qui me tient à cœur, l’éducation.
Ainsi, aux Etats-Unis, les professeurs peuvent recevoir une augmentation ou une promotion quand leurs élèves viennent en cours et réussissent leur année d’études. Le système a été repris en France, mais inversé. L’académie de Créteil tente d’enrayer l’absentéisme scolaire qui frappe les établissements professionnels en offrant aux élèves la possibilité de financer un projet commun décidé en concertation avec l’équipe éducative s’ils respectent des objectifs d’assiduité et de réussite fixés en début d’année. De nombreux autres exemples sont possibles. Le rapport établi par la Cour des Comptes cette année, intitulé « L’éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves », propose toute une série de mesures et de réorganisations au sein de l’éducation nationale qu’il serait plus qu’important de mettre en place pour permettre une véritable « égalité des chances » à l’école, une lutte plus efficace contre l’échec scolaire, et ainsi une meilleure intégration sociale. Ce serait un premier pas.
Résoudre les causes de l’insécurité sociale, améliorer le bien-vivre ensemble, aider à l’émancipation et à l’intégration de tous, tous ces objectifs méritent mieux que des annonces politiques faites pour racoler des points dans les sondages, ou pour gagner des voix en vue des prochaines élections. La question doit être traitée dès à présent, à l’échelle nationale, elle ne doit pas juste ressortir lors la prochaine échéance électorale.
La solidarité européenne suffira-t-elle à la Grèce et à l’UE ?
L’Union européenne, avec en première ligne la France et l’Allemagne, a enfin déclaré soutenir la Grèce dans le comblement de son déficit. Celui-ci dépasse en effet très nettement ce que l’UE demande à ses Etats membres en application des traités de Maastricht et de Lisbonne, avec 12,9 % de déficit au lieu des 3 % demandés par Bruxelles. La dette publique représente 115 % du PIB grec. Le pays ne sera pas laissé à l’abandon. Il pourra recevoir l’aide du FMI s’il la demande ainsi que des aides bilatérales européennes, à condition qu’il persiste dans son plan de rigueur budgétaire, et ce malgré le fort grondement social s’élevant dans l’ensemble du pays. Mais faut-il vraiment être soulagé ? Outre les risques réels de contagion à d’autres pays de l’Union (le Portugal, l’Espagne et l’Irlande en premier lieu), la crise grecque pose deux questions : celle de la solidarité des pays dans la zone euro et celle de la régulation de la finance au niveau de l’Union européenne
Dans quelle mesure les Etats membres de l’Union doivent-ils rester solidaires ? Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré : « Nous avons toujours fait preuve de solidarité avec tous les Etats membres de l’UE, et nous montrerons qu’à l’avenir la Grèce peut compter sur notre solidarité ». Une démarche que n’approuvent pas l’ensemble des 27, sachant qu’ils devront augmenter leur propre dette et celle de l’UE au risque d’un certain mécontentement de leurs propres opinions. Il s’agira là forcément de démarches volontaires puisque le traité de Maastricht prévoit qu’aucun Etat ne peut être forcé à en secourir un autre.
Or, le traité de Lisbonne prévoit dans ses articles la suppression des droits de vote pour les pays ne suivant pas les règles budgétaires communes, voire même leur expulsion en cas d’atteintes multiples aux principes démocratiques européens. L’Allemagne souhaiterait d’ailleurs élargir cette possibilité aux multiples dérapages économiques afin de sortir des Etats de la zone euro. Des mesures plus coercitives aideraient peut-être plus les Etats à tenir une gestion plus stricte de leur économie ?
Cette crise ne montre-t-elle un pan manquant à l’UE ? Les gouvernements ont répugné jusqu’à présent à s’effacer devant un gouvernement économique commun. Les plus libéraux ont même bloqué toute évolution car ils espéraient faire jouer une concurrence fiscale entre les vingt-sept et organiser une baisse des impôts et de la protection sociale. Asphyxiée par plus de vingt ans de désinflation compétitive l’Europe risque fort de ne pas résister aux marchés prêts à dégommer l’euro. On savait que l’euro ne ferait pas l’Europe. Il représente cependant encore cette monnaie unique qui devait permettre à l’UE de se battre à armes égales avec l’Amérique et les puissances asiatiques. Après les échecs diplomatiques successifs de Copenhague et de Doha l’UE frise l’humiliation en devant s’en remettre au FMI pour régler un problème interne. L’aveu est fait qu’elle ne peut s’en sortir seule et que les pays qui la composent se préoccupent plus de leur destin personnel que du destin collectif. Le politique semble crispé entre une opinion publique fixée sur son pouvoir d’achat et les marchés obsédés par la rentabilité.
Si l’UE veut survivre elle sera forcé de se réinventer, plus politique et plus solidaire, plus inscrite dans une logique fédérale. Portées par la déroute libérale, les gauches européennes ne doivent pas avoir peur de proposer l’accélération de l’harmonisation économique ainsi que des mesures fortes qui tordront le cou à la crise comme l’avait fait Roosevelt en encadrant la spéculation sur les marchés des produits dérivés et en décourageant les excès de la cupidité par des taux élevés d’imposition.
L’endettement appelle la solidarité, pas l’austérité
L’endettement sévit à tous les niveaux. De l’Etat à l’individu personne ne semble épargné. En mars dernier, j’ai rencontré avec quelques camarades de mon comité Jacques Attali dans le cadre de notre recherche sur l’impact de la crise financière et de la crise économique sur les Etats. Il était extrêmement pessimiste sur l’avenir de l’euro et prédisait sa fin dans les dix années à venir si l’Union européenne était incapable de s’accorder sur une gouvernance économique, seule capable d’exiger des régulations au niveau mondial.
Dans son dernier livre, « Tous ruinés dans dix ans » Editions Fayard, sorti la semaine dernière il reprend certaines des analyses qu’il avait partagées il y a deux mois. Ses conclusions plutôt déprimantes, soutenues par des données et des diagrammes, démontrent que « sauf en période de guerre totale, la dette publique des pays les plus puissants du monde n’a été aussi élevée. Jamais les dangers qu’elle fait peser sur leur niveau de vie et leur système politique n’ont été aussi menaçants ». Il ajoute que, pour la France, la dette représentera pas moins de 83% du PIB et 535% de ses revenus fiscaux à la fin de cette année. De plus, en 2010 le Trésor public, deviendra le premier emprunteur en Europe avec ses 454 milliards d’euros. On imagine vite ce qui se passerait si les taux d’intérêts devaient augmenter pour un pays où les dépenses atteignent 55% du PIB et les recettes sociales et fiscales 45%.
Nous héritons d’une gestion laxiste des finances publiques à laquelle est venue s’ajouter la crise bancaire de 2008, née de la folie de la dérégulation et des sub-primes aux Etats-Unis. Alors qu’ils étaient déjà en déficit les Etats ont dû emprunter des milliards d’euros et de dollars qu’ils n’avaient pas en caisse et ainsi augmenter d’autant plus leur dette. Aujourd’hui les conclusions sont tirées mais les solutions sont lentes à se mettre en place. Chacun pense que l’autre doit faire le même effort et reste figé dans une attente qui nous fait perdre un temps précieux. L’engrenage de la concurrence à tous les niveaux tue l’esprit collectif. Il est grand temps qu’un projet socialiste mobilisateur apporte les changements nécessaires que nous attendons tous. Le monde a besoin de solidarité, d’empathie et non d’une austérité qui va faire augmenter le chômage et amener la dépression. C’est pour cela qu’il faut soutenir l’économie en investissant et non en la bridant par des plans de rigueur. La tâche ne sera pas facile pour la personne qui succèdera à Nicolas Sarkozy.
Les retraites, le grand dossier social pour 2010
Le constat est là. Le rallongement de l’espérance de vie et l’augmentation du nombre de retraités en comparaison au nombre de cotisants requière une remise à plat du système des retraites actuel. Il est impossible de justifier de repousser ce problème à demain. Il ne peut que s’aggraver, en particulier avec le départ en retraite des enfants du baby-boom de 1945 à 1976. La prise de conscience doit être générale, et elle doit s’accompagner d’une réflexion approfondie sur les solutions envisageables et sur des propositions pertinentes. Nous devons nous montrer force de propositions. Or de nombreuses idées reçues existent sur ces questions et empêchent toute possibilité de réforme. Pour lutter contre cela, il faut plus et mieux informer la société, de sorte que les réformes se fassent progressivement dans un réel climat de dialogue social et non de confrontation entre l’idée géniale dont seule notre président est capable et la mise en place d’un système moins complexe et plus performant.
Il est aussi intéressant de voir ce qui se fait dans les autres pays européens sur ce même sujet des retraites. D’autant plus que nombres d’entre eux, dont la Suède, l’Italie et l’Espagne ont déjà réussi à entreprendre une série de réformes à la fin des années 90 et au début des années 2000. Cela permettrait d’apporter au problème un nouvel éclairage, et peut-être des solutions pour la France.
Le système français repose essentiellement sur un système dit de répartition basé sur un régime de base et un régime complémentaire, tous deux obligatoires, permettant de calculer le montant des retraites. Ce système traduit une réelle solidarité intergénérationnelle (les actifs d’aujourd’hui cotisent et payent pour les retraités d’aujourd’hui). Ce système montre malheureusement aujourd’hui ses limites. Il peut être complété par un régime par capitalisation où chaque cotisant économise de l’argent sur son salaire dans un compte épargne géré par l’Etat. Mais celui-ci est peu populaire en France, trop fluctuant, trop aléatoire. Il est largement utilisé dans d’autres pays européens tels que la Suède, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique par exemple où il représente une part variable de la retraite touchée (de 2 % en Italie à 28 % au Royaume-Uni).
Passons à l’âge légal et l’âge effectif de départ en retraite. Il est pour l’instant à 60 ans en France pour les hommes comme pour les femmes, alors qu’il oscille autour de 65 ans dans les autres pays européens pour les deux sexes, avec un système de prime à ceux travaillant au-delà de l’âge légal et un système de contre-points pour ceux s’arrêtant avant. Néanmoins l’âge de départ en retraite effectif demeure généralement avant l’âge légal. L’allongement de la durée de cotisation, et donc le retardement de l’âge de départ à la retraite, est souvent énoncé comme une des solutions pour réduire la dette créée par le système des retraites. Curieuse solution lorsque l’on voit la part de chômage chez les 55-64 ans en France ! 30,3 % en 2000, 40 % en 2008 ! Pourquoi vouloir rallonger l’âge de départ à la retraite alors que les plus âgés peinent à retrouver du travail et que les moins de 25 ans ont du mal à en trouver ?
Le nombre d’années de cotisation nécessaire pour toucher à ces droits à la retraite diffère également entre les Etats européens où certains ouvrent des droits après un nombre très bas d’années de cotisation (15 ans au Portugal, 20 ans en Russie) alors que la moyenne européenne est à une quarantaine d’années de cotisation, tout comme le secteur privé français (le secteur public ne cotise que 37,5 années). De plus, en France, de nombreuses différences existent comme par exemple les 25 dernières années sont comptées dans le privé pour le calcul de leur pension au lieu des 6 derniers mois d’activité pour les fonctionnaires. Les régimes spéciaux qui vont de la SNCF aux fonctionnaires de la Cour des Comptes ont leurs propres spécificités. La multiplicité des régimes rend l’application d’une harmonisation des systèmes pratiquement impossible. Force est de constater que le système français des retraites est trop complexe pour que l’ensemble des cotisants français s’y retrouve et comprenne ce qui leur ait du puisqu’il n’existe pas un seul système de référence. Preuve en est que la majorité ignore que le montant de la retraite versée par le régime de base ne peut excéder en théorie la moitié d’un plafond de la Sécu (2 885 euros), alors que dans la pratique on se retrouve à 43 % maximum (1 240, 55 euros) de ce montant-là. « Une anomalie sur laquelle les syndicats qui gèrent la Sécu ne s’étendent guère » [1]
L’information en la matière est limitée, et la mal-information entraîne les amalgames et empêche le dialogue social. Nous n’avons cependant pas le choix et nous devons nous attacher à ce que le système demeure viable pour les générations futures.
[1] Il s’agit d’un des « dix plus gros mensonges » sur les retraites repris et clarifiés par Laurence Allard dans un article du Point du 22 avril 2010.
Source Image: AFP
Burqa: la liberté et la dignité sont déjà au coeur de la Loi française
Depuis quelques semaines, un débat a lieu au sein de la FFE sur le port de la burqa, similaire à celui qui a fait rage dans l’actualité et chez les politiques. J’ai trouvé les interventions à la fois pertinentes et riches en arguments, peut-être parce qu’elles se plaçaient toutes du point du vue de la femme et de ce que le port de ce vêtement signifiait pour celles qui le portent. C’est une offense à l’histoire que de prétendre qu’elles sont ainsi vêtues comme les femmes du prophète. Il est tout aussi mensonger que de proclamer que c’est une obligation religieuse. Ce vêtement ne permet pas à une femme d’avoir une vie sociale normale et les exclut de facto de la société. Aujourd’hui, nous parlons de ce cas d’exclusion de la femme mais les exemples sont malheureusement nombreux dans l’histoire du monde.
Alors que notre gouvernement cherche à tout prix à légiférer au plus vite sur le sujet, nos voisins députés belges ont voté l’interdiction de la burqa dans l’espace public, devenant ainsi le premier pays occidental à légiférer en la matière. Faut-il reprendre le même exemple en France ? Doit-on forcément passer par la loi ?
Je n’ai nul doute sur le fait qu’il faille interdire le port de la burqa par solidarité avec toutes les femmes pour qui la liberté du choix est illusoire et qui est la plupart du temps le résultat d’un conditionnement de leur environnement. La burqa ne peut être vue autrement qu’une négation de toutes les valeurs fondamentales à la base de notre démocratie. Il y en va de la négation de la femme, de la soustraction de son identité pour un modèle misogyne. Comment pouvons-nous tourner la tête pour ne pas voir ce qui se passe sous nos yeux et tolérer cet esclavage?
Ce qui m’inquiète le plus est cette nécessité de légiférer en la matière. Ce que notre gouvernement a dû oublier, vu sa volonté permanente de vouloir légiférer dès qu’un problème se pose. C’est devenu symptomatique ! Or, sur une question aussi sensible, il est bon de s’ouvrir au dialogue et à la réflexion. Car, dans tous les cas, ce n’est que par l’éducation et le dialogue que l’on parvient à changer les consciences et faire évoluer les mentalités.
Une nouvelle loi interdisant spécifiquement le port de la burqa dans les espaces publics risque de stigmatiser une nouvelle fois la communauté musulmane. Plus encore, ce sont les plus faibles et les plus pauvres de cette communauté qu’elle mettrait en porte-à-faux. S’il faut légiférer, le droit français dispose déjà d’éléments pouvant permettre d’interdire le port de la burqa dans les lieux publics puisqu’il est déjà interdit de se cacher le visage en public. De même, la loi interdit de porter atteinte à la dignité des femmes. Voilà une autre solution pour lutter contre ce genre de pratique intégriste. Le Conseil d’État a déjà rejeté dans son avis du 30 mars 2010 l’option d’une interdiction générale et absolue du port de la burqa. Pourquoi donnerait-il un avis différent aujourd’hui ? Si la loi est censurée les extrémistes gagneront. Il faut certainement réagir sur ce sujet, trop grave et trop sensible pour être passé sous silence, même s’il ne s’adresse qu’à une infime part de la communauté musulmane. Cela ne se fera pas sur la base d’une loi trop fragile politiquement et juridiquement.
Contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre
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Ce combat est le mien et je souhaite vous faire part du communiqué publié par HES (Homosexualité s et Socialisme), à la suite de l’adoption de la recommandation sur des mesures visant à combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, le 31 mars 2010, lors de la 1081e réunion des Délégués des Ministres.
*** Le Conseil de l’Europe s’élève contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe ont adopté mercredi une recommandation sur les mesures visant à combattre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. HES (Homosexualité s et Socialisme) se réjouit de cette recommandation, qui demande aux 47 Etats membres d’agir pour défendre les droits des lesbiennes, des gays, des bis et des trans (LGBT). Elle dresse un inventaire des initiatives à prendre dans une douzaine de domaines : droit à la vie, à la sécurité et à la protection contre la violence, liberté d’association, liberté d’expression et de réunion, droit au respect de la vie privée et familiale, emploi, éducation, santé, logement, sports, droit d’asile, structures nationales des droits de l’homme, discrimination multiple. HES souhaite que les Etats membres traduisent cette recommandation en actes. Le 28 avril prochain, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe se prononcera également sur les droits des personnes LGBT, en débattant du rapport rédigé par le député socialiste suisse Andreas Gross. HES souhaite que l’égalité des droits sorte victorieuse de ce débat, qui oppose les progressistes aux familles politiques les plus conservatrices d’Europe. La recommandation adoptée mercredi est un encouragement adressé aux militants baltes qui organisent la Baltic Pride, manifestation pour la défense des droits des personnes LGBT, les 7 et 8 mai prochains à Vilnius (Lituanie). Plus encore, elle offre des arguments sans précédent aux militants de pays non membres de l’Union européenne, dont les gouvernements n’avaient jusque là jamais reconnu de droits aux personnes LGBT, et où l’organisation d’une telle manifestation est encore impossible. HES observe que neuf Etats membres reconnaissent l’homoparentalité en autorisant l’adoption, conjointe ou de l’enfant du partenaire (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Islande, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède). Cinq – bientôt six – Etats membres autorisent le mariage entre personnes de même sexe (Belgique, Espagne, Norvège, Pays-Bas, Suède, et bientôt Portugal). Le refus systématique opposé par la droite aux propositions de loi déposées par la gauche pour ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe est responsable du retard français. ***
Merci aux camarades de Boston d’avoir relayé ceci via leur site.
Pour la Grèce, les socialistes européens plus solidaires que jamais
Dès l’ouverture du Conseil Européen, Merkel et Sarkozy annoncent s’être entendus sur l’aide à apporter à la Grèce. On retiendra que Mme Merkel a déployé des talents de démagogie rares pour sauver une CDU en mauvaise postures dans des élections régionales à venir. Une posture qui fait un mal considérable et peut-être durable aux Grecs qui tentent de relever la tête alors que les mots ne sont pas assez dur en Allemagne pour condamner des gens qui ne sont en rien responsables des problèmes qu’ils subissent. De son côté, la famille sociale-démocrate européenne se serre les coudes.
Le Parti socialiste européen plaide pour des prêts en faveur de la Grèce
LEMONDE.FR avec AFP | 25.03.10 | 17h22
Le Parti socialiste européen (PSE) s’est réuni, jeudi 25 mars, avec le premier ministre grec Georges Papandréou. Le PSE veut convaincre les dirigeants de l’Union européenne d’étendre aux pays de la zone euro la possibilité d’obtenir des prêts européens, ce qui est impossible aujourd’hui. "Nous avons une solution très concrète que nous allons proposer ce soir" au sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, a annoncé le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen. "Il y a quelques années, la Commission européenne avait fait des prêts avantageux, évitant des taux élevés liés à la spéculation, à plusieurs pays en dehors de la zone euro, dont la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie", a expliqué M. Rasmussen, s’exprimant devant la presse aux côtés du premier ministre grec. "Ce que nous proposons aujourd’hui est de changer la réglementation sur cette facilité communautaire destinée aux pays hors zone euro afin qu’elle couvre aussi les pays membres de la zone euro", a-t-il spécifié. "En pratique, cela veut dire que la Commission aura la possibilité d’utiliser sa capacité à faire des prêts sur le marché pour des pays comme la Grèce ou d’autres", et"je peux dire aux contribuables allemand que cela ne leur coûtera pas un euro", a ajouté M. Rasmussen.
Mon Corps, Mes Droits: pour une santé maternelle universelle – Journée internationale de la Femme
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Mon Corps, Mes Droits :
Toutes ensemble pour une santé maternelle universelle
En vue de la Journée internationale de la Femme en 2010, le PSE Femmes lance une campagne sous le slogan « Mon corps, mes droits ». Le PSE Femmes entend ainsi centrer sa campagne sur le thème plus général de la santé et des droits génésiques et sexuels des femmes. « Mon corps, mes droits » est une campagne qui s’étend sur un an et qui est axée sur trois piliers : la défense du droit universel à la santé maternelle, la lutte contre la violence envers les femmes et la Journée mondiale contre le SIDA.
La Journée internationale de la Femme se déroule cette année alors que se réunit la Commission de l’ONU pour la condition de la Femme, qui commémorera le 15ème anniversaire du programme d’action de Beijing. L’objectif du programme d’action était de créer une plateforme pour la promotion des droits des femmes avec des objectifs spécifiques dans les différents domaines politiques. Pourtant, quinze après son lancement, le programme d’action est loin d’avoir atteint ses objectifs, tant en Europe que dans le reste du monde, en particulier en ce qui concerne les droits génésiques et sexuels des femmes. Nous constatons même une régression en la matière. Malgré les efforts supplémentaires consentis dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui contribuent directement à améliorer les droits des femmes et à renforcer l’égalité des sexes, y compris la santé maternelle, il semble que nos objectifs ne seront pas atteints à l’horizon 2015. Par conséquent, le PSE Femmes a décidé d’ouvrir sa campagne « Mon corps, mes droits » en lançant un appel particulier afin de garantir l’universalité de la santé maternelle.
A lire: la déclaration appelant les gouvernements à réitérer leur engagement envers la santé maternelle afin de garantir un renforcement des capacités des femmes dans le domaine de la santé, de leurs droits sexuels, socioéconomiques et financier.
Pour en savoir plus: www.pes.org
Pourquoi il faut revenir aux valeurs fondamentales

Pour pousser la réflexion à l’extrême, ne faut-il pas repenser nos systèmes en fonction des valeurs fondamentales, y compris celle du partage ? Est-il moral de s’enrichir en quelques instants pour des montants supérieurs aux salaires cumulés annuels de familles entières ?
Ainsi que je l’ai mentioné à Christophe Borgel (Secrétaire National du PS en charge des élections), nous pourrions nous inspirer, à titre de grille de lecture, du rapport rédigé par Hervé Mariton en juillet 2009 à la demande de Jean-François Copé et intitulé 

