sur le vif

Un dimanche au bord de l’eau

Les villages du nord de la vallée du Rhône conservent une tradition qui est celle des joutes sur l’eau. La « classe » du village, c’est-à-dire les jeunes qui ont 18ans dans l’année, organisent le tournoi qui se termine par un bal le soir. Ils confectionnent des brioches qu’ils vendent pour financer leur fête. Pendant la journée, garçons et filles se succèdent sur les bateaux et essaient de faire tomber leurs copains à l’eau à l’aide du perche. Un petit orchestre, composé essentiellement d’instruments à vent et de tambours, joue le morceau approprié à chaque « passe ». 

Il fait très doux sous les peupliers mi-août On se rafraichit avec quelques verres de bière, on rencontre les cousins et d’anciens voisins perdus de vue, on discute de tout , de rien…

Le temps a soudain une autre épaisseur. Il ne compte plus.

Retrouver la France qu’on aime

Beaucoup de lecture dernièrement. La campagne est bel et bien lancée. Il me semble que l’élection qui se prépare va au-delà du clivage gauche/ droite pour se recentrer sur la France dont on a envie et non celle qui est imposée par la volonté d’un homme et sa vision du monde. Cet article reprend un fait largement commenté, qu’il me semble pertinent de souligner. 

 

Chirac/Hollande : l’authentiquement français contre Sarkozy ?

La séquence corrézienne Chirac/Hollande, réunion de famille provinciale qui vire à l’anti-Sarkozy donne le ton de la campagne 2012. Explications. A lire ici: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/2294;chirac-hollande-l-authentiquement-francais-contre-sarkozy.html

 

Sexisme: ils se lâchent, les femmes trinquent

 

Je soutiens l’Appel de Osez le Féminisme, la Barbe et Paroles de Femmes "Sexisme: ils se lâchent, les femmes trinquent".

Je comprends les camarades qui éprouvent de la peine, mais le sort de la jeune femme qui a porté plainte doit aussi nous émouvoir.  

 

Eliminer l’inégalité entre les sexes: des pistes à méditer

Ces quelques articles ont retenu mon attention ce matin. A noter la publication du rapport annuel sur l’égalité entre les sexes, que je vous recommande de consulter si vous en avez le temps (c’est un gros mais riche document).

Egalité des sexes : l’Europe du Nord montre la voie

LEMONDE.FR | 12.10.10 | 10h40 • Mis à jour le 12.10.10 | 12h00 La parité entre hommes et femmes, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la mettent en œuvre. Dans son rapport annuel sur l’inégalité entre les sexes publié ce matin, le Forum économique mondial place l’Islande, la Norvège, la Finlande et la Suède aux quatre premières places d’un classement comprenant 134 pays. "Les pays nordiques continuent de montrer la voie à suivre pour éliminer l’inégalité entre les sexes", affirme Klaus Schwab, le président du Forum économique mondial.

En queue de peloton, se trouvent le Pakistan (132e), le Tchad (133e) et le Yémen (134e).

La France se trouve à la 46e place, derrière la Fédération de Russie, et a perdu 28 places à cause de Nicolas Sarkozy. La raison de cette dégringolade ? Le remaniement gouvernemental du 23 juin 2009, qui a vu le départ de Rachida Dati, Christine Boutin et Christine Albanel. Le rapport constate qu’elles sont en revanche un peu plus représentées dans les instances législatives. Dans le monde du travail, les disparités restent flagrantes. Les chiffres rassemblés par le Forum, qui proviennent de sources telles que le Programme des Nations unies pour le développement, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation internationale du travail (OIT), confirment que la France est encore à la traîne, notamment en termes d’écarts salariaux, la France se plaçant à la 127e place… Hormis la politique et l’économie, la France reste bien classée dans les domaines de l’éducation et de la santé. Les femmes ont ainsi autant de chances de suivre les mêmes études que les hommes et leur espérance de vie est au moins aussi importante.

 

Pour réfléchir:

"Les femmes ne doivent pas imiter les hommes", par la ministre Christine Lagarde

La discrimination n’explique pas toujours les retards en termes de parité, un chat sur LeMonde.fr

The Global Gender Gap Report 2010

De l’orage dans l’Eire

 Crise immobilière, financière et politique… L’Irlande a tiré un trait sur ses années de croissance et se débat avec un déficit hallucinant et des plans de rigueur à répétition. Par CHRISTIAN LOSSON (envoyé spécial à Dublin)

C’est une fin de rêve de martingale, un miroir aux alouettes brisé. «L’économie irlandaise a longtemps été le poster d’enfant du libre marché globalisé ; une sorte de fable morale avec un happy end pour ceux qui auraient bien appris les leçons du capitalisme. Le prix à payer pour une telle illusion sera terrible.» Ce prix, Fintan O’Toole, en a une idée assez précise. Chroniqueur et historien, il a écrit le pamphlet le plus fin sur la crise. Ship of Fools («le navire des fous»). «Il suffit, dit-il, de passer en revue le flot d’infos depuis une semaine.» Un sauvetage des banques, jusqu’à 50 milliards d’euros, et un déficit budgétaire hallucinant : 32%. Une nouvelle récession annoncée, après une année 2009 déjà apocalyptique (- 7,1% de croissance). Un cinquième plan de rigueur budgétaire (4,5 milliards à trouver) à l’étude pour décembre et un chômage qui a triplé, et frole les 14%. Une agence de notation qui dégrade la capacité d’emprunt du pays…«Chaque jour, c’est une mauvaise nouvelle. Puis une nouvelle encore pire le lendemain, résume Jimmy Kelly, secrétaire général du syndicat Unite. Mais le pire n’est jamais sûr. Ou plutôt si : il est devant nous.»

Comment l’Irlande, ex-championne d’Europe de la richesse par habitant, en est arrivée là ? «Le modèle de développement irlandais nous a conduits dans le mur, souffle Fintan O’Toole. Parce qu’il est le fruit vénéneux, mélange d’un cocktail létal d’une idéologie libérale sans frein et sans vergogne, et d’un héritage irlandais d’une élite multipliant la collusion, le copinage et la complaisance.» Tournée, donc, la page du pays capable de doubler le nombre de ses chevaux de courses et de ses exportations en cinq ans. Zappées les fiestas des magnats de la construction sur des yachts d’Onassis, ou l’achat pour 379 millions d’euros d’un terrain à Ballsbrige, quartier hype, qui en vaut aujourd’hui dix fois moins. Oubliée la fierté retrouvée d’un pays en marge de l’Europe devenu – grâce aussi aux 10 milliards de fonds de Bruxelles – numéro 1 des exportations de logiciels avant que les multinationales, comme Dell, ne fuient.

 

«On s’est vu trop beaux». «Le pays a connu deux booms, résume Fintan O’Toole.A partir de 1994, un impôt sur les sociétés de 12,5% a attiré 40% des investissements américains en Europe.» Le vent de dérégulation a aimanté les multinationales. Le cash a afflué. Avec le krach de la bulle Internet, Dublin a voulu trouver un autre levier, un relais de croissance. «Les taux d’intérêts bas de la Banque centrale européenne ont alors permis un déluge de prêts, notamment immobiliers.» Mais la crise planétaire a frappé le pays de plein fouet en 2007. La bulle immobilière a éclaté ; les ressources fiscales ont plongé de 37%. Il a fallu sauver des banques (Libération du 1er octobre), dont le symbole honni : l’Anglo Irish Bank, dont le nouveau siège, squelette de béton figé par l’arrêt des travaux, hante les rives de la Liffey, au sud de Dublin…

 

«L’Irlande se retrouve face à la plus grave crise de son histoire ! estime ainsi Jimmy Kelly. La rigueur à coups de marteau, les coupes hallucinantes dans le secteur public ne feront qu’aggraver la crise et la récession. Les gens, tétanisés, vont geler leurs dépenses. La récession sera encore plus virulente.» Sans parler d’un dogme, que le gouvernement veut toujours intouchable : le bouclier fiscal made in Ireland.«De l’hystérie : le Premier ministre ne veut pas rompre avec la politique qui nous a conduits dans le gouffre», enrage Jimmy Kelly. «Comment peut-on, dans ces conditions, croire que l’on va passer d’un déficit budgétaire de 32% en 2010 à 3% en 2012, s’interroge, un brin incrédule, John O’Hagan, économiste au Trinity College. Certes, l’Irlande a engrangé des infrastructures, développé une main-d’œuvre qualifiée, mais le cartel feutré au pouvoir semble désemparé pour trouver une autre voie de développement.»

Ironie de l’histoire, les sorties du gouvernement ont des allures de credo tchatcheriens : Tina («There is no alternative»). «Il n’y a pas d’alternative, tout le monde doit faire des sacrifices horribles», assure Brian Lenihan, ministre des Finances. «On s’est cru plus proche de Boston que de Berlin, sourit Eamon, un vidéaste. La classe moyenne a acheté des maisons, est partie en vacances, a payé son café 5 euros. On s’est vu beaux. Trop beaux.»Résultat, «le sauvetage des banques nous plonge tous dans la déprime : 11 000 euros de dette en plus par Irlandais, ça fait cher le mirage, non ?»

 

Visa en main. Le mirage s’évapore chaque jour. Les pancartes «à louer» balisent l’Irlande. Plus de 300 000 logements seraient vides ou à moitié vides. Jusqu’à 3 000 ghost estates, des lotissements fantômes. Comme à Clongriffin, aux portes de Dublin. «Bienvenue dans le nouveau City Center», vante une pancarte. Un centre-ville, ça ? Un centre vide. Peuplé d’une poignée d’appartements comme habités par des zombies, dont les ombres se découpent. «On vit dans un cimetière immobilier, sourit Aider, 19 ans, étudiant en biologie. A part la gare, il n’y a rien. Pas de restaurants, pas de pharmacie, rien… Ces biens immobiliers sont maudits.» Des fantômes qui tiendront d’héritage-boulet du Tigre celtique. Les pots de peintures séchés immortalisent l’arrêt brutal des constructions. Si les Midlands, au cœur du pays, cristallisent ces subprimes à l’irlandaise, Dublin n’y échappe pas.«Après avoir connu une envolée digne d’un conte de fée pour promoteurs – 500% en dix ans -, les prix de l’immobilier ont chuté de 33% en trois ans,rappelle Fintan O’Toole. Le carrosse de Cendrillon a des allures de citrouille cabossée.» Un bureau sur cinq est désormais vide, record d’Europe. Et les affiches de location à 15 euros le mètre carré pullulent. Une honte, pour Richard Boyd Barrett, de l’organisation People Before Profits («le peuple avant les profits»). «60 000 familles vivent encore misérablement en attente de logements, déplore-t-il. Le pays n’a pas investi massivement dans des services publics – éducation ou santé. On vient de baisser de 20% les salaires des fonctionnaires. On ferme des lits dans les hôpitaux quand il faut huit mois pour avoir une visite chez un spécialiste.» Les transports ? «La mairie de Dublin vient ainsi de supprimer 200 bus sur 1 000. Et les premiers touchés, ceux qui paient la facture, sont les plus vieux et les plus démunis.»

Ils ne sont pas les seuls. «Les Européens sont partis, mais ça ne suffit pas, on expulse les Africains ; on a choisi de diviser la société plutôt que de s’attaquer à la finance, la racine du mal», s’indigne le député (Sinn Féin) Aengus O’Snodaigh, devant une manif au pied du Parlement contre le durcissement de la politique du droit d’asile. La plaie de l’émigration, qu’on pensait cautérisée après l’arrivée historique de migrants des années fastes, s’est rouverte. Béante. «40 000 Irlandais ont fui l’île l’an passé ; on parle de 100 000 cette année», rappelle O’Toole.Sur 4,5 millions d’habitants. Un peu comme si 1,5 million de Français quittaient l’Hexagone… «On est une génération perdue, la génération sacrifiée», lâche Connie, agrégée de lettres, visa pour l’Australie en main. Derrière la crise économique et financière, une autre crise se profile donc. Politique, démocratique.

Moins d’un Irlandais sur quatre soutient encore le pouvoir ultradominant du Fianna Fail. «L’ère du Tigre celtique a entraîné l’institutionnalisation de la déconnexion entre les citoyens et la vie démocratique. Les politiques et les hommes d’affaires baignent dans une inertie telle qu’elle ne peut conduire qu’à la banqueroute morale.» Fiach Mac Conghaile dirige l’Abbey Theater, cofondé par le poète et dramaturge William Butler Yeats. Il dit : «Notre chute résulte de l’absence de vision et de modèle de notre pays. Résultat, l’Irlande n’a plus été dirigée comme un pays, mais comme une entreprise. Les Irlandais ne se sont pas comportés comme des citoyens, mais des consommateurs.» Mac Conghaile s’agace et entend prendre sa part dans le réveil.«A l’inverse de la France, il n’y a jamais eu de débat de fond, en dehors du Parlement, sur le pacte social.» Même l’Eglise s’en indigne. L’évêque de Dublin, Diarmuid Martin, a ainsi résumé l’affaire lundi. Assimilant l’Irlande d’avant crise à une «tour de Babel»,«dominée par une cupidité intellectuelle», il a appelé à écouter les plus pauvres pour éviter de verser dans «une société tyrannique».

 

Culture de l’Impunité. Fiach Mac Conghaile ne verse pas dans le sermon. Il vient de monter John Gabriel Borkman, du Norvégien Ibsen. L’histoire d’un banquier véreux en quête d’une réhabilitation qui ne viendra jamais. Presque d’actualité, si ce n’est que l’Irlande pratique la culture de l’impunité avec un sens quasi inégalé. «Ici, les politiques et les hommes d’affaires prennent le pouvoir, mais pas le sens des responsabilités qui va avec.» En trois ans, seules deux personnes ont écopé d’une peine de prison.

Collusion, népotisme, passe-droit : une forme de trilogie maison, résume Elaine Byrne. Cette jeune politologue à Trinity University et auteure d’un livre à paraître sur l’histoire de la corruption, est plus prosaïque : «L’Irlande n’a jamais eu d’argent. Donc elle n’a pas su comment dépenser la manne.» Ou plutôt si, façon retour d’ascenseur : «Le parti au pouvoir a été financé pour un bon tiers par le secteur de l’immobilier.» Dans un pays où le renouvellement politique se fait de façon dynastique ( «Le Premier ministre ou le ministre des Finances sont des fils de politiques») et les salaires loin des compétences («Bertie Ahern, ex-Premier ministre, fut le mieux payé des chefs d’Etat du monde entier»), difficile de porter une nouvelle génération au pouvoir.

Dans les pubs, on parle, comme Tim, chauffeur-livreur, «de ressortir les guillotines pour couper des têtes politico-financières». Mais dans la rue, les micromanifs démontrent un stoïcisme très pénitence. Tétanisés, les Irlandais se révoltent en silence. Pour l’instant. Elaine Byrne dit ceci : «Les économistes passent leur temps à se demander si le verre est à moitié plein ou à moitié vide. Or, il est cassé. Il faut en trouver un autre. Et refonder une démocratie qui soit enfin, inclusive.» Sinon, la colère pourrait bien déborder de Facebook et du courrier des lecteurs. «La psyché de revanche des Irlandais a généré une fascination pour l’argent et une euphorie délirante, dit Fintan O’Toole. L’histoire est finie.» Comment en réécrire une nouvelle qui ne finisse pas tel un trash movie de série Z économique ? 

 

 

Cet article paru sur le site de Libération résume bien notre situation actuelle. 

Du jour où je ne serai plus indignée…

Le blog est de retour après une courte interruption due à un problème technique. Je n’ai pas arrêté de travailler pour autant et vous ferai part de mes réflexions de ces derniers jours dans plusieurs billets à suivre. En attendant je souhaite partager avec vous une citation, transmise par Valérie de la section de Madrid, en rapport avec l’actualité du gouvernement qui décidément semble prêt à tout pour séduire un électorat qui n’écoute que ses plus bas instincts.

Certaines couches de la société n’évoluent guère malgré le temps qui passe. Notre président, qui entend bien jouer sur l’émotionnel, se sert de la peur pour divertir et attirer l’attention loin des scandales divers et des réformes qu’il fait passer par la force. Vue de l’étranger l’image de la France est ternie. Tout ce qui faisait d’elle une terre d’accueil est effacé d’un revers « de discours ». Pour nous, Français de l’étranger, immigrés dans nos pays d’accueil respectifs il est difficile de reconnaitre notre terre d’attache.

Gustave Flaubert à George Sand, le 12 juin 1867

«Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.»

Volume 3 de la Correspondance, Pléiade, p 653-654.

Photo Vincent van Gogh, Les roulottes, campement des bohémiens, Arles 1888

Contre la politique du pilori: je signe!

Je viens de signer l’Appel citoyen "Contre la politique du pilori" et vous invite à le faire également: //nonalapolitiquedupilori.org

A signaler le rassemblement du 4 septembre pour manifester notre attachement aux fondements de notre République, meurtrie par une politique gouvernementale abjecte.

 

L’Europe se mobilise également. Le réseau européen contre le racisme (ENAR) organise samedi à 14h des rassemblements un peu partout, en écho aux manifestations qui ont lieu dans toute la France contre la politique xénophobe du gouvernement Sarkozy. Plus d’infos: http://www.enar-eu.org/Page_Generale.asp?DocID=25135&langue=FR

 

A lire et diffuser, le communiqué du PSE qui prend évidemment part à cette action: La question des Roms ou le populisme abject du gouvernement français. De nombreux Militans du PSE seront dans la rue dans plusieurs capitales.

Pour une Taxe « Robin des Bois » sur les transactions financières

 

Je soutiens la pétition citoyenne adressée au G20 pour la mise en place d’une Taxe Robin des Bois : la taxation des transactions financières (TTF).

Cette initiative est en cohérence avec les demandes du PSE en faveur d’une taxation sur les transactions financières, et elle est soutenue par de nombreux partis socialistes européens, parmi lesquels le PS, le SPD et le SPÖ.

Une taxe, même à un taux très faible, sur les 6000 milliards de dollars qui s’échangent quotidiennement sur les marchés financiers, jouerait un rôle de responsabilisation et stabilisation des acteurs du système, dont la spéculation a provoqué les dégâts que l’on connaît.

Surtout, cet outil fiscal dégagerait chaque année des ressources considérables, permettant d’agir en réponse aux défis globaux du XXIe siècle : lutte contre la pauvreté, aide au développement, financement de l’adaptation pour les pays les plus vulnérables au changement climatique, lutte contre les pandémies …

Au sein des Etats de la zone Euro, alors que les plans de rigueur se succèdent, il est enfin temps de faire un pas vers la régulation financière, et de faire preuve solidarité.

Retrouvez cette initiative à l’adresse www.makefinancework.org/?lang=fr/

 

You have liked PIGS (Portugal, Ireland, Greece, Spain) you will love FUK them (France, UK).

 Vous avez spéculé contre …. . je vous laisse le soin de traduire le reste. On pourrait se lasser des nouvelles bancaires toutes plus effrayantes les unes que les autres. L’annonce d’un « fund raising » lancé par la Bank of Ireland, suivie de la vente de ses œuvres d’art montre que celle-ci a besoin de liquide. Elle semble prête à aller le chercher partout où elle peut en trouver. Le gouvernement irlandais, lui, va le chercher dans le service public, principalement dans l’éducation et la santé. Il est dommage que personne ne pense aux paradis fiscaux d’où des banques américaines, mais aussi européennes, spéculent contre l’euro grâce à des plates-formes électroniques qui échappent à tout contrôle des autorités de régulation. Ces institutions financières spéculent sur les dettes publiques qu’elles ont contribué à creuser des Etats qui viennent de les renflouer. A quand une descente à Gibraltar ou à Monaco ?

 

 Source Image

Tragédie en Pologne – Hommage aux disparus

C’est avec émotion que je souhaite évoquer la disparition prématurée de trois camarades polonais membres du SLD: Jerzy Szmajdzinski, candidat à l’élection présidentielle, Izabela Jaruga-Nowacka, Membre du Parlement, et Jolanta Szymanek-Deresz, Membre de la Présidence du PSE.

Tous trois faisaient partie de la délégation en route pour rendre hommage aux victimes de Katyn. La nouvelle de l’accident qui a coûté la vie à toute une partie du gouvernement polonais a quelque chose de surréaliste. Souhaitons bon courage aux polonais pour dépasser cet évènement extraordinaire. Les conséquences politiques seront immenses, mais pour l’heure il faut rendre hommage aux victimes, celles disparues tragiquement dans l’exercice de leur devoir politique, et les proches de victimes de Katyn.

 

Le site du parti socialiste polonais SLD

Vidéo: hommage aux camarades – You Tube

 

Image Warwas Voice Photo Gallery

Non au Vandalisme Financier: les banquiers voyous doivent réparer les dégâts.

Campagne du PSE pour une Taxe sur les Transactions Financières from PES_Party of European Socialists on Vimeo.

 

A voir aussi sur la chaîne PSE sur You Tube.

Et aussi: Les Européens pour la Réforme Financière 

 

 

Pour la Grèce, les socialistes européens plus solidaires que jamais

Dès l’ouverture du Conseil Européen, Merkel et Sarkozy annoncent s’être entendus sur l’aide à apporter à la Grèce. On retiendra que Mme Merkel a déployé des talents de démagogie rares pour sauver une CDU en mauvaise postures dans des élections régionales à venir. Une posture qui fait un mal considérable et peut-être durable aux Grecs qui tentent de relever la tête alors que les mots ne sont pas assez dur en Allemagne pour condamner des gens qui ne sont en rien responsables des problèmes qu’ils subissent. De son côté, la famille sociale-démocrate européenne se serre les coudes.

 

Le Parti socialiste européen plaide pour des prêts en faveur de la Grèce

LEMONDE.FR avec AFP | 25.03.10 | 17h22

Le Parti socialiste européen (PSE) s’est réuni, jeudi 25 mars, avec le premier ministre grec Georges Papandréou. Le PSE veut convaincre les dirigeants de l’Union européenne d’étendre aux pays de la zone euro la possibilité d’obtenir des prêts européens, ce qui est impossible aujourd’hui. "Nous avons une solution très concrète que nous allons proposer ce soir" au sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, a annoncé le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen. "Il y a quelques années, la Commission européenne avait fait des prêts avantageux, évitant des taux élevés liés à la spéculation, à plusieurs pays en dehors de la zone euro, dont la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie", a expliqué M. Rasmussen, s’exprimant devant la presse aux côtés du premier ministre grec. "Ce que nous proposons aujourd’hui est de changer la réglementation sur cette facilité communautaire destinée aux pays hors zone euro afin qu’elle couvre aussi les pays membres de la zone euro", a-t-il spécifié. "En pratique, cela veut dire que la Commission aura la possibilité d’utiliser sa capacité à faire des prêts sur le marché pour des pays comme la Grèce ou d’autres", et"je peux dire aux contribuables allemand que cela ne leur coûtera pas un euro", a ajouté M. Rasmussen.

Les enfants du Tigre celtique ne font plus la fête

L’année du Tigre chinois débute. Pendant ce temps le Tigre celtique reste résolument sonné par la crise économique et ne donne aucun signe de vie. 
Les statistiques font peur. 13000 chômeurs en plus pour le seul mois de janvier. Prés de 500 000 chômeurs pour 4 millions d’habitants. L’émigration des jeunes a repris avec un jeune sur trois de moins de 25 ans qui aujourd’hui touche le chômage. Les queues devant l’ANPE, image frappante des années 80, grandissent chaque semaine. Il est temps de reparler des citoyens qui paient cher les erreurs de quelques-uns. Le chômage est un de ces dégâts collatéraux.

 

Photo © Hélène Conway

 

L’Etat chasse la Justice

Je partage les objections au projet de réforme qui prévoit la suppression de la fonction de juge d’instruction. L’un deux me disait récemment que "quand l’Etat entre dans le prétoire la justice en sort". Ces juges là sont trop libres pour un président qui a besoin de tout contrôler.

Par contre je trouve plutôt affligeant le spectacle auquel se donnent nos représentants politiques. Je ne suis pas convaincue que nous puissions nous réjouir de voir des personnes en charge des plus hautes fonctions de l’Etat préférer passer devant les tribunaux que devant les électeurs. Le désarroi dans lequel se trouvent un grand nombre de jeunes, de personnes en fin de droit et une grande partie de nos compatriotes nécessite autre chose que des opérations de communication pour remonter dans les sondages. On ne soigne pas la souffrance sociale avec des statistiques. On n’efface pas non plus les problèmes en concentrant l’attention sur le futile et l’éphémère. Je me fais une autre idée de l’engagement politique.

Pétition de soutien pour Loubna Ahmed Al Hussein

 Je signe et vous invite à signer la pétition en ligne sur le site de 
 l’Association des femmes euro-méditerranéennes contre les intégrismes (A.f.e.m.c.i.)

    

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"Loubna Ahmed Al Hussien a été victime de cette humiliation, condamnée à 40 coups de fouet parce qu’elle a porté un pantalon jugé à leur yeux  un peu trop serré. D’autres femmes soudanaises vivent les mêmes injustices et les mêmes crimes comme l’excision et le mariage forcé. 
AFEMCI lance une pétition pour la protection des femmes soudanaises et condamne cette pratique machiste et barbare à l’égard des femmes ."

 

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Aucune ambition pour la culture française à l’étranger

J’avais donc raison de penser que cette réforme n’en est pas une si personne ne veut de cette agence. Je crains que les parlementaires ne la votent, faute d’autre solution présentée pour résoudre la crise profonde que connaît le réseau aujourd’hui. Cette crise est causée par un manque de moyens endémique et un désengagement progressif de l’Etat. Pourquoi est-ce que les Affaires étrangères ne seraient plus du ressort de l’Etat comme la santé et l’éducation? Il est naïf ou inconscient de croire qu’en pleine crise financière et économique nous pourrons faire appel aux entreprises et au prive en général. 

A lire dans Le Figaro aujourd’hui: 


Rufin renonce à la nouvelle diplomatie culturelle

Mohammed Aissaoui et Alain Barluet     

26/01/2010        

L’écrivain devait diriger une grande agence pour coordonner la culture française à l’étranger. 

Tout était prêt, ce devait être annoncé le jeudi 11 février : l’écrivain et ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, allait être le nouveau visage de la culture française à l’étranger. L’académicien devait diriger une grande agence chargée de coordonner et d’unifier la politique culturelle de la France dans le monde, sur le modèle de ce qui se fait en Allemagne avec l’Institut Goethe ou en Grande-Bretagne avec le British Council. Le nom de l’Institut Victor-Hugo a même été évoqué. 

D’après nos informations, Jean-Christophe Rufin, peu satisfait de la tournure que prenait l’agence, n’a pas souhaité donner suite. Question d’ambition : entre ce qu’on lui avait promis – une grande agence dotée de moyens -, et ce dont la réforme a accouché – la structure actuelle légèrement améliorée -, le fossé est grand. D’où, sans doute, son refus. Le retrait de ce « joker » très médiatique survient après un long débat au Quai d’Orsay : parti sur l’idée de changements en profondeur, Bernard Kouchner a été contraint au fil des mois de revoir son projet à la baisse devant les résistances internes, efficacement appuyées à l’Élysée. 

L’idée première, suggérée par le livre blanc des Affaires étrangères, en 2007, était d’inclure dans le périmètre de la nouvelle agence le bras armé de la diplomatie culturelle : un réseau unique au monde, présent dans 160 pays. Objectif de la réforme : dans un contexte de diète budgétaire, rendre cette agence plus efficace et plus souple dans sa gestion, en créant une entité autonome par rapport au pouvoir régalien. « On aurait alors un effet de levier permettant de nouer des partenariats avec les entreprises et les collectivités territoriales », note une source proche du dossier. Car le vrai problème demeure : l’extrême dispersion des forces et des intervenants. « Si tout le monde s’occupe de culture, personne ne s’en occupe » , regrette un diplomate. 

Kouchner tergiverse

Début 2009, un projet est remis à Bernard Kouchner par Olivier Poivre d’Arvor, le patron de l’actuel opérateur, CulturesFrance. Des oppositions s’expriment alors contre le « dépeçage » du ministère, notamment de la part d’ambassadeurs soucieux de garder la main sur le secteur culturel. 

Face à la pression, les annonces du ministre sont différées. Un groupe de réflexion est mis en place qui préconise, début juillet, le rattachement du réseau à la nouvelle Agence. En juin, Kouchner se rend à Dakar pour mettre sur les rangs son ami Rufin. Mais des caciques du ministère sonnent l’alarme jusqu’à la présidence de la République et, en quelques jours, font capoter la réforme. Le 17 juillet, devant les représentants du « réseau » culturel, Kouchner tergiverse. Durant l’été, il sollicite un autre avis, celui d’un magistrat de la Cour des comptes, Dominique de Combles de Nayves, qui conclut que le rattachement du réseau à l’Agence, quoique coûteux, n’est pas insurmontable et permettrait d’« afficher une ambition emblématique ». 

Entre-temps, un projet de loi a été déposé au Sénat. Examiné le mois prochain, il prévoit bien la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), d’une part, et, d’autre part, la fusion des services culturels des ambassades et des centres culturels. Mais l’éventuel rattachement de l’un à l’autre est renvoyé à trois ans – ce qui ressemble fort à un enterrement. « Pourquoi ferions-nous demain, ce que nous ne faisons pas aujourd’hui ? », s’interroge un diplomate qui ne cache pas sa déception.

 

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Le Changement c’est maintenant!

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