changement climatique

Pour un Grenelle de Gauche

                  Nous avons besoin d’un « Grenelle 3 » de gauche.

 

La croissance verte aurait dû être une chance pour la France depuis 3 ans. Le bilan n’est pas brillant. En recul sur de nombreux points par rapport au « Grenelle 1 », le texte du « Grenelle 2 » entérine le désengagement de Nicolas Sarkozy en matière d’environnement.

1. Recul sur l’énergie éolienne:

Au titre des énergies renouvelables, c’est surtout la filière éolienne qui reçoit un coup de frein. L’article 34 relatif aux implantations de champs éoliens finalement adopté prévoit les dispositions suivantes :

  • soumission des éoliennes au régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)
  • interdiction d’implanter des machines à moins de 500 mètres de toute habitation ou de zones destinées à l’habitation
  • la disposition prévoyant un seuil minimal de 15 MW pour tous les futurs champs a été abandonnée mais le nombre minimum de mâts à installer est maintenu à cinq (et les éoliennes – nouvelle génération- ont une puissance moyenne de 3 MW !)

Dans ces conditions, les acteurs de la filière clament qu’il sera impossible d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle 1 pour 2020 de 25 000 mégawatts de puissance et 50 000 emplois. C’est même, selon le Syndicat des Energies Renouvelables, les 10 000 emplois actuels de la filière qui sont menacés.

2. Recul sur la lutte contre les pesticides:

L’engagement initial du Grenelle de l’Environnement était de diviser par deux l’usage des pesticides en 10 ans. La France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 4ème au niveau mondial.

Les amendements introduits témoignent que le gouvernement a cédé aux lobbies agrochimiques. La santé et la préservation de l’environnement passent au second plan après les intérêts économiques des fabricants de pesticides :

  • un amendement assujettit « la restriction ou le retrait d’un pesticide à l’évaluation des effets socio-économiques » et non plus simplement sanitaires ou sociaux. Cela signifie qu’on ne pourra plus simplement retirer l’homologation d’un produit alors qu’on aura démontré sa dangerosité pour la santé et/ou l’environnement.
  • Un nouvel article autorise la publicité pour les pesticides

3. Recul sur les transports propres:

La mise en œuvre de la Taxe Poids Lourds votée dans le Grenelle 1 a été reportée d’ « au moins un an » :

Cette taxe devait s’appliquer aux 800 000 camions de plus de 3,5 tonnes qui circulent chaque année en France. Cela représente un manque à gagner de 1,25 milliards d’euros de recette fiscales.

Par ailleurs, en dehors du Grenelle 2, le gouvernement a annoncé l’autorisation de circulation de camions de 44 tonnes en France, suite aux pressions des lobbies de l’agriculture intensive.

4. Recul sur l’habitat écologique:

Les obligations de performance énergétique et d’isolation des bâtiments sont reportées.

Il faut souligner également le manque d’ambition de la future Réglementation Thermique 2012 pour les bâtiments neufs par rapport à ce qu’avaient souhaité les députés Bataille et Birraux dans leur rapport présenté en décembre dernier.

Ce document préconisait entre autres l’instauration d’une limite d’émission de CO2. Mais finalement aucune limite n’a été retenue, les émissions de CO2 des bâtiments neufs devant seulement être indiquées à compter de cette date.

5. Recul sur l’étiquetage écologique :

L’engagement de rendre obligatoire l’étiquetage écologique des produits, notamment leur bilan CO2, devient une simple « expérimentation ».

Nous sommes dans le court terme, la soumission aux pressions des lobbies dont on voit les conséquences aux Etats-Unis et, pendant ce temps, nous ne traitons pas le problème environnemental. Les forces de gauche doivent avancer sur tous les points nommés ci-dessus et montrer une forte ambition dans la mise en place d’un modèle qui nécessite l’égalité d’accès aux équipements et aux sources d’énergie renouvelables par l’introduction d’une fiscalité incitative et non punitive.

 

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L’environnement, l’affaire de tous.

Le Sommet de Copenhague a montré combien il est difficile de régler les questions de réchauffement climatique, et plus largement de protection de l’environnement, de développement social et écologique au niveau mondial. Ce n’est pas pour autant qu’il faut désespérer de pouvoir agir pour ces problématiques qui nous sont chères et de baisser les bras. De nombreuses initiatives sont possibles à tous les niveaux, tant communautaire que national, régional ou local et nous devons continuer à nous battre. En réponse à mon invitation Brice Lalonde a accepté de venir parler à l’Institut des Affaires européennes et internationales à Dublin le 18 février prochain (www.iiea.com). Le thème de sa conférence est « The Future Direction of International Climate Change negociation Post-Copenhagen ». La verte Irlande a bien l’intention de le rester. Une réflexion au niveau national est engagée à la fois sur la protection de l’environnement et sur la croissance verte qui pourrait sauver l’économie très touchée par la crise. Afin d’aider ce « Grenelle » irlandais de nombreuses conférences sont prévues en 2010 ainsi qu’une recherche sur les bonnes pratiques dans le monde. Souvent il suffit de regarder près de chez soi pour les trouver.

L’Union européenne propose plusieurs engagements ambitieux en matière de réduction des émissions globales, de « transport vert », de consommation et de production durables… À titre d’exemple, malgré l’échec de Copenhague, l’Union s’est engagée unilatéralement pour 2020 à réduire ses émissions globales de 20 % par rapport aux niveaux de 1990. L’environnement c’est avant tout un engagement de tous les jours. De nombreuses initiatives locales existent. La Région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, a une « énergie d’avance » comme le déclare sa profession de foi pour la régionale. Soutien à la production de voitures électriques, développement de l’agriculture biologique et interdiction des OGM, mesures à l’encontre des pesticides, plan d’énergie solaire s’appuyant sur la filière photovoltaïque… Les exemples sont nombreux et ils touchent tant à l’industrie qu’à l’agriculture, la recherche, l’énergie, l’éducation avec l’inauguration du lycée Kyoto à Poitiers, « premier lycée d’Europe 100 % énergies propres »… Ce qui montre encore une fois comment la protection de l’environnement est une donnée essentielle à encrer dans l’éducation de nos enfants, ces citoyens en devenir. De plus, ces initiatives régionales sont effectivement créatrices d’emploi. Plus de 15 000 emplois dans le pôle des éco-industries ont été créés dans cette région ces dernières années.

Il n’y a pas une bonne échelle à la protection de l’environnement. Et l’enjeu est trop important pour que nous nous passions tous la balle pour savoir qui est le plus à même d’agir. Nous le sommes tous, chacun à notre mesure. Les initiatives et les succès sont suffisamment nombreux pour qu’ils soient partagés et imités. 

 

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L’environnement et nous

Depuis le 7 décembre se tient le Sommet de Copenhague sur le climat. Dans quelques heures tout sera fini et tous les Grands de ce monde y seront venus. Cela pourrait être de bon augure car on imagine mal qu’ils veuillent rentrer chez eux bredouilles face à des opinions publiques de plus en plus pressantes. Mais comme la résolution des problèmes climatiques semble passer essentiellement par des questions financières les blocages sont nombreux et l’espoir d’un accord diminue chaque jour. Voilà pourtant une nouvelle occasion de réunir la communauté internationale autour de la question du changement climatique. Une nouvelle occasion aussi de nous rappeler combien l’environnement et le développement durable nous concernent tous… Il en va de notre présent, de notre futur et de celui de nos enfants.

Il est dommage que le sujet ait été autant « négligé » par l’ensemble des partis politiques jusqu’à ces dernières années, à tel point qu’il en était devenu l’exclusivité des Verts. Cela ne peut plus être le cas. L’environnement appartient à tous, car il appartient à tous la responsabilité d’un juste développement écologique et social. La protection de l’environnement ne peut être pensée sans une dimension sociale, inhérente à la place de l’homme dans la société. Le Parti Socialiste l’a compris. L’environnement est indissociable du social.

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Copenhague ou le compte à rebours pour la mobilisation écologique

Le 7 décembre s’est ouvert à Copenhague le sommet sur le changement climatique qui déterminera notre qualité de vie pour les décennies à venir. Cent quatre vingt dix pays parleront de l’avenir de la planète pendant deux semaines. On a assisté jusqu’ici à un jeu entre les pays riches et les pays pauvres, qui les accusent de mégoter sur le financement de la lutte contre le changement climatique. Ceux-ci répondent en demandant qu’ils soient imités dans leurs efforts de limitation d’émission de gaz à effet de serre. Nous vivons un tournant historique. Nous sommes devant quelque chose de plus important que le simple militantisme. Nous sommes face à une attitude citoyenne qui nous demande d’anticiper l’avenir avec une connotation éthique.

Il y a deux façons pour se mobiliser pour la cause écologique, celle du cœur et celle de la raison. La disparition accélérée des espèces de notre faune et de notre flore ne peut nous laisser indifférents.

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Le climat est notre affaire

Le réchauffement climatique n’est pas qu’un enjeu de survie et d’avenir de la terre. Enjeu économique et social il nous touche toutes et tous. Nous devons réfléchir non pas en terme d’impact à court terme sur notre bien-être mais de notre avenir et celui de nos enfants. Et agir, dans notre quotidien et au niveau politique.

EurActiv permet suivre la politique européenne en matière de changement climatique.

Il faut mentionner l’initiative Spring Alliance menée par plusieurs syndicats et ONG européens qui souhaitent s’organiser pour faire pression sur la Commission Européenne. A suivre.

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Le Changement c’est maintenant!

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