Articles avec le tag ‘Démocratie’

La gestion de la crise par les Etats, leçons à tirer du passé et initiatives pour le futur. Partie 3: Problématiques pour l’avenir

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Problématiques à prendre en compte pour l’avenir


A)      a) Positif

 Les fondamentaux de la croissance mondiale demeurent. L’émergence de deux milliards d’individus et des nouvelles technologies.

 Les crises ont, semblent-ils, eu un effet favorable sur le référendum sur Lisbonne et donc pour l’Etat en tant que Gouvernement qui le soutenait. Un renforcement du sentiment européen s’est fait sentir. Changement dans l’échelle des valeurs et leur priorités où le collectif, le besoin de solidarité reviennent en force. 

Les crises auront permis, une fois sortie de la récession, de faire regagner à l’Irlande une certaine compétitivité (baisse des salaires, de l’immobilier, de coût de la vie en général) et donc de la rendre plus attractive aux investissements étrangers, base de la stratégie économique depuis 20 ans. 

Les crises auront également permis de renforcer la coopération inter-étatique (lutte contre les paradis fiscaux, renforcement du rôle de régulation de Bruxelles), parfois même contre l’avis de certains Etats ultra libéraux en la matière, notamment la Grande Bretagne et certainement l’Irlande.

 

A)     b) Négatif

La nouvelle criminalité mondialisée est le premier ennemi de la démocratie. Elle est multiforme et elle s’insère dans les réseaux internationaux. Elle est basée sur le trafic de drogue et le trafic humain. L’argent sale représenterait jusqu’à un tiers des transactions internationales. Les démocraties se révèlent démunies face à ces nouvelles mafias.

 Les deux types de crises ont énormément déstabilisées certains Etats (Etat au sens du pays), notamment avec un recul pour l’Irlande du PIB de -2,5% en 2008 ; -7,5% en 2009 et probablement -3% en 2010, mais aussi éprouvé son système financier, partiellement nationalisé et sous perfusion. 

 

 

L’Etat chasse la Justice

Je partage les objections au projet de réforme qui prévoit la suppression de la fonction de juge d’instruction. L’un deux me disait récemment que "quand l’Etat entre dans le prétoire la justice en sort". Ces juges là sont trop libres pour un président qui a besoin de tout contrôler.

Par contre je trouve plutôt affligeant le spectacle auquel se donnent nos représentants politiques. Je ne suis pas convaincue que nous puissions nous réjouir de voir des personnes en charge des plus hautes fonctions de l’Etat préférer passer devant les tribunaux que devant les électeurs. Le désarroi dans lequel se trouvent un grand nombre de jeunes, de personnes en fin de droit et une grande partie de nos compatriotes nécessite autre chose que des opérations de communication pour remonter dans les sondages. On ne soigne pas la souffrance sociale avec des statistiques. On n’efface pas non plus les problèmes en concentrant l’attention sur le futile et l’éphémère. Je me fais une autre idée de l’engagement politique.

Pétition de soutien pour Loubna Ahmed Al Hussein

 Je signe et vous invite à signer la pétition en ligne sur le site de 
 l’Association des femmes euro-méditerranéennes contre les intégrismes (A.f.e.m.c.i.)

    

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"Loubna Ahmed Al Hussien a été victime de cette humiliation, condamnée à 40 coups de fouet parce qu’elle a porté un pantalon jugé à leur yeux  un peu trop serré. D’autres femmes soudanaises vivent les mêmes injustices et les mêmes crimes comme l’excision et le mariage forcé. 
AFEMCI lance une pétition pour la protection des femmes soudanaises et condamne cette pratique machiste et barbare à l’égard des femmes ."

 

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Un jour de fête

J’ai été émue comme la plupart des gens qui ont regardé les images en direct de Berlin sur leur poste de télévision. Avant cela je suis allée boire un verre avec nos amis allemands du Goethe. J’ai partagé leur sentiment de bonheur, pas seulement à cause de la réunification de leur pays mais parce que 1989 a marqué le commencement d’une ère où les peuples décidaient de vivre en paix. 1989 marquait également la fin de la guerre froide qui avait vu la naissance d’une course folle à l’armement. Nous parlons aujourd’hui de l’abolition des armes nucléaires. La fin aussi de la menace permanente et de la peur de l’autre qui se cache de l’autre côté du mur. Des murs il en reste comme à Belfast. Il sépare deux communautés qui n’ont pas encore appris à vivre ensemble. On en construit encore entre les Etats-Unis et le Mexique et Israël et la Palestine. Cependant en Europe il est impensable aujourd’hui que des peuples se battent pour changer le cours d’une frontière. La chute du mur de Berlin devait entrainer le monde vers la liberté politique totale. Ses défenseurs ont gagné mais ont entrainé avec eux l’économie de marché. La prospérité n’a pas produit plus de liberté puisque nous assistons aujourd’hui au triomphe d’un capitalisme autoritaire, sans foi ni loi que les Etats ont du mal à contrôler. La criminalité mondialisée est l’autre revers de la médaille. Les démocraties se révèlent démunies face aux réseaux mafieux qui génèrent près d’un tiers des transactions internationales. Les inégalités s’accroissent. L’individualisme, la concurrenc e et le court terme ne peuvent s’appliquer aux biens collectifs comme l’éducation, la culture et la santé.

Ai-je le vin triste ? Doit-on regretter les temps passés d’avant les bonus, les stock-options, les parachutes dorés ou doit-on simplement changer de système ? Je crois que la démocratie est un combat de tous les jours.

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Conflit en Afghanistan

Il est temps de nous poser les questions essentielles qui sont au cœur de notre politique internationale.

Avons-nous pour vocation de jouer les gendarmes du monde et suivre ainsi la volonté de l’Administration Bush d’intervenir là où il lui semblait utile de rétablir l’ordre tel qu’elle le concevait?

D’autre part, on imagine facilement que tant que les Américains fourniront plus de 70% des hommes et du matériel engagés dans un conflit armé ils ne donneront guère l’occasion à d’autres de leur dicter la marche à suivre. Je crains que notre influence ne se borne au conseil.

Enfin, il est de plus en plus clair que les opinions occidentales auxquelles on a fait croire que les guerres modernes étaient rapides – voire la guerre au Koweit – et à la mortalité réduite – sans dommages collatéraux – ne sont pas prêtes à assumer une guerre de 10 à 20 ans en Afghanistan. Les cercueils de jeunes soldats rapatriés régulièrement sur le sol anglais et américain commencent à marquer les esprits d’un public de plus en plus hostile à cette guerre. La menace terroriste ne suffit plus à justifier l’engagement humain et financier. En plus de l’engagement humain l’engagement financier est de plus en plus lourd à supporter en ces temps de crise économique.

Ce conflit n’a pas de solution armée.

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L’homme doit seulement découvrir qu’il est solidaire de tout le reste.

Révérence à la Vie. 1999.
Théodore Monod

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