Français à l’Etranger

Conviée sur RTE au « Daily Show » pour parler élection sénatoriale

J’ai été invitée à participer à l’émission The Daily Show sur RTE le lundi 17 octobre.

Cette émission est diffusée chaque après-midi et traite de sujets plutôt légers, propices à la détente. C’est pourquoi l’entretien portait essentiellement sur "le retour du glamour en politique". On reproche souvent aux hommes et femmes politiques irlandais de ne pas être très attirants, de ne pas prendre soin de leur image, ce qui reflète pour certains un manque de professionnalisme de la classe politique irlandaise, et pour d’autres participe au manque d’intérêt des citoyens. J’ai expliqué qu’en France l’apparence compte moins que les idées, et qu’il m’a fallut batailler ferme pour me faire ma place dans un environnement dominé par les hommes, y compris dans ma commission au Sénat. 

Pour regarder l’émission je vous propose de cliquer ici. J’interviens au début. Il se peut que la vidéo ne soit pas disponible dans votre pays, je publie donc ces photos pour illustrer cet entretien. 

   

 

 

 

 

Des Primaires ouvertes et européennes

 

 

La section de Dublin a eu la chance de bénéficier de la générosité du parti irlandais pour installer un bureau de vote dans ses locaux pour les deux tour des Primaires du PS. Nous avons vécu un beau moment d’amitié et de coopération entre nos deux partis. Ce fut un bonheur de passer du temps avec nos amis du Labour Party, de discuter de l’élection présidentielle irlandaise, de la préparation de la notre, et de se conforter dans l’idée que nous regardons dans la même direction.

 

 

 

 

Je tiens à remercier tout particulièrement Ita McAuliffe, secrétaire générale du Labour Party, et Brian O’Connor, Sean Rooney et Desmond O’Toole pour leur aide précieuse. 

C’est une expression des liens qui existent entre nos deux partis, aussi dans le cadre du PSE, et qui ne peuvent que se renforcer avec le temps. 

 

 

 

 

Photos © Desmond O’Toole 

FRANÇAIS DE L’ETRANGER – Rencontre avec la sénatrice Hélène Conway-Mouret (Le Petit Journal)

Hélène Conway-Mouret a été élue dimanche 25 septembre sénatrice des Français établis hors de France sur la liste "La France est notre pays, le monde est notre avenir". Elle nous présente les priorités de son mandat 

Lepetitjournal.com : Vous venez d’être élue sénatrice des Français établis hors de France. Pouvez-vous rappeler votre parcours ? 
Résidant en Irlande, j’ai dirigé pendant quatorze ans le département des langues du Dublin Institut of Technology. Les questions de nationalité, d’éducation et de protection sociale m’ont fortement motivée à m’engager dans l’associatif citoyen puis en politique. Présidente de FDM-ADFE Irlande de 1997 à 2011, j’ai été vice-présidente du groupe FDM-ADFE de 2006 à 2009 à l’Assemblée des Français de l’Etranger. En 2010 je fus auditrice à l’IHEDN. Elue Sénatrice des Français établis hors de France le 25 septembre 2011, j’ai été nommée Secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat.

Quelles seront vos priorités au cours de ce mandat ?
Ma première priorité sera de placer les Français de l’Etranger au cœur de la collectivité nationale. Cela signifie que je veillerai à ce que la solidarité soit au centre de nos politiques publiques. Je souhaite également travailler à la promotion de la présence commerciale et industrielle dans le monde. Enfin je serai attentive à ce que les services consulaires retrouvent les moyens humains et financiers suffisants pour remplir pleinement leurs missions.

Que pensez-vous de la création récente d’un secrétariat d’Etat aux Français de l’Etranger ?

C’est une bonne chose. Je regrette cependant qu’il n’ait pas été créé pour les bonnes raisons. Celles qui ont prévalu sont malheureusement électoralistes. Je souhaite que ce secrétariat d’Etat soit pérennisé après 2012 : la communauté toujours grandissante des Français de l’Etranger mérite non seulement une représentation parlementaire mais aussi un interlocuteur privilégié au sein du gouvernement.

Quels sont les thèmes qui seront selon vous au cœur de la campagne des Français de l’étranger en 2012 ? 
La crise suscite une grande inquiétude chez les Français. Ils voient ce qui se passe dans leurs pays de résidence. Ils attendent une réponse forte de l’Union européenne, et de la France en particulier. Dans ce contexte l’action sociale doit être au cœur de la campagne des Français de l’Etranger, avec l’accès facilité à la santé (en particulier à la Caisse des Français de l’Etranger), à la recherche d’emploi, à l’éducation. Les services publics doivent être préservés.

Vous avez pris la décision de soutenir François Hollande pour  les Primaires Citoyennes organisées par le PS. Pouvez-vous nous expliquer votre choix ?
François Hollande a fait le pari de la jeunesse, et donc le pari de l’éducation, de la culture, de la formation et de l’emploi. Il a fait le pari de l’avenir. Il a pris l’engagement d’une réforme fiscale pour une société plus équitable en donnant à l’Etat les moyens de conduire une politique pour tous. Je souhaite promouvoir une société portée par des valeurs d’équité, de confiance, de rassemblement. François Hollande incarne ces valeurs et c’est le sens de mon engagement à ses côtés.
T. D. – (www.lepetitjournal.com) – Vendredi 7 Octobre 2011

 

A lire sur Le Petit Journal

 

La campagne permanente auprès des Français

Je fais le tour des grandes entreprises qui emploient des Français pour leur parler de leurs droits et devoirs. Ici la dernière réunion avec des Français travaillant à Google, dans leur locaux. L’élue locale garde ses habitudes d’aller à la rencontre des Français. La qualité des questions et la richesse des débats m’impressionnent toujours. 


Un beau 14 Juillet franco-irlandais

SE Emmanuelle d’Achon fait son discours

 

J’ai serré près de mille mains en 4 heures dans les jardins de la résidence de France pour un 14 juillet fort réussi. Beaucoup de membres de l’ADFE, du PS et du Labour pas encore partis en vacances étaient présents. Il y avait plus de 900 personnes avec nous et les gens étaient tellement contents de leur soirée dans les jardins de la résidence qu’ils sont restés jusqu’à 22h30. Nous avons passé une belle soirée.

 

Avec Joan Burton, Ministre de la Protection Sociale et Vice-Présidente du Irish Labour, Renaud Collet Fenetrier (Président ADFE Irlande), Henry Leperlier (Secrétaire Section PS Dublin), Conor Joseph Ryan (Irish Labour) et Desmond O’Toole (PES Activists Dublin).

 

 

Photos © Desmond O’Toole

 

 

Les irlandais au coeur de l’Alliance Française

Soirée du 26 mars où nous avons dit au revoir à Alan Dukes pour accueillir Pat Cox en tant que président de l’Alliance Française de Dublin. Le comité directeur a rendu hommage au travail d’Alan et à son engagement auprès de la France autour d’un diner fort sympathique. 

Photo 1: Hadrian Laroche (conseiller culturel), Claire Bourgeois (directrice de l’Alliance Française de Dublin). Photo 2: Pat Cox (ancien président du Parlement européen), Emmanuelle D’Achon (ambassadrice), Alan Dukes (ancien ministre des Finances). Photos © Hélène Conway

En mémoire des Français de l’étranger

 Commémoration pour les Français de l’etranger sous l’Arc de Triomphe le vendredi 11 mars 2011. Dépôt de gerbes par des étudiants américains en visite à Paris.

 

Les conseillers des Français de l’Etranger étaient représentés par de gauche à droite : Louis Sarrazin, Claude Chapat, Brigitte Saiz, Anne-Colette Lequet, Michel Chaussemy, Jean Nessins et Hélène Conway

 

 

« La France est notre pays, le monde est notre avenir »

 Chères et chers camarades,

Les huit candidats de la liste "La France est notre pays, le monde est notre avenir" ont franchi la dernière étape de la validation de la liste rassemblant les forces de gauche qui se présentera aux élections sénatoriales de septembre 2011. Après avoir été investie par le Parti socialiste et Europe Ecologie- Les Verts en décembre dernier il lui restait a solliciter l’ultime soutien du groupe FdM-ADFE. 

Tous les candidats se sont présentés devant le groupe qui s’est ensuite exprimé lors d’un vote a bulletin secret dimanche 6 mars. Nous avons obtenu le soutien de l’ensemble des Conseillers présents moins une abstention. 

Nous nous sommes fixés l’objectif de gagner 3 sièges. Nous espérons prouver par notre liste que l’unité à gauche est possible et qu’elle mène à la victoire. 



Amitiés socialistes,

Hélène Conway

Tête de liste sénatoriale

 

 

 

Nominations au CESE: le Président en campagne verrouille la République, bafouée par l’UMP

 Le Conseil des ministres du 27 octobre a procédé, sur proposition du Premier ministre, à la nomination des 40 personnalités qualifiées appelées à siéger au Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ces nominations ont été officialisées par un décret du 28 octobre (J.O., 29 oct. 2010).

Conformément à l’article 7 de la loi organique du 28 juin 2010 relative au CESE, le gouvernement devait désigner – sans consultation préalable de l’Assemblée des Français de l’étranger – un représentant des activités économiques françaises à l’étranger parmi les dix personnalités choisies en raison de leur expérience dans le domaine économique.

Force est de constater que les nominations auxquelles il a été procédé remettent en cause de manière inacceptable le pluralisme et l’indépendance de la troisième assemblée constitutionnelle de la République, elles ont été manifestement décidées sur des critères exclusivement politiques, et les personnalités nommées, quasi exclusivement toutes liées à l’UMP, ne semblent pas posséder pour nombre d’entre elles les compétences requises dans les champs sociaux, économiques ou écologiques que le CESE doit représenter.

Depuis 1984, les Français établis hors de France étaient représentés au CESE par deux conseillers nommés par décret pris sur le rapport du ministre des affaires étrangères après consultation de l’AFE.

Le gouvernement a injustement supprimé cette représentation en invoquant le fait que les Français établis hors de France disposent de leur propre assemblée, qu’ils sont représentés au Sénat et qu’ils seront prochainement représentés à l’Assemblée nationale. Il a cependant simultanément maintenu l’obligation pour le gouvernement de nommer des représentants des activités économiques à l’étranger.

Nous pensons qu’une erreur manifeste d’appréciation et une erreur de droit entachent  ce raisonnement :

L’argument suivant lequel les français établis hors de France seraient déjà représentés au Sénat et demain à l’Assemblée de telle sorte qu’ils pourraient être exclus du CESE est inopérant. C’est une obligation légale.

Dans la liste des 40 nommés, personne ne possède le profil de représentant des activités économiques à l’étranger, ce qui constitue une erreur manifeste d’appréciation de la part du gouvernement.


Motion proposée 

La FFE dénonce sur le fond et la forme ces nominations:

Nous sommes sincèrement attachés à une représentation au CESE qui soit conforme à l’expression de tous les Français établis hors de France dans leur diversité sociologique ;

Nous rappelons que  deux millions de compatriotes vivent à l’étranger en assurant à la Nation une influence vitale à l’international dans les domaines politiques, économiques, culturels et scientifiques ;

Nous ne pouvons nous résoudre à voir les français de l’étranger ainsi écartés d’une assemblée dans laquelle ils ont tant à apporter et à voir le CESE ainsi privé, de fait, d’une  partie de sa légitimité. 

 

Image AFP

Rapport Colot / Joissains: l’UMP flatte la volonté présidentielle au mépris de la réalité et de la démocratie

 Le rapport Colot / Joissains sur la Prise en Charge des frais de scolarité des lycéens du réseau AEFE a déjà fait couler beaucoup d’encre.  

Au-delà des détails techniques que notre critique ne peut se passer d’examiner, il existe pour moi, avant toute chose, un problème fondamental sur lequel nous devons nous arrêter : nous avons un président qui décide de tout et qui bafoue toutes les valeurs de la République dont fait partie le parlement et le rôle qu’il est censé jouer dans le processus démocratique.  

Il nous revient de commencer par dénoncer les nominations et les rapports partisans qui oublient de faire la lumière sur le réel pour satisfaire la volonté du président. Quand aucune critique n’est recevable et qu’aucune proposition n’est entendue en dehors de ce qui a été décidé par avance par ce même homme, n’avons-nous pas le devoir de le dénoncer ? L’opposition tout comme le peuple doit agir comme contre pouvoir quand il y a abus.  

Nous devons apporter des propositions concrètes et en premier lieu la principale que nous martelons depuis bien longtemps : il n’est pas acceptable qu’un enfant soit écarté du système scolaire pour des raisons financières. Nous devons continuer à défendre la nécessité de prendre en compte les critères socio-économiques pour aider ceux qui seraient exclus, mais aussi le fait que lorsqu’une mesure fait exploser le budget et renforce l’exclusion elle doit impérativement être revue. D’excellentes réactions on déjà été exprimées, il ne faut pas avoir peur d’aller au cœur du problème qui est à l’Elysée où se trouve aujourd’hui un candidat en campagne. La nôtre doit commencer aussi et ne pas attendre que le président du G20 accumule les bons points, avec son nouveau gouvernement qui fera du tout sécuritaire et qui passera à l’écoute du peuple maintenant que les réformes qu’il souhaitait sont votées.

Je vous joins ci-dessous le communiqué que j’ai fait parvenir à la FFE.

 

Rapport parlementaire Colot/Joissains sur la PEC.

La FFE dénonce le rapport sur la prise en charge des frais de scolarité des lycéens du réseau AEFE  des deux parlementaires UMP qui  est loin de la réalité vécue sur le terrain par les élus et les familles et qui défend une mesure destinée à satisfaire une clientèle électorale qui n’a rien de commun avec une mesure de justice sociale. Le rapport ne propose aucune solution à l’impasse budgétaire et préfère rejeter la faute de l’explosion du budget sur la gestion de l’AEFE. Aucune solution n’est apportée au développement du réseau et  la gestion de l’immobilier.

Ce rapport remet aussi en question le rôle des parlementaires qui devraient porter un  jugement impartial dans les missions qui leur sont confiées et non agir pour plaire au président de la République. Il est enfin un nouvel exemple de la présidentialisation des institutions et du déséquilibre des pouvoirs que nous contestons fermement.

 
Pour lire le communiqué des Sénateurs des Français du Monde


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A l’étranger aussi, nous sommes inquiets pour l’avenir des retraites en France !

  Le Parti Socialiste appelle à suspendre le débat sur les retraites au Sénat

 

A l’étranger aussi, nous sommes toujours plus nombreux à nous inquiéter pour l’avenir des retraites en France !

 

L’avenir des retraites concerne tous les Français, en France comme à l’étranger. En effet, selon la reconstitution de sa carrière, un Français établi à l’étranger peut dépendre du système français de retraites. La loi de finance de la sécurité sociale de 2010 prévoit que le prix du rachat des trimestres passés à l’étranger sera multiplié par 4 à compter du 1er janvier 2011. La retraite peut subir une décote de 20%, voire plus, si aucune action n’est entreprise individuellement avant le 31décembre 2011.

 

La situation des conjoints est encore plus grave : carrières interrompues, activité locale impossible et retraites tronquées. C’est le montant des pensions de réversion qui est en jeu.

 

Une autre réforme que celle de la droite, qui prenne en compte la situation de tous les Français, en France et à l’étranger, est possible.

 

La force et l’ampleur croissante de la mobilisation dans notre pays peuvent encore faire reculer le Gouvernement. C’est une nécessité: malgré quelques faux-semblants dans le débat au Sénat, la réforme Sarkozy-Woerth reste profondément injuste et ne règle rien. Elle ne garantit ni le financement du système par répartition ni le pouvoir d’achat des retraités.

 

Les mesures du Gouvernement vont :

·         Transformer les jeunes retraités en vieux chômeurs, en obligeant les seniors à cotiser plus longtemps et contraindre les femmes qui ont eu des carrières fractionnées à partir à 67 ans ;

·         Entraîner une baisse du niveau des pensions, comme après les précédentes réformes de la droite ;

·         Exclure la prise en compte de la pénibilité, qui ne saurait être confondue avec l’invalidité ;

·         Faire porter plus de 90 % des nouveaux efforts sur les seuls salariés et rien ou presque sur les revenus du capital ;

·         Piller le fonds de réserve des retraites pour maquiller les déficits en vue des échéances  2012 sans régler durablement la question du financement.

 

Le Parti Socialiste propose :

 

1.    Le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans, la protection pour les salariés ayant commencé à travailler le plus tôt et la liberté de choix pour tous ;

 

2.    Une juste prise en compte de la pénibilité, sur base de l’espérance de vie liée aux parcours professionnels ;

 

3.    Le financement des retraites du premier au dernier Euro par des efforts partagés : les revenus du capital et les banques doivent aussi contribuer à l’effort de solidarité ;

 

4.    La reconnaissance par des mesures démographiques de l’allongement de la durée de la vie ;

 

5.    Un fonds de réserve des retraites garanti pour amortir les chocs démographiques et économiques.

 

Mobilisons-nous pour une réforme juste, qui préserve nos retraites et celles de nos enfants !

 

Fédération des Français à l’Etranger : 00 33 1 45 56 77 82    

www.ffe-ps.org

 

Retrouvez toutes les propositions du PS sur les retraites à www.parti-socialiste.fr

 

 

Du jour où je ne serai plus indignée…

Le blog est de retour après une courte interruption due à un problème technique. Je n’ai pas arrêté de travailler pour autant et vous ferai part de mes réflexions de ces derniers jours dans plusieurs billets à suivre. En attendant je souhaite partager avec vous une citation, transmise par Valérie de la section de Madrid, en rapport avec l’actualité du gouvernement qui décidément semble prêt à tout pour séduire un électorat qui n’écoute que ses plus bas instincts.

Certaines couches de la société n’évoluent guère malgré le temps qui passe. Notre président, qui entend bien jouer sur l’émotionnel, se sert de la peur pour divertir et attirer l’attention loin des scandales divers et des réformes qu’il fait passer par la force. Vue de l’étranger l’image de la France est ternie. Tout ce qui faisait d’elle une terre d’accueil est effacé d’un revers « de discours ». Pour nous, Français de l’étranger, immigrés dans nos pays d’accueil respectifs il est difficile de reconnaitre notre terre d’attache.

Gustave Flaubert à George Sand, le 12 juin 1867

«Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.»

Volume 3 de la Correspondance, Pléiade, p 653-654.

Photo Vincent van Gogh, Les roulottes, campement des bohémiens, Arles 1888

Journées du Réseau français à l’étranger 2010

 Je vous fais ici un compte-rendu très succinct des Journées du Réseau français à l’étranger de Juillet 2010. 


Pierre Sellal, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et européennes a officiellement ouvert les journées. Il a déclaré que le réseau bénéficiait de moyens exceptionnels puisque les coupes budgétaires avaient affecté tous les ministères mais que les crédits des bourses n’avaient pas été affectés. Il s’est aussi félicité que pour la première fois une loi soit consacrée à l’action culturelle extérieure de la France. Il a rappelé que celle-ci restait de la compétence du MAE et donc de l’ambassadeur. Il a enfin souligné que la réforme, qui a trois ans pour être mise en place, passera par la concertation entre les différents ministères, un partenariat avec le monde de l’audio-visuel et la coordination avec l’Alliance Française.  
Dans les prochains mois un document cadre sera élaboré, les nouveaux EPIC seront opérationnels dès le 1er janvier 2011, les actions de formation seront amplifiés. Quinze débats-flash sont organisés. 


Ma réaction personnelle est que "le paraître" et l’auto-satisfaction évidente des responsables ne sont pas partagés par les près de 2200 participants dont l’inquiétude est grandissante chaque année. Cacher la nouvelle réduction de 10 pour cent qui frappe les postes par l’annonce du maintien de l’enveloppe des bourses (en omettant d’ajouter qu’elle n’est pas suffisante) est malhonnête. Parler de la mise en place d’une réforme dont personne ne connait aujourd’hui les véritables objectifs paraît déjà obsolète d’autant que le prochain ministre risque fort d’avoir sa propre feuille de route. Le gout amer décrit par nos sénateurs domine ces journées. 

 

Liens: 

Les Journées du réseau français dans le monde 2010 (19, 20 et 21 juillet 2010) sur www.diplomatie.gouv.fr 

Journées du Réseau culturel français à l’étranger 2010 sur le site de l’ADFE – Français du Monde

 

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Merci

 Je remercie de tout coeur celles et ceux qui m’ont apporté leur soutien pendant la campagne et qui ont ensuite exprimé leur confiance en m’accordant leurs votes le 24 juin. Une campagne demande beaucoup d’efforts et de travail. Elle force à aller chercher l’énergie que l’on croit ne plus avoir tout au fond de soi pour aller jusqu’au bout.

C’est aussi une incroyable expérience humaine. Elle permet de sceller de solides amitiés, de renforcer les liens et de découvrir parfois la vraie personnalité de certains. Sentiments de surprise, déception et satisfaction s’entrechoquent. Une multitude d’émotions s’opposent et se croisent en même temps.

C’est aussi un apprentissage qui demande une recherche accélérée et un approfondissement des dossiers. Le tout est un énorme enrichissement a tous les niveaux, avec l’envie encore plus forte de partager cette richesse. Enfin, il y a les mots d’encouragement et de felicitation qui font rire et pleurer tant ils sont forts.

Pour tout cela je veux simplement vous dire merci.

 

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Un dernier mot avant le vote

 Chère et cher camarade,

 

A quelques jours du scrutin des primaires sénatoriales, je souhaite compléter la présentation de ma candidature par quelques éléments qui vous permettront d’opérer votre choix. Je pense en particulier aux camarades isolés avec lesquels je n’ai pas encore eu la chance d’avoir un contact direct.

L’objectif de la primaire est de constituer une liste paritaire socialiste, avant d’y placer d’autres candidats issus du groupe FdM/ADFE de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), pour être en mesure de présenter une liste d’union de la gauche devant le collège des grands électeurs en septembre 2011. Il est donc primordial d’établir une liste qui soit le clair reflet des qualités de chacun, de la volonté de travailler collectivement et de l’expression de nos valeurs de gauche. Cette liste doit rassembler des candidates et candidats prêts à s’investir pleinement pour répondre aux attentes et aux revendications de nos compatriotes dispersés aux quatre coins du monde…puisque la circonscription d’un sénateur de l’étranger est le monde !


En tant que candidate, je m’engage à me battre pour faire gagner au moins deux sièges à la gauche. Les têtes de liste que vous choisirez doivent avoir la capacité d’intervenir au Sénat et de légiférer dans le sens du bien et de l’intérêt commun, afin d’affronter les défis découlant de bouleversements de société que nous vivons au niveau national et international. Votre sénatrice/sénateur devra pouvoir travailler en équipe avec le groupe socialiste et avec nos sénateurs socialistes actuels, ainsi qu’avec des personnes venues d’horizons géographiques, sociaux et professionnels les plus divers pour traiter des dossiers individuels concernant par exemple la nationalité, la fiscalité, le droit de la famille, l’éducation ou la formation professionnelle. Ce travail, je l’accomplis déjà en partie au quotidien dans mon environnement professionnel et associatif et par mon rôle de Conseillère élue à l’Assemblée des Français de l’Etranger. Cette expérience est un atout essentiel.


Si vous m’accordez votre confiance ce jeudi, c’est forte de mon engagement de militante de terrain et d’élue à l’AFE que je continuerai, en tant que parlementaire, à garder un contact fort et régulier avec les communautés françaises à l’étranger. Je resterai à l’écoute de toutes et tous et mettrai tout mon dynamisme et mon énergie au service des incessants combats à mener pour plus de justice et d’égalité. 


Parmi mes objectifs, je compte aussi aider à créer des sections PS et Fdm/ADFE, comme je l’ai fait en Irlande, et à soutenir des actions citoyennes telle que celle lancée en Amérique du Sud pour la défense de TV5. Je ferai campagne auprès de nos futurs candidats aux élections législatives et à l’AFE. 


Je compte sur ma détermination et ma forte capacité de travail pour parvenir à siéger dans l’hémicycle du Luxembourg tout en allant à la rencontre des Français résidant sur les cinq continents. Je tiendrai à rendre compte régulièrement de mon activité parlementaire et travaillerai à la rénovation du Parti socialiste avec les sections et les instances fédérales et nationales.


Ma candidature repose sur un réel désir d’engagement. En me plaçant en première position, vous me donnerez les moyens de défendre les valeurs de la gauche que nous partageons. 


Ensemble, nous pourrons rassembler les forces de gauche, comme j’ai réussi à le faire en Irlande, afin qu’une liste unie emporte un maximum de sièges face à la droite lors de l’échéance électorale de septembre 2011. 

 

Les messages les plus sincères, les échanges de courriels ou les coups de fils ne vaudront jamais, je le sais, une rencontre personnelle pour se connaître et s’apprécier. Je n’ai malheureusement pas pu venir vous rendre visite comme j’aurais aimé le faire. Ce petit mot n’a d’autre objet que de vous dire combien je le regrette et de tenter de vous décrire brièvement ce que je fais et mes ambitions pour notre avenir de Français à l’étranger.

Spécialisée dans la communication interculturelle, je suis aujourd’hui directrice du Département des langues au Dublin Institute of Technology (DIT). Engagée depuis 1997 au PS et à FdM/ADFE, j’y ai assuré divers mandats, dont celui de membre du Bureau fédéral de la FFE. Mes fonctions universitaires comme mes activités politiques m’ont naturellement amenée à voyager et à découvrir sur place les réalités et les besoins de nos compatriotes.

Le trait commun à ces activités, c’est d’être toujours orientées vers les autres, avec la conviction que les solutions pratiques et réalisables de nos problèmes naissent des échanges et de l’entraide. Il n’est pas très différent de favoriser l’enrichissement intellectuel et humain de ses étudiants pour préparer leur avenir et de se battre pour que nos compatriotes soient mieux protégés et soutenus dans leur expatriation, et en fin de compte, plus heureux dans le pays qui les accueille.

Cette ambition demande une attention aux soucis de chacun, et consiste en discrètes avancées, en améliorations progressives tout autant qu’en changements politiques tel que le renversement de la majorité actuelle au Sénat. Il y faut écoute, patience et persévérance. Si vous m’accordez votre confiance, je serai très attentive à ce que nos propositions soient concertées et défendent au mieux les besoins de tous les Français. Elue et militante de terrain, je partage avec vous la passion de l’engagement politique dont vous trouverez le détail dans ma profession de foi.

Je serais heureuse et fière de vous représenter au Sénat et je vous demande votre appui jeudi, le 24 juin.

Je suis convaincue que nous pouvons retrouver confiance en l’avenir si nous nous battons ensemble pour plus de justice et plus d’humanité dans l’évolution de la société française, en France comme à l’étranger.

Amicales et sincères amitiés socialistes,

Helene Conway


Photos: Conversation Skype avec la section de Barcelone

Les 50ans de l’Alliance Française

Le 5 mai l’Alliance Française de Dublin, la 3ème Alliance d’Europe après Paris et Bruxelles, fêtait ses cinquante. Petite fille d’une grande dame née en 1883 sous l’égide de Paul Cambon et de Pierre Foncin, encadrée dès 1884 par Ferdinand de Lesseps, Louis Pasteur, Ernest Renan, Jules Verne, Armand Colin qui comptaient parmi les membres du conseil d’administration de l’Alliance française de Paris, elle en conserve tous les plus beaux attributs. En particulier, son dynamisme qui la verra participer aux Etats généraux des Alliances d’Europe qui se tiendront à Bruxelles en octobre prochain.

Membre de son conseil d’administration je suis sensible à la mission qu’elle s’est donnée. J’observe qu’elle s’attache modestement à favoriser l’écoute et la découverte, à donner des moyens de mieux lire le monde et de comprendre les autres puisque son but final, dans le fond, est d’enrichir la compréhension entre les hommes, de contribuer à leur épanouissement, et de donner un peu plus de paix et de saveur à la planète.

La présidente de la République, Mary Mc Aleese, a honoré la soirée de sa présence. Elle a rappelé dans son discours l’importance des relations franco-irlandaises, le rôle que la France a joué dans l’histoire de son pays, l’influence de la pensée et de la langue française que l’on retrouve chez de nombreux écrivains irlandais, dont Beckett et Joyce sont les représentants les plus connus. Une belle soirée pour un bel anniversaire.

 

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Le Changement c’est maintenant!

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