français du monde

« La France est notre pays, le monde est notre avenir »

 Chères et chers camarades,

Les huit candidats de la liste "La France est notre pays, le monde est notre avenir" ont franchi la dernière étape de la validation de la liste rassemblant les forces de gauche qui se présentera aux élections sénatoriales de septembre 2011. Après avoir été investie par le Parti socialiste et Europe Ecologie- Les Verts en décembre dernier il lui restait a solliciter l’ultime soutien du groupe FdM-ADFE. 

Tous les candidats se sont présentés devant le groupe qui s’est ensuite exprimé lors d’un vote a bulletin secret dimanche 6 mars. Nous avons obtenu le soutien de l’ensemble des Conseillers présents moins une abstention. 

Nous nous sommes fixés l’objectif de gagner 3 sièges. Nous espérons prouver par notre liste que l’unité à gauche est possible et qu’elle mène à la victoire. 



Amitiés socialistes,

Hélène Conway

Tête de liste sénatoriale

 

 

 

Escale à Djibouti

 Les voyages forment la jeunesse et déforment les valises. La mienne est de plus en plus petite afin d’éviter l’attente aux bagages (voir le film « Up in the air » pour gagner du temps pour ceux qui passent beaucoup de temps dans les aéroports). Si les voyages sont formateurs alors je suis en stage intensif. J’ai proposé de faire la démonstration des mesures de sécurité à une hôtesse qui me reconnaissait récemment si elle était fatiguée !

Le dernier voyage en date fut celui qui m’a emmené jusqu’à Djibouti dans le cadre d’une mission de l’IHEDN. Départ à 5h30 du centre de Paris et arrivée à 17h30 heure locale. Diner à l’hôtel puisque nous devions quitter l’hôtel à 8h30 le lendemain matin pour le centre Arthur Rimbaud qui s’appellera bientôt Institut Français. Dommage car on oubliera ainsi le séjour du poète à Djibouti. Longue discussion avec l’ambassadeur sur les soucis avec le lycée dû au retrait des troupes françaises. Série de conférences puis déplacement en jeep au lac Assal, endroit étonnant qui se trouve à 150 m au-dessous du niveau de la mer. Bivouac et retour en hélicoptère pour d’autres conférences. Visite de la ville puis soirée avec les amis de FdM/ADFE. Vincent Sadeque nous a réunis dans un restaurant où nous avons dégusté du poisson et des galettes cuisinés façon yéménite. Cette visite guidée et la discussion avec les amis installés à Djibouti m’ont permis de prendre la mesure de cette petite république. Le retour avec une escale à Abu Dhabi a été un peu long. 12h30 d’avion qui ont eu pour seul avantage de me permettre de lire, travailler et discuter et de me préparer au choc thermique. Des + 30 de Djibouti nous sommes passés à -2 avec la neige en bonus.

En dehors des rencontres et de tout ce que l’on peut apprendre en quelques jours, je suis revenue avec un avant goût de printemps, voire d’été, et l’envie très forte de continuer à découvrir la diversité du monde qui m’étonne toujours par sa richesse.

 

 

Nos identités valent mieux que leurs rancoeurs

  

 

 

 

Aujourd’hui j’ai enfin pris une minute pour signer l’appel de SOS Racisme pour arrêter ce débat sur l’identité nationale qui prend des tournures proprement infâmes. 

Je dis oui au débat mais déconnecté de toute période électorale pour ne pas mélanger les sujets et pas sur l’identité nationale mais sur les identités.

Le "débat" mené par Eric Besson est hors contrôle, objet de tous les dérapages et de toutes les pulsions qui couvrent le gouvernement de honte. Ce n’est pas à cela que j’ai envie de participer, et certainement pas deux mois avant les législatives, mais bien à un débat de fond qui pourrait être mené avec les associations, les écoles etc.

Voici ci-dessous ce que j’avais déjà écrit sur ce sujet dans le cadre de l’ADFE, et je vous invite à cette occasion à suivre les contributions ô combien plus intéressantes et enrichissantes de Français vivant à l’étranger, qui nous parlent de leurs identités et de leur attachement à la France, sur le blog Français du Monde – Identités composites

 

 "Nous, immigrés volontaires, (…) nous avons certainement une riche contribution à apporter au débat.

 

Comme une majorité de Français, 64% des personnes interrogées, (enquête BVA les 27 et 28 octobre), je considère que l’objectif principal du gouvernement correspond, par le biais de ce débat, à une volonté de mobiliser les électeurs de droite en vue des élections régionales. D’autre part, il est inquiétant qu’un ministère créé en 2007 attende deux ans avant de tenter de se définir ! En même temps, cette opération 100% politique fait ressurgir un débat digne d’attention.

Nous, immigrés volontaires, au contraire de beaucoup forcés à quitter leur pays d’origine, nous avons certainement une riche contribution à apporter au débat. L’heure est à l’universalité. La France a apporté au monde une certaine conception de l’universalité des droits et de la République. Au XVIIIème siècle, les droits de l’Homme ne sont pas les droits des Français car le message se voulait universel. Cependant, comme tous les grands pays d’immigration, la France doit poser, ou reposer, la question de son identité nationale. Ses traits ne peuvent avoir la fixité d’un Dorian Gray mais s’enrichissent, s’ajustent et évoluent au gré des vagues migratoires. Si nous recentrons le débat sur la volonté de vivre ensemble et non simplement les références à l’histoire, à la « terre » et au « sang », alors la gauche a son rôle à jouer dans la définition contemporaine de l’identité française. Il n’est plus question de définir les soi-disant « bons Français » des mauvais. Le débat devient une dynamique de rassemblement, sous-tendue par des valeurs qui sont celles de la République. La République a un idéal « liberté, égalité et fraternité ». Elle a une langue, le français. Elle a enfin un acteur central, l’Etat, gardien de l’intérêt général. 

Les concepts d’identité et de nation existent depuis longtemps mais l’expression « identité nationale » n’existe que depuis les années 1980. Le premier livre dont le titre contient l’expression « identité nationale » remonte à 1978 (catalogue de la BNF). Il est plus facile d’écrire sur les nations, formées les unes par rapport aux autres et que certaines caractéristiques distinguent que sur les identités nationales qui sont des phénomènes transnationaux. La nation est le résultat de la volonté générale suivant le nationalisme républicain qui suppose l’adhésion à des valeurs communes. Au contraire elle est fondée sur l’hérédité, la terre et la religion catholique plutôt que la race suivant le nationalisme fermé de Maurras et Barrès. Mario Vargas Llosa nous rappelle combien ce nationalisme est dangereux : « Si l’on considère le sang qu’elle a fait couler au cours de l’histoire… l’alibi qu’elle a offert à l’autoritarisme, au totalitarisme, au colonialisme, aux génocides religieux et ethniques, la nation me semble l’exemple privilégié d’une imagination maligne ».

Les valeurs de gauche que nous défendons se retrouvent parfaitement dans une identité démocratique – expression que je préfère à identité nationale. Cette identité-là reflète les avancées politiques et les droits dont jouit le peuple – droit de vote, liberté de parole, droit à l’éducation etc. Cette identité démocratique n’a rien à voir avec une longue liste d’obligations que l’on devrait « cocher » pour se sentir bien Français, comme par exemple, connaitre les paroles de la Marseillaise. Elle ne peut constituer un obstacle pour refuser l’entrée sur le territoire français, comme le test sur les valeurs républicaines imposé à un étranger qui demande un visa. Elle n’autorise pas non plus un jeu d’opposition entre « nous » et « l’autre ». Elle ne permet pas le communautarisme mais réunit une communauté civique autour des principes juridiques et politiques et non simplement de langue et de traditions. 

Notre interrogation doit être aussi plus riche et plus durable. Le couplage de la nation avec l’identité ou avec l’immigration est dangereux et laisse la porte ouverte à toutes les dérives. Préférons au contraire les identités au pluriel. Interrogeons les processus d’adhésion et de rejet à une identité parfois assignée plutôt que choisie. Posons la question de l’intégration trop souvent perçue comme une assimilation et donc perte de sa culture. Enfin, posons des questions plutôt que d’essayer d’avancer des affirmations. Ce débat ne peut être figé dans le temps. Il ne faut pas qu’il devienne une machine à exclusion.

 

Le Changement c’est maintenant!

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