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Crise: l’heure fatidique du courage politique

 

Session de mars de l’Assemblée des Français de l’étranger

Les élus de l’assemblée des Francais de l’étranger viennent de débattre pendant cinq jours des sujets qui préoccupent les compatriotes que nous représentons dans nos circonscriptions. Nous avons fait quelques propositions importantes en matière électorale, bien resumees par notre vice-president.

Il est difficile d’apporter des solutions a bon nombre de problèmes, tout simplement parce que l’Etat se désengage de plus en plus. Nous dénonçons cette situation depuis des années mais le manque de moyens est de plus en plus évident.

Il est vrai qu’en septembre 2007 Francois Fillon declarait: "Je suis a la tête d’un Etat en faillite sur le plan financier… Ca ne peut plus durer". Il dut revenir sur sa déclaration l’après midi même tant il était scandaleux pour un politique de dire la vérité. Cette vérité, elle, a été longtemps cachée en Grèce et nous en voyons aujourd’hui le résultat.

Il est peut-être temps que le President montre un certain courage politique, quitte a deplaire a ses amis, et revienne sur certaines de ses promesses electorales. Comment peut-il pretendre vouloir continuer a diriger un pays qu’il entraîne délibérément vers la faillite? S’il compte débuter un deuxieme quinquennat par un plan d’austérité, 2012 sera l’année de la deuxième revolution francaise. A moins que le peuple ne choisisse une autre voie.

 

L’Etat chasse la Justice

Je partage les objections au projet de réforme qui prévoit la suppression de la fonction de juge d’instruction. L’un deux me disait récemment que "quand l’Etat entre dans le prétoire la justice en sort". Ces juges là sont trop libres pour un président qui a besoin de tout contrôler.

Par contre je trouve plutôt affligeant le spectacle auquel se donnent nos représentants politiques. Je ne suis pas convaincue que nous puissions nous réjouir de voir des personnes en charge des plus hautes fonctions de l’Etat préférer passer devant les tribunaux que devant les électeurs. Le désarroi dans lequel se trouvent un grand nombre de jeunes, de personnes en fin de droit et une grande partie de nos compatriotes nécessite autre chose que des opérations de communication pour remonter dans les sondages. On ne soigne pas la souffrance sociale avec des statistiques. On n’efface pas non plus les problèmes en concentrant l’attention sur le futile et l’éphémère. Je me fais une autre idée de l’engagement politique.

Aucune ambition pour la culture française à l’étranger

J’avais donc raison de penser que cette réforme n’en est pas une si personne ne veut de cette agence. Je crains que les parlementaires ne la votent, faute d’autre solution présentée pour résoudre la crise profonde que connaît le réseau aujourd’hui. Cette crise est causée par un manque de moyens endémique et un désengagement progressif de l’Etat. Pourquoi est-ce que les Affaires étrangères ne seraient plus du ressort de l’Etat comme la santé et l’éducation? Il est naïf ou inconscient de croire qu’en pleine crise financière et économique nous pourrons faire appel aux entreprises et au prive en général. 

A lire dans Le Figaro aujourd’hui: 


Rufin renonce à la nouvelle diplomatie culturelle

Mohammed Aissaoui et Alain Barluet     

26/01/2010        

L’écrivain devait diriger une grande agence pour coordonner la culture française à l’étranger. 

Tout était prêt, ce devait être annoncé le jeudi 11 février : l’écrivain et ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, allait être le nouveau visage de la culture française à l’étranger. L’académicien devait diriger une grande agence chargée de coordonner et d’unifier la politique culturelle de la France dans le monde, sur le modèle de ce qui se fait en Allemagne avec l’Institut Goethe ou en Grande-Bretagne avec le British Council. Le nom de l’Institut Victor-Hugo a même été évoqué. 

D’après nos informations, Jean-Christophe Rufin, peu satisfait de la tournure que prenait l’agence, n’a pas souhaité donner suite. Question d’ambition : entre ce qu’on lui avait promis – une grande agence dotée de moyens -, et ce dont la réforme a accouché – la structure actuelle légèrement améliorée -, le fossé est grand. D’où, sans doute, son refus. Le retrait de ce « joker » très médiatique survient après un long débat au Quai d’Orsay : parti sur l’idée de changements en profondeur, Bernard Kouchner a été contraint au fil des mois de revoir son projet à la baisse devant les résistances internes, efficacement appuyées à l’Élysée. 

L’idée première, suggérée par le livre blanc des Affaires étrangères, en 2007, était d’inclure dans le périmètre de la nouvelle agence le bras armé de la diplomatie culturelle : un réseau unique au monde, présent dans 160 pays. Objectif de la réforme : dans un contexte de diète budgétaire, rendre cette agence plus efficace et plus souple dans sa gestion, en créant une entité autonome par rapport au pouvoir régalien. « On aurait alors un effet de levier permettant de nouer des partenariats avec les entreprises et les collectivités territoriales », note une source proche du dossier. Car le vrai problème demeure : l’extrême dispersion des forces et des intervenants. « Si tout le monde s’occupe de culture, personne ne s’en occupe » , regrette un diplomate. 

Kouchner tergiverse

Début 2009, un projet est remis à Bernard Kouchner par Olivier Poivre d’Arvor, le patron de l’actuel opérateur, CulturesFrance. Des oppositions s’expriment alors contre le « dépeçage » du ministère, notamment de la part d’ambassadeurs soucieux de garder la main sur le secteur culturel. 

Face à la pression, les annonces du ministre sont différées. Un groupe de réflexion est mis en place qui préconise, début juillet, le rattachement du réseau à la nouvelle Agence. En juin, Kouchner se rend à Dakar pour mettre sur les rangs son ami Rufin. Mais des caciques du ministère sonnent l’alarme jusqu’à la présidence de la République et, en quelques jours, font capoter la réforme. Le 17 juillet, devant les représentants du « réseau » culturel, Kouchner tergiverse. Durant l’été, il sollicite un autre avis, celui d’un magistrat de la Cour des comptes, Dominique de Combles de Nayves, qui conclut que le rattachement du réseau à l’Agence, quoique coûteux, n’est pas insurmontable et permettrait d’« afficher une ambition emblématique ». 

Entre-temps, un projet de loi a été déposé au Sénat. Examiné le mois prochain, il prévoit bien la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), d’une part, et, d’autre part, la fusion des services culturels des ambassades et des centres culturels. Mais l’éventuel rattachement de l’un à l’autre est renvoyé à trois ans – ce qui ressemble fort à un enterrement. « Pourquoi ferions-nous demain, ce que nous ne faisons pas aujourd’hui ? », s’interroge un diplomate qui ne cache pas sa déception.

 

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Conflit d’intérêts et spéculation sanitaire: le scandale honteux de la « Grippe A »

 A lire, absolument dans Le Parisien aujourd’hui : 

ENQUETE

Des experts de la grippe A sous l’influence des laboratoires. Plusieurs chercheurs et médecins de l’OMS sont rémunérés par des firmes pharmaceutiques. Le numéro deux de l’organisation doit s’en expliquer ce mardi devant le Conseil de l’Europe. 

MARC PAYET | 26.01.2010, 07h00 

Ce matin, le numéro deux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le docteur Keiji Fukuda, est auditionné à Strasbourg par la commission santé du Conseil de l’Europe. Les parlementaires européens veulent savoir si l’institution onusienne a subi des pressions de la part de l’industrie pharmaceutique dans sa gestion de la crise de la grippe A pour en exagérer la dangerosité. 

Ils interrogeront également un porte-parole des fabricants européens des vaccins pour savoir là encore s’ils ont cherché à influencer les experts de l’OMS.

Ces auditions sont effectuées à la demande de l’expert médical Wolfgang Wodarg, député socialiste allemand, qui, avec quatorze autres parlementaires, de tous bords politiques, rédigeront ensuite un rapport parlementaire sur ce sujet. « Sur quelle base scientifique l’OMS a-t-elle décrété qu’il s’agissait d’une pandémie ? demande-t-il. Il faut que l’organisation s’explique sur les liens d’argent qui existent entre certains de ses experts et les laboratoires. »

Selon notre enquête, les liens d’intérêts entre six experts de l’OMS et l’industrie pharmaceutique sont avérés. Ils faisaient partie des comités stratégiques qui ont conseillé la directrice Margaret Chan. Même s’ils affirment leur indépendance, leurs relations avec les laboratoires entretiennent les soupçons sur l’impartialité de leurs décisions au sein de l’OMS. En France, les mêmes questions se posent. Une majorité des experts du comité de lutte contre la grippe, nommés par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, ont des liens d’intérêts avec les laboratoires qui fabriquent le vaccin et les antiviraux contre la grippe A.

 

EN SAVOIR PLUS

A Genève et à Paris, ces scientifiques assument

Des doutes sur le comité de Roselyne Bachelot

Margaret Chan et ses conseillers très spéciaux

Le numéro 2 de l’OMS devant le Conseil de l’Europe

Le mot : OMS


De la nécessité de l’histoire et de la géographie en Terminale S ou l’apprentissage d’un esprit critique citoyen et humaniste

 

D’après Nicolas Sarkozy l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire. Ce n’est pas une raison pour en faire sortir les élèves de terminale S. D’autant que notre président aime à convoquer Jaurès, Blum et Jules Ferry dans ses propres discours, à moins qu’ils n’aient été que d’ordre décoratif. L’histoire de France, qui semble encore utile au tribun politique, ne doit plus encombrer les cerveaux de l’élite de nos lycées. Ainsi en a décidé Luc Chatel le 7 décembre 2009 qui présentait une nouvelle partie de sa réforme du lycée, avec la suppression de l’histoire-géographie pour les élèves de Terminal S. La nouvelle m’avait choquée. Plus je réfléchis au sujet plus je pense que cette réforme est une grave erreur que nous ne pouvons laisser passer. Elle touche à l’enseignement secondaire général français et concerne donc l’ensemble des lycées français de par le monde. Il en va de l’enseignement mais aussi des repères, que nous souhaitons apporter aux jeunes générations pour qu’elles comprennent le monde, avant de contribuer à leur tour à l’histoire. Or, à l’heure de la mobilité et, dans une autre mesure, du débat initié par le Gouvernement sur l’identité nationale, cette réforme paraît complètement incongrue. Comment apprendre à se connaître soi-même et à connaître les autres sans les enseignements qu’apportent l’histoire et la géographie ? Quels bénéfices en tireront les élèves?

À l’heure actuelle, on ne peut plus penser l’enseignement ni une carrière professionnelle sans la notion d’ « échanges » et de « mobilité ». Nous sommes dans un monde mobile, où les gens, les savoirs, les traditions, les conflits se déplacent. L’histoire et la géographie sont nécessaires à la compréhension du monde et au développement d’un esprit critique. Comment comprendre ce qui se passe autour de nous si l’on ne sait pas d’où l’on vient ? Comme le disait Karl Marx, « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre »… C’est par ces savoirs que nous parvenons lentement à faire tomber les dernières barrières tenaces de la xénophobie et de l’homophobie.

Sous prétexte d’allègement de l’emploi du temps pour favoriser l’enseignement des spécialités scientifiques, cette réforme m’inquiète sur le devenir de générations manquant de clés pour comprendre le monde, mais aussi sur le devenir de la discipline. L’éducation ne peut pas se positionner seulement dans une logique comptable de suppression de postes ! Les forums d’élèves et d’étudiants en parlent* : pourquoi vouloir enfermer les élèves de Terminale S dans leur environnement de sciences dures ? Pourquoi vouloir sacrifier une partie de leur culture générale ? Cette réforme oublie qu’une grande partie des élèves de Terminale S poursuivent leurs études supérieures dans les sciences sociales et humaines. Ces futurs bacheliers accuseront un certain retard face aux élèves issus d’autres filières. Et que dire de ceux qui souhaitent s’inscrire en classes préparatoires pour passer les concours des grandes écoles ?

On n’a simplement pas le droit de sacrifier l’apprentissage d’une citoyenneté critique et humaniste au profit d’une logique comptable et d’une rentabilité à court terme. Le prix à payer dans cette tentative d’habillage de la pénurie est beaucoup trop lourd.

 

 

*Forumdesados.net, planete-ados.com, facebook.com, forum MSN.

 

L’identité nationale

Comme une majorité de Français, 64% des personnes interrogées, (enquête BVA les 27 et 28 octobre), je considère que l’objectif principal du gouvernement correspond, par le biais de ce débat, à une volonté de mobiliser les électeurs de droite en vue des élections régionales. D’autre part, il est inquiétant qu’un ministère créé en 2007 attende deux ans avant de tenter de se définir ! En même temps, cette opération 100% politique fait resurgir un débat digne d’attention. Alors après le débat sur le débat je pense, comme Ségolène, que la gauche doit porter ce débat fondamental afin de reconquérir les valeurs de la nation.

Nous, immigrés volontaires, au contraire de beaucoup forcés à quitter leur pays d’origine, nous avons certainement une riche contribution à apporter au débat. L’heure est à l’universalité . La France a apporté au monde une certaine conception de l’universalité des droits et de la République. Au XVIII siècle, les droits de l’homme ne sont pas les droits des Français car le message se voulait universel. Cependant, comme tous les grands pays d’immigration la France doit poser, ou reposer, la question de son identité nationale. Ses traits ne peuvent avoir la fixité d’un Dorian Gray mais s’enrichissent, s’ajustent et évoluent au gré des vagues migratoires. Si nous recentrons le débat sur la volonté de vivre ensemble et non simplement les références à l’histoire, à la « terre » et au « sang » alors la gauche a son rôle à jouer dans la définition contemporaine de l’identité française. Il n’est plus question de définir les soi-disant « bons Français » des mauvais. Le débat devient une dynamique de rassemblement, sous- tendue par des valeurs qui sont celles de la République. La République a un idéal « Liberté, égalité et fraternité ». Elle a une langue, le français. Elle a enfin un acteur central, l’Etat, gardien de l’intérêt général.

Les concepts d’identité et de nation existent depuis longtemps mais l’expression « identité nationale » n’existe que depuis les années 1980.

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L’homme doit seulement découvrir qu’il est solidaire de tout le reste.

Révérence à la Vie. 1999.
Théodore Monod

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