Parti Socialiste

La victoire de la gauche au Sénat vue par The Irish Times

The Irish Times – Tuesday, September 27, 2011

 

Social media the key to election success for Dublin woman

RUADHÁN Mac CORMAIC in Paris

“SHEER JOY” is how Hélène Conway Mouret describes how she felt when the news came through, late on Sunday night, that she had just been elected to the French senate. “It’s so big, it still has to sink in,” she said.

Ms Conway, who works at Dublin Institute of Technology, was elected for the Socialist Party from a panel of voters representing the 2.5 million registered French citizens living overseas.

The 51-year-old has lived in Ireland for about 30 years, having first come to Dublin to learn English after finishing school.

Since 1997, she has been the elected representative of Ireland’s French community in an assembly of peers from around the world, and that body made up the panel of voters that has just sent her to the national parliament. “What started as a hobby has somehow turned into something bigger, but I’m not a politician,” she says.

When she walks through the doors of the Palais du Luxembourg in Paris, where France’s upper house sits once a week, it will be the culmination of an arduous 18-month campaign across a wide, global constituency.

“Skype!” she replies when asked to describe her campaign method. “You’re on the go all the time. You do your day’s work, then in the evening you start answering emails, taking part in debates, writing pieces for your blog and Facebook.”

Ms Conway describes her win as a cause for “double celebration”, as she will take her seat as part of the first left-wing majority in the senate since the current French Republic was founded in 1958.“It will be nice to be able to push one’s own ideas and maybe make a difference,” she says.

“I just felt I was ready to turn the experience I have on the ground into legislation that will benefit a bigger number of people. I say that with a lot of humility. I’m not going to change French society, but I feel I can bring little bits and pieces that will make people’s lives a little bit better.”

 

The Irish Times a publié un second article sur la victoire de la gauche:  Shock for Sarkozy as left takes control of senate

 

Un beau 14 Juillet franco-irlandais

SE Emmanuelle d’Achon fait son discours

 

J’ai serré près de mille mains en 4 heures dans les jardins de la résidence de France pour un 14 juillet fort réussi. Beaucoup de membres de l’ADFE, du PS et du Labour pas encore partis en vacances étaient présents. Il y avait plus de 900 personnes avec nous et les gens étaient tellement contents de leur soirée dans les jardins de la résidence qu’ils sont restés jusqu’à 22h30. Nous avons passé une belle soirée.

 

Avec Joan Burton, Ministre de la Protection Sociale et Vice-Présidente du Irish Labour, Renaud Collet Fenetrier (Président ADFE Irlande), Henry Leperlier (Secrétaire Section PS Dublin), Conor Joseph Ryan (Irish Labour) et Desmond O’Toole (PES Activists Dublin).

 

 

Photos © Desmond O’Toole

 

 

Pour le changement, une convention nationale d’unité

Il y avait un très bonne ambiance à la Convention nationale hier. Beaucoup de jeunes réunis autour de trois mots: Unité, Unité et Unité à l’ombre de la bibliothèque François Mitterrand, lieu de recherche et d’innovation. Pas de meilleur endroit pour présenter le projet sur le thème "Le changement" qui est notre force. Il a commencé avec les Français et il leur est maintenant présenté. Après deux ans le parti socialiste est prêt. Belle énergie autour de ce projet et cette démarche globale qui inclut l’énergie, l’Europe, le commerce, la justice basés sur les concepts de l’ innovation, production et protection.

 

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Un projet socialiste, humaniste, féministe et écologiste: en avant 2012!

 Nous avons élaboré et voté un projet qui nous ressemble et nous rassemble tous, socialistes, humanistes, féministes, écologistes. Un projet cohérent avec la vision de la société dans laquelle nous voulons vivre, avec le monde que nous voulons construire pour nous-mêmes, et surtout pour les générations qui nous suivrons. Ce projet, il faudra le porter, et le revendiquer haut et fort, de sorte qu’il ne s’agisse pas de belles paroles et de douces promesses. Les Français ont besoin de changements, de propositions concrètes. Nous sommes ce changement et nous devons montrer notre force en la matière. Notre légitimité ne doit pas reposer sur une simple pensée anti-sarkoziste ou anti-lepéniste. Il ne s’agit pas de rester figés dans l’opposition, mais bien de rassembler les forces de gauche et d’avancer ensemble dans la même direction. 

Notre projet ne se limite pas à l’expression de concepts et d’idées. Il tient sur des propositions concrètes, et ce dans tous les domaines : économie, justice, emploi, éducation nationale, défense, fiscalité, recherche… Des grandes réformes comme des petites mesures qui nous demanderons de repenser notre façon de vivre, de considérer la société, le monde, dans lequel nous vivons. Du concret ! Car c’est de ça dont nous avons besoin aujourd’hui. Les idées, nous les avons depuis bien longtemps. 

Si nous voulons que notre société se montre plus juste, plus responsable et plus solidaire nous devons commencer par mieux assurer l’avenir des jeunes générations. C’est l’un des points phares sur lequel nous voulons insister et auquel nous croyons. C’est pourquoi, dans le programme, nous avons considéré que les réformes concernant les écoles primaire et maternelle, et les premiers cycles universitaires, doivent être des priorités pour l’éducation nationale et tout particulièrement le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Une telle ambition envers les plus jeunes passe également par une aide à l’accès à l’emploi. Les derniers chiffres du chômage le démontrent, malheureusement. Aussi, nous proposons la création, dès 2012 – 2013, de 300 000 emplois – jeunes dans les secteurs de l’administration publique et de l’économie sociale. Ce secteur de l’économie sociale est en pleine évolution. Ce serait une erreur que de ne pas aider à son développement. Autre idée complémentaire, face à l’abus d’utilisation des stages auprès des jeunes générations, nous voulons mettre en place une requalification de ces derniers en contrats de travail. Et, autre proposition, nous pensons généraliser l’utilisation du CV anonyme afin que la sélection à l’embauche ne se fasse plus qu’au nom des compétences. 

Vouloir instaurer une société plus juste, plus responsable et plus solidaire, demande à repenser le modèle d’entreprise et d’économie que nous voulons. Ainsi, l’entreprise doit se montrer plus morale. Par exemple, il est plus que nécessaire de limiter les écarts de salaire au sein d’une même entreprise, et ainsi y réduire les inégalités. C’est pourquoi nous proposons une limitation de ces écarts dans une échelle de 1 à 20, au sein des entreprises dont l’État est présent dans le capital. Autre exemple, nous souhaitons que les allègements de cotisations sociales et les aides de l’État ne soient réservés qu’aux entreprises ayant signé des objectifs d’égalité salariale entre hommes et femmes. 

Penser l’évolution sociale, économique de notre société, impose de repenser son fonctionnement écologique. Les trois sont forcément liés. Nous ne pouvons pas continuer aujourd’hui à nous appuyer autant sur l’énergie nucléaire. La catastrophe de Fukushima a tiré la sonnette d’alarme et montré les limites de ce système énergétique. Nous devons inverser le « mix énergétique » pour donner une part beaucoup plus grande aux énergies renouvelables, jusqu’à atteindre, à terme, une sortie totale du nucléaire. Avant d’entamer ces grandes réformes, nous proposons des premières mesures écologiques avec l’application d’une TVA plus importante sur les produits dont la fabrication et le transport polluent le plus. 

Ces quelques thématiques et mesures proposées ne sont que des exemples. Nous pourrions discuter de bien d’autres ! Mais n’oublions pas que notre projet ne concerne pas que la France. Il concerne l’Union européenne, et le rôle que nous voulons y jouer. Il concerne le monde dans lequel nous nous intégrons. Ainsi la place donnée aux Français de l’étranger n’est pas négligeable. Ces derniers n’ont pas été oubliés dans l’élaboration de notre projet, ils ne doivent pas l’être non plus dans sa mise en œuvre.

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Sexisme: ils se lâchent, les femmes trinquent

 

Je soutiens l’Appel de Osez le Féminisme, la Barbe et Paroles de Femmes "Sexisme: ils se lâchent, les femmes trinquent".

Je comprends les camarades qui éprouvent de la peine, mais le sort de la jeune femme qui a porté plainte doit aussi nous émouvoir.  

 

La Laïcité aujourd’hui

 Il me semble urgent de reprendre en main la question controversée de la laïcité, depuis toujours marqueur idéologique de gauche, dont la droite et l’extrême droite se sont emparées au nom de la défense des valeurs chrétiennes de la France. Malheureusement, les divergences de fond entre les tenants d’une laïcité républicaine et les défenseurs d’une laïcité plus ouverte sont loin d’être résolues à gauche.

Si la construction des lieux de culte musulmans mérite débat et intéresse les élus il serait dangereux de nous laisser entrainer dans un débat restreint au seul point de savoir si l’on doit accepter des lieux de culte financés par des puissances publiques ou privées étrangères. Dans son dernier ouvrage Arnaud Montebourg aborde le sujet quand il écrit: «  l’Etat républicain respectueux de la loi de 1905 ne peut financer les cultes, mais il peut rendre transparent le financement de la construction des lieux de culte » (Des idées et des rêves, Flammarion 2010).

Nous ne devons pas faire le jeu de la droite qui ressort la laïcité et la sécurité durant les périodes électorales. Cependant nous ne pourrons pas éviter ces questions. Alors élargissons le débat  et ramenons-le à la question de la relation entre l’Etat et les établissements scolaires confessionnels. Notre combat, à gauche, est contre les intégrismes et le fondamentalisme et non contre les religions.

L’Etat républicain que nous défendons est le garant de notre liberté de pensée et d’expression. Il est aussi clairement séparé de l’église catholique. Pourtant le Secrétaire général de la Fédération nationale de la libre pensée nous rappelait récemment dans son article intitulé « le public saigné au profit du privé » qu’au moment où l’école publique est soumise au régime sec, l’enseignement privé s’organise avec l’aval du gouvernement. Les  moyens alloués à l’enseignement privé sont augmentés via des fondations d’utilité publique. Par exemple la « Fondation pour l’école » qui soutient des établissements privés hors contrat lèvent aujourd’hui des fonds dans des conditions particulièrement avantageuses puisque les donateurs peuvent obtenir jusqu’à 75% de déductions fiscales (reconnaissance d’utilité publique par décret du premier ministre du 18 mars 2008).

L’Etat apporte, de fait, un soutien et une reconnaissance à une fondation qui va à l’encontre de l’école républicaine, laïque et gratuite. Le discours du président sur le rôle du curé et de l’instituteur revient alors tout naturellement à l’esprit et l’on comprend aisément qu’il traduisait une vision de la société en rupture avec la tradition républicaine d’égalité et de laïcité. Il traduisait aussi la volonté politique de s’éloigner de l’esprit du service public au profit d’une logique de concurrence dont le secteur privé est le premier bénéficiaire.

Quand on ajoute à cela que la loi de finances pour 2011 a attribué 4 millions d’euros, soit 250 postes supplémentaires, à l’enseignement privé alors que 16 000 postes seront supprimés dans le public la gauche ne devrait pas avoir peur de parler de laïcité lors des débats à venir.

 

La société, une question de choix politique

 Ainsi que je l’ai mentioné à Christophe Borgel (Secrétaire National du PS en charge des élections), nous pourrions nous inspirer, à titre de grille de lecture, du rapport rédigé par Hervé Mariton en juillet 2009 à la demande de Jean-François Copé et intitulé Reprendre la main sur les questions de société. Quelle méthode pour quels choix ?. Il peut être consulté à partir de ce lien.

Ce rapport, original, avait pour objet affiché de permettre une « reprise en main » de la droite politique sur les « questions de société ». Famille et transmission, bioéthique, place des femmes, individualisme, identité. Partant du présupposé que la droite est toujours perçue comme ayant tort – ou comme paraissant conservatrice – sur les questions de société, J.-F. Copé souhaitait qu’une série de problématiques soient identifiées dans la perspective des élections présidentielles de 2012. Il en résulte que les thématiques listées ont vocation à structurer le discours de la droite et ses différentes manifestations (Projets de lois, déclarations, colloques ou conférences) pendant les deux ans qui viennent. Il n’est pas innocent, en ce, que l’un des premiers thèmes retenus, celui de l’identité nationale, ait donné lieu à la « consultation Besson ».

L’UMP, avec ce rapport, me semble nous donner une guide line de ce que sera sa réflexion. Nous aurions tort de ne pas l’anticiper en y réfléchissant aussi .

 

Image: Les trois états de la société médiévale
Bibliothèque Nationale de France, département des Manuscrits

Sur le cumul des mandats

 J’ai toujours défendu le principe du non cumul des mandats. Je démissionnerai de mon mandat à l’AFE si je suis élue. Je suis aussi pour le nombre limité de mandats. Se limiter à un mandat serait se priver de l’expérience acquise après la période « d’apprentissage » et aussi de  la possibilité de l’émergence de candidats prêts à prendre le relais.

Etre sénateur n’est pas une profession. Ce sont des fonctions que l’on assume.

Deux mandats successifs sont suffisants si l’on veut se donner à fond à son travail et conserver l’énergie nécessaire jusqu’au bout quand on est amené à faire le tour du monde au moins une fois par an. Le mandat d’un sénateur à l’étranger est particulier puisque sa circonscription est le monde entier. Sans négliger la circonscription d’où la/le nouvel(le) élu(e) émane et dont elle connait parfaitement la problématique j’imagine que celle/celui-ci concentrera d’abord ses efforts sur la communauté française qu’elle/il connait moins bien.

Cela permettrait également le renouvellement et peut-être ainsi à une présence féminine accrue. 

Image PIERRE VERDY AFP/ARCHIVES

A propos des médias et du devoir d’exceller

 

La récente polémique autour de Jean-Luc Mélenchon et ses remarques  à un jeune journaliste un peu trop entreprenant à son goût en dit long sur la relation entre les médias et les politiques : la fébrilité est de mise des deux côtés. La course au scoop, au bon mot  prime pour les uns ; la peur pour les personnages en vue de déraper ou l’appétit d’en jouer pour certains est bien là pour tous.

 
A gauche comme à droite on peste contre la partialité des médias. Avec plus ou moins de virulence, on dénonce leur mauvaise foi, leur indulgence, leur férocité ou leur allégeance. Ségolène Royal y consacrait très justement une grande partie de sa contribution au dernier Congrès et c’est un élément important de son analyse de la campagne présidentielle. Il est vrai que l’influence des financiers proches de la droite au pouvoir, souvent liés intimement aux groupes de presse, est inquiétante et doit nous alerter. Mais la presse a-t-elle jamais été tendre avec les politiques ? Il est aussi du devoir des journalistes de mettre les politiques face à leurs erreurs et à leurs contradictions, à nous de juger s’ils ont raison. Je veux croire que la vérité finit toujours par transparaître.
 
Les débats passionnés entourant les propos de  Zemmour montrent que la France reste le pays de Voltaire où les polémistes, quels que soient leurs points de vue, continuent à séduire les esprits libres, prêts à entrer dans la bataille pour laisser à tous le droit d’exprimer des idées même dérangeantes. Si la critique de ses propos est juste, attention à ne pas tomber dans le « politiquement correct », ennemi du débat démocratique et du progrès intellectuel.
 
Les dogmes doivent être constamment bousculés, ne serait-ce que pour nous permettre à nous, socialistes, de réaffirmer nos valeurs, que les médias nous aident à véhiculer au sein de la société. La recherche du confort d’une parole consensuelle peut révéler les pires vices.  Le comédien Stéphane Guillon, au cœur de la tourmente pour ses attaques successives contre les ministres de l’Immigration et de l’Identité Nationale, participe aussi à sa manière au débat démocratique en maintenant les consciences éveillées au sujet de lois détestables qui trahissent les fondements de la République.
 
En Italie, suite aux élections régionales, on interroge la presse sur ses responsabilité s dans la victoire inattendue de Berlusconi et celle, inquiétante, de la Ligue du Nord. S’il est parfois difficile de faire face aux questionnements hostiles de certains journalistes, une presse trop indulgente n’est pas forcément non plus une alliée. En effet, La Repubblica ou L’Espresso, acquises à la gauche, ont tout misé depuis des mois sur la mise en cause de la personnalité de Berlusconi. Cette stratégie a été dénoncée comme du harcèlement par le principal intéressé, sans que cela ait véritablement servi les partis de gauche. Cette presse a peut-être aussi joué un rôle dans la présence médiatique du Président du Conseil, qui s’imposait déjà suffisamment (par décret) à la télévision, au lieu de donner une tribune à la gauche italienne et d’y présenter aux électeurs ce que ces partis leurs proposaient. C’est surtout l’image d’une gauche luttant contre ses divisions qui a été véhiculée, n’offrant pas une véritable alternative.
 
Tous ces exemples nous rappellent que les divisions et querelles internes, la critique systématique du pouvoir en place sans propositions ne nous rendent pas crédibles auprès d’un électorat qui attend un autre projet de société.
 

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L’environnement et nous

Depuis le 7 décembre se tient le Sommet de Copenhague sur le climat. Dans quelques heures tout sera fini et tous les Grands de ce monde y seront venus. Cela pourrait être de bon augure car on imagine mal qu’ils veuillent rentrer chez eux bredouilles face à des opinions publiques de plus en plus pressantes. Mais comme la résolution des problèmes climatiques semble passer essentiellement par des questions financières les blocages sont nombreux et l’espoir d’un accord diminue chaque jour. Voilà pourtant une nouvelle occasion de réunir la communauté internationale autour de la question du changement climatique. Une nouvelle occasion aussi de nous rappeler combien l’environnement et le développement durable nous concernent tous… Il en va de notre présent, de notre futur et de celui de nos enfants.

Il est dommage que le sujet ait été autant « négligé » par l’ensemble des partis politiques jusqu’à ces dernières années, à tel point qu’il en était devenu l’exclusivité des Verts. Cela ne peut plus être le cas. L’environnement appartient à tous, car il appartient à tous la responsabilité d’un juste développement écologique et social. La protection de l’environnement ne peut être pensée sans une dimension sociale, inhérente à la place de l’homme dans la société. Le Parti Socialiste l’a compris. L’environnement est indissociable du social.

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