Des Primaires ouvertes et européennes

La section de Dublin a eu la chance de bénéficier de la générosité du parti irlandais pour installer un bureau de vote dans ses locaux pour les deux tour des Primaires du PS. Nous avons vécu un beau moment d’amitié et de coopération entre nos deux partis. Ce fut un bonheur de passer du temps avec nos amis du Labour Party, de discuter de l’élection présidentielle irlandaise, de la préparation de la notre, et de se conforter dans l’idée que nous regardons dans la même direction.

Je tiens à remercier tout particulièrement Ita McAuliffe, secrétaire générale du Labour Party, et Brian O’Connor, Sean Rooney et Desmond O’Toole pour leur aide précieuse.
C’est une expression des liens qui existent entre nos deux partis, aussi dans le cadre du PSE, et qui ne peuvent que se renforcer avec le temps.
Contre la politique du pilori: je signe!
Je viens de signer l’Appel citoyen "Contre la politique du pilori" et vous invite à le faire également: //nonalapolitiquedupilori.org
A signaler le rassemblement du 4 septembre pour manifester notre attachement aux fondements de notre République, meurtrie par une politique gouvernementale abjecte.
L’Europe se mobilise également. Le réseau européen contre le racisme (ENAR) organise samedi à 14h des rassemblements un peu partout, en écho aux manifestations qui ont lieu dans toute la France contre la politique xénophobe du gouvernement Sarkozy. Plus d’infos: http://www.enar-eu.org/Page_Generale.asp?DocID=25135&langue=FR
A lire et diffuser, le communiqué du PSE qui prend évidemment part à cette action: La question des Roms ou le populisme abject du gouvernement français. De nombreux Militans du PSE seront dans la rue dans plusieurs capitales.
La solidarité européenne suffira-t-elle à la Grèce et à l’UE ?
L’Union européenne, avec en première ligne la France et l’Allemagne, a enfin déclaré soutenir la Grèce dans le comblement de son déficit. Celui-ci dépasse en effet très nettement ce que l’UE demande à ses Etats membres en application des traités de Maastricht et de Lisbonne, avec 12,9 % de déficit au lieu des 3 % demandés par Bruxelles. La dette publique représente 115 % du PIB grec. Le pays ne sera pas laissé à l’abandon. Il pourra recevoir l’aide du FMI s’il la demande ainsi que des aides bilatérales européennes, à condition qu’il persiste dans son plan de rigueur budgétaire, et ce malgré le fort grondement social s’élevant dans l’ensemble du pays. Mais faut-il vraiment être soulagé ? Outre les risques réels de contagion à d’autres pays de l’Union (le Portugal, l’Espagne et l’Irlande en premier lieu), la crise grecque pose deux questions : celle de la solidarité des pays dans la zone euro et celle de la régulation de la finance au niveau de l’Union européenne
Dans quelle mesure les Etats membres de l’Union doivent-ils rester solidaires ? Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré : « Nous avons toujours fait preuve de solidarité avec tous les Etats membres de l’UE, et nous montrerons qu’à l’avenir la Grèce peut compter sur notre solidarité ». Une démarche que n’approuvent pas l’ensemble des 27, sachant qu’ils devront augmenter leur propre dette et celle de l’UE au risque d’un certain mécontentement de leurs propres opinions. Il s’agira là forcément de démarches volontaires puisque le traité de Maastricht prévoit qu’aucun Etat ne peut être forcé à en secourir un autre.
Or, le traité de Lisbonne prévoit dans ses articles la suppression des droits de vote pour les pays ne suivant pas les règles budgétaires communes, voire même leur expulsion en cas d’atteintes multiples aux principes démocratiques européens. L’Allemagne souhaiterait d’ailleurs élargir cette possibilité aux multiples dérapages économiques afin de sortir des Etats de la zone euro. Des mesures plus coercitives aideraient peut-être plus les Etats à tenir une gestion plus stricte de leur économie ?
Cette crise ne montre-t-elle un pan manquant à l’UE ? Les gouvernements ont répugné jusqu’à présent à s’effacer devant un gouvernement économique commun. Les plus libéraux ont même bloqué toute évolution car ils espéraient faire jouer une concurrence fiscale entre les vingt-sept et organiser une baisse des impôts et de la protection sociale. Asphyxiée par plus de vingt ans de désinflation compétitive l’Europe risque fort de ne pas résister aux marchés prêts à dégommer l’euro. On savait que l’euro ne ferait pas l’Europe. Il représente cependant encore cette monnaie unique qui devait permettre à l’UE de se battre à armes égales avec l’Amérique et les puissances asiatiques. Après les échecs diplomatiques successifs de Copenhague et de Doha l’UE frise l’humiliation en devant s’en remettre au FMI pour régler un problème interne. L’aveu est fait qu’elle ne peut s’en sortir seule et que les pays qui la composent se préoccupent plus de leur destin personnel que du destin collectif. Le politique semble crispé entre une opinion publique fixée sur son pouvoir d’achat et les marchés obsédés par la rentabilité.
Si l’UE veut survivre elle sera forcé de se réinventer, plus politique et plus solidaire, plus inscrite dans une logique fédérale. Portées par la déroute libérale, les gauches européennes ne doivent pas avoir peur de proposer l’accélération de l’harmonisation économique ainsi que des mesures fortes qui tordront le cou à la crise comme l’avait fait Roosevelt en encadrant la spéculation sur les marchés des produits dérivés et en décourageant les excès de la cupidité par des taux élevés d’imposition.
Tragédie en Pologne – Hommage aux disparus
C’est avec émotion que je souhaite évoquer la disparition prématurée de trois camarades polonais membres du SLD: Jerzy Szmajdzinski, candidat à l’élection présidentielle, Izabela Jaruga-Nowacka, Membre du Parlement, et Jolanta Szymanek-Deresz, Membre de la Présidence du PSE.
Tous trois faisaient partie de la délégation en route pour rendre hommage aux victimes de Katyn. La nouvelle de l’accident qui a coûté la vie à toute une partie du gouvernement polonais a quelque chose de surréaliste. Souhaitons bon courage aux polonais pour dépasser cet évènement extraordinaire. Les conséquences politiques seront immenses, mais pour l’heure il faut rendre hommage aux victimes, celles disparues tragiquement dans l’exercice de leur devoir politique, et les proches de victimes de Katyn.
Le site du parti socialiste polonais SLD
Vidéo: hommage aux camarades – You Tube
Image Warwas Voice Photo Gallery
Pour la Grèce, les socialistes européens plus solidaires que jamais
Dès l’ouverture du Conseil Européen, Merkel et Sarkozy annoncent s’être entendus sur l’aide à apporter à la Grèce. On retiendra que Mme Merkel a déployé des talents de démagogie rares pour sauver une CDU en mauvaise postures dans des élections régionales à venir. Une posture qui fait un mal considérable et peut-être durable aux Grecs qui tentent de relever la tête alors que les mots ne sont pas assez dur en Allemagne pour condamner des gens qui ne sont en rien responsables des problèmes qu’ils subissent. De son côté, la famille sociale-démocrate européenne se serre les coudes.
Le Parti socialiste européen plaide pour des prêts en faveur de la Grèce
LEMONDE.FR avec AFP | 25.03.10 | 17h22
Le Parti socialiste européen (PSE) s’est réuni, jeudi 25 mars, avec le premier ministre grec Georges Papandréou. Le PSE veut convaincre les dirigeants de l’Union européenne d’étendre aux pays de la zone euro la possibilité d’obtenir des prêts européens, ce qui est impossible aujourd’hui. "Nous avons une solution très concrète que nous allons proposer ce soir" au sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, a annoncé le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen. "Il y a quelques années, la Commission européenne avait fait des prêts avantageux, évitant des taux élevés liés à la spéculation, à plusieurs pays en dehors de la zone euro, dont la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie", a expliqué M. Rasmussen, s’exprimant devant la presse aux côtés du premier ministre grec. "Ce que nous proposons aujourd’hui est de changer la réglementation sur cette facilité communautaire destinée aux pays hors zone euro afin qu’elle couvre aussi les pays membres de la zone euro", a-t-il spécifié. "En pratique, cela veut dire que la Commission aura la possibilité d’utiliser sa capacité à faire des prêts sur le marché pour des pays comme la Grèce ou d’autres", et"je peux dire aux contribuables allemand que cela ne leur coûtera pas un euro", a ajouté M. Rasmussen.
« Il n’est de richesse que d’hommes », du leadership de l’Europe de la connaissance

Des atouts européens à faire fructifier dans le cadre de l’économie de la connaissance.
L’actualité internationale a tendance à se focaliser sur le G2 bien vite transformé en match « sino – américain » entre deux puissances rivales. La rivalité économique et militaire entre ces deux géants ne doit pas occulter le rôle majeur de l’économie européenne qui a la capacité de faire de l’économie de la connaissance le fondement de son attractivité et de sa réussite au niveau mondial.
L’Europe des 27 possède déjà une série d’atouts qui la place comme leader possible d’une compétition économique globale dans un monde multipolaire.
L’économie de l’union Européenne démontre sa prédominance dans de nombreux secteurs comme la pharmacie, la téléphonie mobile, les progiciels d’entreprise (avec l’allemand SAP, leader mondial) ou l’industrie du tourisme (53% des touristes internationaux se rendent en Europe qui est la première destination touristique mondiale).
Dans le classement de Fortune Globa, les entreprises multinationales européennes occupent 33% de l’ensemble des sièges des firmes contre 28% d’entreprises américaines.
Sur un plan plus macroéconomique, l’Europe réalise 30% du PIB mondial contre 24% pour les Etats-Unis et notre économie à 27 présente une diversité d’exportations et d’importations propre à une économie évoluée avec, à la fois, des biens produits faiblement transformés (produits laitiers, poissons, fer et acier) et des biens manufacturés à forte valeur ajoutée (produits pharmaceutiques, aéronautiques)
L’Euro, attaqué en ce moment par des spéculations financières honteuses qui s’appuient sur les difficultés de la Grèce, reste pour l’instant une monnaie solide. Elle constitue la deuxième monnaie de réserve derrière le dollar. Elle est la première devise pour l’émission d’obligations. La présence d’une banque centrale européenne indépendante rassure les marchés. Les socialistes que nous sommes doivent militer pour une meilleure coordination des politiques économiques au niveau européen. Pour que « l’Europe puisse marcher sur ses deux jambes », selon l’expression de Jacques Delors au moment de la création de l’Euro, nous devons trouver une stratégie budgétaire cohérente pour permettre un développement économiquement durable, c’est-à-dire socialement cohérent.
L’Union Européenne constitue aussi une zone d’attractivité pour l’économie internationale. Elle est la source de 35% des IDE (investissements directs étrangers) entrants dans l’Europe des 27. Cette attractivité se fonde essentiellement sur des systèmes de santé et éducatifs globalement performants.
Bien entendu, nous n’aurons pas la naïveté de Candide pour prétendre que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes européens possibles.
Le chômage structurel de 9% dans l’Union Européenne, qui dépasse les 12% dans certains pays, pénalise des millions d’actifs qui ne trouvent pas d’emplois. Dans beaucoup de pays ils doivent maintenant se contenter d’indemnisations qui ont été fortement diminuées sous la pression de la politique de déflation compétitive. En France, la création de pole Emploi a provoqué une « traque aux chômeurs. Le dumping social et fiscal, la directive sur les travailleurs détachés, font que c’est parfois la clause de la nation la moins favorisée sur le plan du droit social et de l’emploi qui s’applique. Nous devons impérativement nous doter de minimas sociaux européens, dans le cadre d’une Europe sociale qui reste encore à faire.
L’Union européenne continue de consacrer proportionnellement moins de dépenses à la recherche et au développement que les Etats-Unis ou le Japon (1.9% du PIB contre 2.1 et 2.6%). Créer « une économie de la connaissance », c’est-à-dire faire un choix d’investissement à long terme dans la ressource humaine est essentiel, alors que la crise réclame des plans d’urgence budgétaire. L’Irlandaise Maire Geoghegan Quinn est une des neuf femmes membres de la Commission. Première femme nommée ministre en 1979 pour le Gaeltacht, puis chargée des Affaires européennes, du tourisme pour terminer ministre de la justice avant de quitter le parlement en 1994 Maire Geoghegan Quinn est aujourd’hui en charge de la recherche et de l’innovation. Son budget est assez important et devrait permettre à l’Union européenne, non seulement de garder ses chercheurs souvent forcés à l’expatriation mais de créer des emplois notamment dans les industries pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
La gauche est minoritaire dans les gouvernements nationaux des 27. Ainsi 18 des 27 commissaires de la nouvelle Commission européenne appartiennent aux rangs des conservateurs ou des libéraux.
Ce sera une des missions des forces européennes progressistes de permettre à l’Europe de renforcer sa stratégie pour une économie de la connaissance qui mise sur les investissements dans l’éducation et la recherche, pour faire de la pensée de Jean Bodin une réalité « il n’est de richesse que d’hommes ».
En ces temps de sinistrose et de crise, il me semblait utile de rappeler les atouts de l’Europe, mais aussi de montrer que l’économie de la connaissance, fondement de notre attractivité et de notre compétitivité au niveau mondial, doit être soutenue.
Nous avons donc des richesses à faire fructifier ensemble. Et ses richesses sont avant tout humaines. Le combat s’annonce rude pour faire triompher nos idées.
Mon Corps, Mes Droits: pour une santé maternelle universelle – Journée internationale de la Femme
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Mon Corps, Mes Droits :
Toutes ensemble pour une santé maternelle universelle
En vue de la Journée internationale de la Femme en 2010, le PSE Femmes lance une campagne sous le slogan « Mon corps, mes droits ». Le PSE Femmes entend ainsi centrer sa campagne sur le thème plus général de la santé et des droits génésiques et sexuels des femmes. « Mon corps, mes droits » est une campagne qui s’étend sur un an et qui est axée sur trois piliers : la défense du droit universel à la santé maternelle, la lutte contre la violence envers les femmes et la Journée mondiale contre le SIDA.
La Journée internationale de la Femme se déroule cette année alors que se réunit la Commission de l’ONU pour la condition de la Femme, qui commémorera le 15ème anniversaire du programme d’action de Beijing. L’objectif du programme d’action était de créer une plateforme pour la promotion des droits des femmes avec des objectifs spécifiques dans les différents domaines politiques. Pourtant, quinze après son lancement, le programme d’action est loin d’avoir atteint ses objectifs, tant en Europe que dans le reste du monde, en particulier en ce qui concerne les droits génésiques et sexuels des femmes. Nous constatons même une régression en la matière. Malgré les efforts supplémentaires consentis dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui contribuent directement à améliorer les droits des femmes et à renforcer l’égalité des sexes, y compris la santé maternelle, il semble que nos objectifs ne seront pas atteints à l’horizon 2015. Par conséquent, le PSE Femmes a décidé d’ouvrir sa campagne « Mon corps, mes droits » en lançant un appel particulier afin de garantir l’universalité de la santé maternelle.
A lire: la déclaration appelant les gouvernements à réitérer leur engagement envers la santé maternelle afin de garantir un renforcement des capacités des femmes dans le domaine de la santé, de leurs droits sexuels, socioéconomiques et financier.
Pour en savoir plus: www.pes.org

