social-écologie
Pour le changement, une convention nationale d’unité
Il y avait un très bonne ambiance à la Convention nationale hier. Beaucoup de jeunes réunis autour de trois mots: Unité, Unité et Unité à l’ombre de la bibliothèque François Mitterrand, lieu de recherche et d’innovation. Pas de meilleur endroit pour présenter le projet sur le thème "Le changement" qui est notre force. Il a commencé avec les Français et il leur est maintenant présenté. Après deux ans le parti socialiste est prêt. Belle énergie autour de ce projet et cette démarche globale qui inclut l’énergie, l’Europe, le commerce, la justice basés sur les concepts de l’ innovation, production et protection.
Un projet socialiste, humaniste, féministe et écologiste: en avant 2012!
Nous avons élaboré et voté un projet qui nous ressemble et nous rassemble tous, socialistes, humanistes, féministes, écologistes. Un projet cohérent avec la vision de la société dans laquelle nous voulons vivre, avec le monde que nous voulons construire pour nous-mêmes, et surtout pour les générations qui nous suivrons. Ce projet, il faudra le porter, et le revendiquer haut et fort, de sorte qu’il ne s’agisse pas de belles paroles et de douces promesses. Les Français ont besoin de changements, de propositions concrètes. Nous sommes ce changement et nous devons montrer notre force en la matière. Notre légitimité ne doit pas reposer sur une simple pensée anti-sarkoziste ou anti-lepéniste. Il ne s’agit pas de rester figés dans l’opposition, mais bien de rassembler les forces de gauche et d’avancer ensemble dans la même direction.
Notre projet ne se limite pas à l’expression de concepts et d’idées. Il tient sur des propositions concrètes, et ce dans tous les domaines : économie, justice, emploi, éducation nationale, défense, fiscalité, recherche… Des grandes réformes comme des petites mesures qui nous demanderons de repenser notre façon de vivre, de considérer la société, le monde, dans lequel nous vivons. Du concret ! Car c’est de ça dont nous avons besoin aujourd’hui. Les idées, nous les avons depuis bien longtemps.
Si nous voulons que notre société se montre plus juste, plus responsable et plus solidaire nous devons commencer par mieux assurer l’avenir des jeunes générations. C’est l’un des points phares sur lequel nous voulons insister et auquel nous croyons. C’est pourquoi, dans le programme, nous avons considéré que les réformes concernant les écoles primaire et maternelle, et les premiers cycles universitaires, doivent être des priorités pour l’éducation nationale et tout particulièrement le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Une telle ambition envers les plus jeunes passe également par une aide à l’accès à l’emploi. Les derniers chiffres du chômage le démontrent, malheureusement. Aussi, nous proposons la création, dès 2012 – 2013, de 300 000 emplois – jeunes dans les secteurs de l’administration publique et de l’économie sociale. Ce secteur de l’économie sociale est en pleine évolution. Ce serait une erreur que de ne pas aider à son développement. Autre idée complémentaire, face à l’abus d’utilisation des stages auprès des jeunes générations, nous voulons mettre en place une requalification de ces derniers en contrats de travail. Et, autre proposition, nous pensons généraliser l’utilisation du CV anonyme afin que la sélection à l’embauche ne se fasse plus qu’au nom des compétences.
Vouloir instaurer une société plus juste, plus responsable et plus solidaire, demande à repenser le modèle d’entreprise et d’économie que nous voulons. Ainsi, l’entreprise doit se montrer plus morale. Par exemple, il est plus que nécessaire de limiter les écarts de salaire au sein d’une même entreprise, et ainsi y réduire les inégalités. C’est pourquoi nous proposons une limitation de ces écarts dans une échelle de 1 à 20, au sein des entreprises dont l’État est présent dans le capital. Autre exemple, nous souhaitons que les allègements de cotisations sociales et les aides de l’État ne soient réservés qu’aux entreprises ayant signé des objectifs d’égalité salariale entre hommes et femmes.
Penser l’évolution sociale, économique de notre société, impose de repenser son fonctionnement écologique. Les trois sont forcément liés. Nous ne pouvons pas continuer aujourd’hui à nous appuyer autant sur l’énergie nucléaire. La catastrophe de Fukushima a tiré la sonnette d’alarme et montré les limites de ce système énergétique. Nous devons inverser le « mix énergétique » pour donner une part beaucoup plus grande aux énergies renouvelables, jusqu’à atteindre, à terme, une sortie totale du nucléaire. Avant d’entamer ces grandes réformes, nous proposons des premières mesures écologiques avec l’application d’une TVA plus importante sur les produits dont la fabrication et le transport polluent le plus.
Ces quelques thématiques et mesures proposées ne sont que des exemples. Nous pourrions discuter de bien d’autres ! Mais n’oublions pas que notre projet ne concerne pas que la France. Il concerne l’Union européenne, et le rôle que nous voulons y jouer. Il concerne le monde dans lequel nous nous intégrons. Ainsi la place donnée aux Français de l’étranger n’est pas négligeable. Ces derniers n’ont pas été oubliés dans l’élaboration de notre projet, ils ne doivent pas l’être non plus dans sa mise en œuvre.
Marine, enfant du carbone
Je voulais partager avec vous cet article de Jean-Marc Jancovici, paru dans Les Echos.
Jean-Marc Jancovici
Chroniqueur – Ingénieur-conseil
Quel rapport entre la première place dans les sondages de Marine Le Pen et le carbone ? Posée comme cela, la question rappelle fortement les blagues absurdes de notre adolescence. Et pourtant, non seulement la réponse existe, mais elle permet d’affirmer que, tant que nous ne nous mettrons pas la décarbonisation de l’économie au sommet de nos actions, ce qui nous attend au bout du chemin est hélas uniquement le chaos et le totalitarisme. En 2004 déjà, Marcel Boiteux, peu suspect d’être partisan de l’abandon de la démocratie, proposait ce genre de conclusion. Le grand homme avait-il abusé des mêmes substances que votre serviteur ?
Commençons par le commencement : l’économie n’est qu’une machine à transformer des ressources. De l’ordinateur sur lequel je tape ce manuscrit au papier sur lequel vous lirez ces lignes, tout ce qui a permis d’aller de l’un à l’autre (réseau télécoms, photograveurs, rotatives, usines de papier, usines de camions, puits de pétrole et raffineries, centrales électriques, magasins de journaux, et j’en passe) est constitué de ressources naturelles transformées par l’homme.
Or, par définition, même en physique, l’énergie est la grandeur qui quantifie le degré de changement d’un système. Il n’y a donc pas de transformation sans énergie, et donc pas d’économie sans énergie, fût-ce celle de nos muscles. Cette dépendance est devenue massive dans le monde moderne, car, depuis un siècle, pétrole, gaz, charbon et uranium ont permis de multiplier par plusieurs centaines la seule force de nos bras et de nos jambes, et par ce même multiple les flux de matière qui alimentent notre système productif.
Sans énergie, plus de transports, de tracteurs et d’engrais, d’hôpitaux, d’usines, de chaîne du froid, d’ordinateurs (et donc plus de banques, ni de téléphone), de pompes (donc d’eau potable), etc. ; sans exagérer, on peut dire que si, demain matin, la France devait être privée d’énergie, le PIB serait divisé par n’importe quoi entre 2 et 20, et évidemment notre pays sombrerait dans le chaos… et la dictature. Or la France importe 99 % de son pétrole, 97 % de son gaz, 100 % de son charbon, et 100 % de son uranium, même si ce dernier se stocke facilement. Et la quantité de pétrole et de gaz à la disposition des Européens (65 % du total à eux deux) a déjà commencé à baisser sous l’effet de la contrainte globale de stock. Rappelons que l’extraction d’un stock donné une fois pour toutes - ce qui est le cas pour le pétrole, le gaz et le charbon, qui ont mis des centaines de millions d’années à se former -ne peut rien faire d’autre, au cours du temps, que de passer un jour par un maximum pour décliner inexorablement ensuite. Le maximum mondial, nous y sommes pour le pétrole et nous y serons bientôt pour le gaz, même avec les gaz de schiste, qui déchaînent tant les esprits aujourd’hui.
Comme les Européens sont en compétition croissante avec les pays producteurs (qui ont de plus en plus de voitures) et les « émergents » (qui ont déjà pas mal émergé !), dès lors que la production mondiale de pétrole n’augmente plus, la quantité que nous pouvons importer décroît. La production de la mer du Nord, pour sa part, baisse depuis 2000. Résultat : - 10 % de pétrole disponible en Europe entre 2004 et 2009, et la tendance n’a aucune raison de s’inverser. Pour le gaz, c’est pareil : la mer du Nord a passé son pic de production il y a quelques années, et les importations ne compensent pas le déclin (et ne le feront pas à l’avenir) ; de 2005 à 2009, le Vieux Continent a eu 7 % de gaz en moins. Enfin l’Europe importe déjà 40 % de sa consommation de charbon, et comme c’est un matériau qui voyage mal et ne peut remplacer le pétrole dans les transports, la substitution ne se décrète pas si facilement.
Nous allons donc avoir moins de combustibles fossiles. Comme ces derniers fournissent 80 % de l’énergie mondiale (et 83 % en Europe) et que, pour des raisons physiques, nucléaire et renouvelables auront du mal à compenser en totalité, nous allons probablement avoir moins d’énergie tout court, donc moins de transformation, donc moins de valorisation monétaire de cette transformation, donc… moins de PIB. Quelques petits artifices financiers permettent de temporairement cacher la misère, en mélangeant bulles spéculatives (y compris sur l’immobilier) ou production de crédits (avec de l’endettement à la clef), mais la réalité physique nous rattrape désormais tous les cinq à dix ans, sous forme d’une crise plus ou moins grave, qui se manifeste par un choc pétrolier puis une récession. La seule question pour la prochaine est juste de savoir si elle sera en 2012 ou 2013 ! Tant que nous conserverons cette dépendance mortelle aux combustibles fossiles, nous connaîtrons périodiquement des récessions, et Marine Le Pen montera dans les sondages, même si elle n’a pas l’ombre d’un plan pour faire face au problème.
Eviter l’extrémisme porte donc un nom : c’est la décarbonisation de l’économie. Que tous les adversaires politiques de Marine Le Pen y travaillent un peu plus sérieusement qu’aujourd’hui !
Jean-Marc Jancovici est ingénieur et consultant, spécialiste de l’énergie et des questions climatiques
Pour un Grenelle de Gauche

Nous avons besoin d’un « Grenelle 3 » de gauche.
La croissance verte aurait dû être une chance pour la France depuis 3 ans. Le bilan n’est pas brillant. En recul sur de nombreux points par rapport au « Grenelle 1 », le texte du « Grenelle 2 » entérine le désengagement de Nicolas Sarkozy en matière d’environnement.
1. Recul sur l’énergie éolienne:
Au titre des énergies renouvelables, c’est surtout la filière éolienne qui reçoit un coup de frein. L’article 34 relatif aux implantations de champs éoliens finalement adopté prévoit les dispositions suivantes :
- soumission des éoliennes au régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)
- interdiction d’implanter des machines à moins de 500 mètres de toute habitation ou de zones destinées à l’habitation
- la disposition prévoyant un seuil minimal de 15 MW pour tous les futurs champs a été abandonnée mais le nombre minimum de mâts à installer est maintenu à cinq (et les éoliennes – nouvelle génération- ont une puissance moyenne de 3 MW !)
Dans ces conditions, les acteurs de la filière clament qu’il sera impossible d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle 1 pour 2020 de 25 000 mégawatts de puissance et 50 000 emplois. C’est même, selon le Syndicat des Energies Renouvelables, les 10 000 emplois actuels de la filière qui sont menacés.
2. Recul sur la lutte contre les pesticides:
L’engagement initial du Grenelle de l’Environnement était de diviser par deux l’usage des pesticides en 10 ans. La France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 4ème au niveau mondial.
Les amendements introduits témoignent que le gouvernement a cédé aux lobbies agrochimiques. La santé et la préservation de l’environnement passent au second plan après les intérêts économiques des fabricants de pesticides :
- un amendement assujettit « la restriction ou le retrait d’un pesticide à l’évaluation des effets socio-économiques » et non plus simplement sanitaires ou sociaux. Cela signifie qu’on ne pourra plus simplement retirer l’homologation d’un produit alors qu’on aura démontré sa dangerosité pour la santé et/ou l’environnement.
- Un nouvel article autorise la publicité pour les pesticides
3. Recul sur les transports propres:
La mise en œuvre de la Taxe Poids Lourds votée dans le Grenelle 1 a été reportée d’ « au moins un an » :
Cette taxe devait s’appliquer aux 800 000 camions de plus de 3,5 tonnes qui circulent chaque année en France. Cela représente un manque à gagner de 1,25 milliards d’euros de recette fiscales.
Par ailleurs, en dehors du Grenelle 2, le gouvernement a annoncé l’autorisation de circulation de camions de 44 tonnes en France, suite aux pressions des lobbies de l’agriculture intensive.
4. Recul sur l’habitat écologique:
Les obligations de performance énergétique et d’isolation des bâtiments sont reportées.
Il faut souligner également le manque d’ambition de la future Réglementation Thermique 2012 pour les bâtiments neufs par rapport à ce qu’avaient souhaité les députés Bataille et Birraux dans leur rapport présenté en décembre dernier.
Ce document préconisait entre autres l’instauration d’une limite d’émission de CO2. Mais finalement aucune limite n’a été retenue, les émissions de CO2 des bâtiments neufs devant seulement être indiquées à compter de cette date.
5. Recul sur l’étiquetage écologique :
L’engagement de rendre obligatoire l’étiquetage écologique des produits, notamment leur bilan CO2, devient une simple « expérimentation ».
Nous sommes dans le court terme, la soumission aux pressions des lobbies dont on voit les conséquences aux Etats-Unis et, pendant ce temps, nous ne traitons pas le problème environnemental. Les forces de gauche doivent avancer sur tous les points nommés ci-dessus et montrer une forte ambition dans la mise en place d’un modèle qui nécessite l’égalité d’accès aux équipements et aux sources d’énergie renouvelables par l’introduction d’une fiscalité incitative et non punitive.
Pour une Taxe « Robin des Bois » sur les transactions financières
Je soutiens la pétition citoyenne adressée au G20 pour la mise en place d’une Taxe Robin des Bois : la taxation des transactions financières (TTF).
Cette initiative est en cohérence avec les demandes du PSE en faveur d’une taxation sur les transactions financières, et elle est soutenue par de nombreux partis socialistes européens, parmi lesquels le PS, le SPD et le SPÖ.
Une taxe, même à un taux très faible, sur les 6000 milliards de dollars qui s’échangent quotidiennement sur les marchés financiers, jouerait un rôle de responsabilisation et stabilisation des acteurs du système, dont la spéculation a provoqué les dégâts que l’on connaît.
Surtout, cet outil fiscal dégagerait chaque année des ressources considérables, permettant d’agir en réponse aux défis globaux du XXIe siècle : lutte contre la pauvreté, aide au développement, financement de l’adaptation pour les pays les plus vulnérables au changement climatique, lutte contre les pandémies …
Au sein des Etats de la zone Euro, alors que les plans de rigueur se succèdent, il est enfin temps de faire un pas vers la régulation financière, et de faire preuve solidarité.
Retrouvez cette initiative à l’adresse www.makefinancework.org/?lang=fr/
Politique environnementale – politique économique : sœurs siamoises
Suite à une série de séminaires sur le thème de l’environnement auxquels j’ai assisté récemment ainsi que la conférence de Brice Lalonde que vous pouvez trouver sur le site de l’Institut au www.iiea.com j’ai quelques réflexions à partager avec vous.
L’économie verte ne se développera pas au travers des investissements étatiques s’ils ne sont pas suivis de mesures incitatives au changement. La France était, grâce au rôle visionnaire de l’Etat, leader mondial en énergies solaires, en énergies marémotrices et en nucléaire 4ième génération. Elle avait par exemple le plus gros parc de véhicules électriques (EDF, les PTT…) et aujourd’hui plus rien, faute de relai dans le privé. Il est aussi un fait que les acteurs économiques cherchent avant tout le rendement financier. L’absence de stratégie à long terme de la part de l’Etat ne les incite donc pas à investir.
Autre handicap, la croyance en une croissance impliquant la création d’emplois tient plus du dogme que de la réalité. La création d’emploi est possible sans croissance, en respectant les impératifs économiques moyennant des politiques économiques et fiscales astucieuses.
Le dogme veut que la croissance crée l’emploi et la croissance crée le progrès par les gains de productivité. On comprend alors que si la croissance est inférieure aux gains de productivité il y a destruction d’emploi parce qu’il y a réduction du volume de travail. Autre possibilité la réduction du temps de travail par employé qui ne semble pas aujourd’hui l’objectif de celles et ceux qui accaparent nos ondes. Dans cette logique, le progrès humain passe par une croissance infinie qui reste impossible dans un monde fini. Ce dogme est à revoir.
Comment faire si on décide d’adopter une vision écologique et humaniste :
1/ La croissance doit être avant tout qualitative. Par exemple la croissance dans une production agricole standard augmente la pollution, gaspille les ressources fossiles et réduit les emplois. A l’inverse l’agriculture biologique à production égale, augmente le travail, économise les ressources et réduit la pollution.
2/ Vu du coté énergétique : 1kWh « sale » est aussi vertueux dans les calculs du PIB qu’1kWh propre, voire plus vertueux qu’1kWh économisé… alors que dans cette démarche une mine d’emplois existent (productions renouvelables, isolation des bâtiments, efficacité énergétique). Une étude Négawatt table pour +680 000 emplois nets en France en 2020 avec un scénario énergétique vertueux.
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L’analyste Sir Nicholas Stern démontre que le coût de l’inaction sera d’un ordre de grandeur supérieur au coût de l’action. Pour qui ? Et bien pour nous tous puisque l’impact du réchauffement climatique touchera le PIB de tous les pays, entrainera des déplacements massifs de populations et augmentera les flux migratoires. Enfin, il sera à l’origine de nouvelles tensions pour l’accès et le partage de l’eau au sein même des pays entre agriculteurs et citoyens.
La solution est simple et désagréable pour certains. Elle passe par un meilleur partage des richesses.
L’écologie est probablement la meilleure voie pour un socialisme efficace.
L’environnement et nous
Depuis le 7 décembre se tient le Sommet de Copenhague sur le climat. Dans quelques heures tout sera fini et tous les Grands de ce monde y seront venus. Cela pourrait être de bon augure car on imagine mal qu’ils veuillent rentrer chez eux bredouilles face à des opinions publiques de plus en plus pressantes. Mais comme la résolution des problèmes climatiques semble passer essentiellement par des questions financières les blocages sont nombreux et l’espoir d’un accord diminue chaque jour. Voilà pourtant une nouvelle occasion de réunir la communauté internationale autour de la question du changement climatique. Une nouvelle occasion aussi de nous rappeler combien l’environnement et le développement durable nous concernent tous… Il en va de notre présent, de notre futur et de celui de nos enfants.
Il est dommage que le sujet ait été autant « négligé » par l’ensemble des partis politiques jusqu’à ces dernières années, à tel point qu’il en était devenu l’exclusivité des Verts. Cela ne peut plus être le cas. L’environnement appartient à tous, car il appartient à tous la responsabilité d’un juste développement écologique et social. La protection de l’environnement ne peut être pensée sans une dimension sociale, inhérente à la place de l’homme dans la société. Le Parti Socialiste l’a compris. L’environnement est indissociable du social.