Mon courrier au ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur la situation préoccupante du financement des AESH en Colombie

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J’ai adressé un courrier au ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ainsi qu’à la directrice de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), Claudia Scherer-Effosse, au sujet de la situation préoccupante du financement des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) en Colombie.

En effet, le taux horaire actuellement fixé par l’AEFE pour la Colombie – à hauteur de 22 522,50 pesos colombiens, soit 5,21 euros au taux de chancellerie en vigueur – apparaît en fort décalage avec la réalité du marché local, le coût de la vie, les compétences requises pour l’accompagnement de ces élèves, ainsi qu’avec les taux horaires pratiqués dans la région.

Or, les AESH doivent souvent justifier de compétences professionnelles spécifiques et de compétences linguistiques en langue française. Ce faible niveau de rémunération ne permet pas de recruter et de fidéliser des professionnels qualifiés. Dans certains cas, cette situation fait peser un risque réel de déscolarisation, en particulier pour des familles en grande précarité sociale, déjà bénéficiaires d’une bourse scolaire à 100% et suivies par les services sociaux locaux. Elle conduit également certains établissements à compenser sur leurs fonds propres le sous-financement de l’AEFE, alors même que plusieurs d’entre eux rencontrent de sérieuses difficultés financières.

Dans ce contexte, il apparaît essentiel de revaloriser dans les meilleurs délais le taux horaire applicable en Colombie à hauteur de 50 000 COP, soit la moyenne du taux horaire constaté au réel pour 2026, ou de prendre en charge au réel les frais liés au recrutement des AESH afin de répondre de manière plus juste aux besoins spécifiques de ces élèves.

Retrouvez ci-dessous mon courrier :


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