En commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, nous avons auditionné, mercredi 4 février, Gaspard Estrada, directeur exécutif de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC) à Sciences Po et politologue à l’unité du sud global à la London School of Economics.
Je l’ai interrogé sur l’actualité électorale en Haïti et La Barbade ainsi que sur les conséquences du blocus américain à Cuba :
- Il y a une impasse politique très inquiétante en Haïti. La CARICOM a tenté de s’impliquer et mené des négociations en servant de médiatrice, sans trop succès malheureusement puisque le mandat du conseil présidentiel de transition, qui doit prendre fin le 7 février 2026, ne débouche pas sur un accord politique avec les différents partis. Comment peut-on évaluer l’efficience et les limites actuelles de la CARICOM ?
- Pour La Barbade, des élections législatives se tiennent le 11 février. La Première ministre Mia Mottley, en poste depuis 2018, brigue un troisième mandat, ce qui créé une forme de résistance dans le pays. Est-ce une forme de stabilité politique ou au contraire cela fragilise-t-il les institutions ?
- Enfin, à Cuba, le blocus américain étouffe l’économie du pays. Donald Trump a réitéré des menaces en faisant valoir que l’île représentait une menace « exceptionnelle » pour la sécurité des Etats-Unis. Un dialogue est malgré tout engagé avec La Havane. Quel rôle les acteurs extra-régionaux pourraient avoir, notamment la France, dans ce processus. La politique des sanctions et des droits de douane s’inscrit-elle dans une démarche américaine qui pourrait redéfinir l’influence des Etats-Unis dans l’ensemble de la Caraïbe ?
Retrouvez dans la vidéo ci-dessous mes questions et les réponses de Gaspard Estrada :
Audition de Gaspard Estrada, spécialiste de l'Amérique latine et des Caraïbes, directeur de l'OPALC
