Présentation à l’IRIS SUP’ de mon rapport sur la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE)

Partager cet article

Lundi 9 février, j’ai présenté devant les étudiants de l’IRIS Sup’ mon rapport d’information sur la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE).

Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et la perspective d’un désengagement partiel des États-Unis, j’ai rappelé que le principe d’une BITDE peine à se concrétiser : si des coopérations intégrées existent notamment concernant les missiles ou l’aéronautique, d’autres secteurs restent dominés par des logiques strictement nationales.

Ce rapport met en avant plusieurs enjeux tangibles : la domination et la dépendance persistante au chasseur américain F-35 sur le marché européen ; les difficultés rencontrées par certains grands programmes en coopération comme le Système aérien du futur (SCAF) ou le Système principal de combat terrestre (MGCS) ; ou encore la nécessité d’investir massivement dans les technologies émergentes – intelligence artificielle, cyber, spatial, quantique – pour éviter un décrochage stratégique.

L’augmentation des budgets de défense – certains États visant 3,5 % du PIB conformément aux objectifs de l’OTAN – pose également la question de leur acceptabilité au sein des opinions. L’effort de défense peut toutefois constituer un levier de réindustrialisation, d’innovation et de soutien aux PME et ETI du secteur.

À l’issue de ma présentation, j’ai échangé avec les étudiantes et les étudiants, qui m’ont notamment interrogé sur la place de la France, la complémentarité possible avec le Royaume-Uni, les garanties de sécurité attendues par les pays d’Europe orientale et les conditions d’une véritable autonomie stratégique européenne.

 

 


Partager cet article