Budget 2012 rejeté au Sénat, budget rectificatif 2011 rétabli à l’Assemblée-AFP 20/12/2011
Le chassé-croisé entre l’Assemblée et le Sénat sur les mesures de rigueur des deux plans Fillon a repris mardi, les députés ont rétabli le budget rectificatif de fin d’année qui avait été revu et corrigé par les sénateurs, tandis que ces derniers ont rejeté le budget 2012. Déjà sous la pression de la campagne présidentielle et du passage du Sénat à gauche, le marathon budgétaire est très agité cette fin d’année par la crise européenne, la perte probable de la note AAA accordée à la dette française et la récession prévue fin 2011-début 2012.
Le Sénat, à majorité de gauche, a rejeté en dernière lecture le projet de loi de finances (PLF) pour 2012 qu’il avait totalement remodelé en première lecture avec des mesures préfigurant le programme PS en cas de victoire de François Hollande, un texte que l’Assemblée avait rétabli ensuite dans sa mouture d’origine. Le PLF-2012 retournera mercredi pour un vote définitif à l’Assemblée, qui a le dernier mot.
De retour devant les députés après avoir été expurgé par les sénateurs de la plupart des mesures de rigueur du plan Fillon II, le budget rectificatif de fin d’année et ses plus de 5 milliards de hausses ciblées d’impôts a été rétabli dans la soirée à l’Assemblée quasiment dans la version votée en première lecture. Supprimés au Sénat, la hausse du taux de TVA à taux réduit de 5,5% à 7%, le gel en 2012 et 2013 du barème de l’impôt sur le revenu et de l’impôt de solidarité sur la fortune ou la majoration de 5% en 2012 et 2013 de l’impôt sur certaines sociétés ont été réintégrés lors de cette nouvelle lecture. Mesure la plus controversée, l’augmentation du taux réduit de TVA, sauf pour l’alimentation, l’énergie, les cantines scolaires et les services aux handicapés, pourrait connaître d’infimes aménagements. Un délai a été voté dans la soirée pour certains travaux dans les logements et pour la vente de livres imprimés. Seule surprise, les produits antiparasitaires ne bénéficieront plus du taux réduit de TVA, selon un amendement du gouvernement. […] Affirmant que les principales mesures du texte portent sur les ménages, Christian Eckert (PS) lui a lancé: "Pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre que le gel du barème va toucher tous les contribuables. Vous me l’avez confirmé, 200.000 foyers vont entrer dans l’impôt sur le revenu". "Madame la ministre, je vous remettrai un AAA: austérité autoritaire la plus anti-sociale", a ironisé Jean-Pierre Brard (app. PCF). […]Le projet de loi reviendra devant les sénateurs mercredi, puis devant les députés mercredi soir ou jeudi pour un ultime vote.
Mais un nouveau budget rectificatif est déjà annoncé pour le premier semestre 2012 pour appliquer l’accord européen de stabilité du 9 décembre. La gauche y voit la confirmation qu’un troisième plan de rigueur se profile, ce que le gouvernement continue à démentir. Convaincu qu’il faudra "7 milliards d’économies supplémentaires dès début 2012", Charles de Courson (NC) a appelé Mme Pécresse à les préciser "dès maintenant".
Liquidation judiciaire du Laboratoire cinématographique LTC – Communiqué du Parti socialiste
Le Parti socialiste partage l’émotion de tous les professionnels du cinéma suite à la décision de liquidation judiciaire du Laboratoire cinématographique LTC de Saint Cloud prononcée ce jeudi 15 décembre.
La nécessaire mutation technologique de l’industrie cinématographique vers la production et la diffusion numérique ne peut se faire sans l’accompagnement des techniciens et des personnels qui ont su assurer sa qualité et sa préservation. La décision des dirigeants de LTC et de son actionnaire QUINTA d’interrompre brutalement un plan social en cours de négociation au profit d’une liquidation judiciaire est l’expression d’un profond mépris de ces hommes et femmes laissés dans une totale incertitude de leur avenir. C’est un patrimoine culturel de compétences et de savoir faire que représentaient leurs métiers qui est désormais abandonné.
Plus que jamais, le Cinéma doit rester un art, une industrie d’exception culturelle qu’il convient de protéger. Il ne peut être laissé aux seuls intérêts spéculatifs et financiers.
Réunion du mercredi 14 décembre 2011 (commission des affaires étrangères et de la défense)
La Commission a rendu un avis sur les Contrats d’objectifs et de moyens entre l’Etat et l’Institut français pour la période 2011-2013.
Pour lire mon intervention cliquer ici
Réunion-débat au local du « Partito Democratico »
La section PS de Rome a organisé, le lundi 12 décembre, une réunion-débat à laquelle étaient conviés les militants et les sympathisants ayant participé aux primaires citoyennes. Notre candidate aux élections législatives, Daphna Poznanski, était parmi nous. Nos échanges furent très intéressants et chaleureux. La victoire historique de la gauche au Sénat et ses conséquences pour la vie politique française, la situation de nos compatriotes résidant à l’étranger, les priorités d’un programme de gauche à l’étranger, l’actualité française et les débuts de la campagne de notre candidat, François Hollande, ont été autant de thèmes passionnants que nous avons abordés.
Avec les militants de la section, nous nous sommes ensuite retrouvés dans une "Trattoria" près de Campo dei Fiori, quartier typique de Rome. Ce fut un plaisir de retrouver nos camarades.
Voyage à Rome : 12 et 13 décembre 2011
Une impression générale pour commencer : tout dans ce poste semble tendre, avec succès, vers la divulgation de la conception française de la culture. Un travail remarquable de partenariat, en complémentarité avec les autorités locales, a permis l’affirmation de cette volonté de s’inscrire dans le programme culturel local. Il n’en demeure pas moins que la situation des recrutés locaux doit absolument évoluer. Je sais que le poste s’en préoccupe. Je vous livre maintenant mes impressions plus détaillées.
Lundi 12 décembre. M. l’Ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, Stanislas de Laboulaye, m’a accordé un entretien. Il m’a confirmé la bonne représentation française au Vatican. Il m’a fait part de sa préoccupation de l’utilisation de moins en moins fréquente, dans les échanges, de la langue française, mais également de l’italien : au Vatican aussi on parle de plus en plus l’anglais. Il s’est félicité de la présence française toujours importante dans le domaine de la pensée et dans le domaine culturel.
M. l’Ambassadeur de France en Italie, M. Rochereau de la Sablière, avait organisé au Palais Farnese un apéritif avec la communauté française. Il m’a fait part de sa satisfaction du bon fonctionnement du réseau culturel. Depuis son arrivée, il a eu à cœur d’ouvrir le Palais Farnèse aux Italiens permettant ainsi un renforcement des échanges et un travail en coopération très étroit et fructueux avec les autorités culturelles italiennes. Le réseau culturel a été rationnalisé, l’Alliance Française a retrouvé toute sa place. Le réseau culturel se trouve maintenant renforcé à Rome.
Au lycée Chateaubriand, les professeurs ont appelé mon attention sur les problèmes récemment soulevés lors de la visite d’un représentant de l’AEFE et pour lesquels ils regrettent de ne pas avoir obtenu de réponses. La réalité de la situation italienne n’est pas prise en compte : l’ISVL est insuffisante, l’avantage familial n’a pas été revu, les retraites n’ont pas été revalorisées. Ils ont également appelé mon attention sur l’impossibilité de bénéficier de congés longues maladies. Ils ont regretté que le fait de vivre à l’étranger rende si difficile tout dialogue. Il leur est trop souvent opposé qu’ils ont beaucoup de chance et n’ont donc rien à exiger. Ils regrettent que le ministère de l’Education nationale ne fasse preuve d’aucune souplesse à leur égard. Enfin ils s’interrogent sur la politique de recrutement : l’objectif du ministère semble être 50% de titulaires. Si nous partons du constat que 80% des titulaires sont actuellement basés en Europe et que les postes créés sont affectés en Asie, nous risquons une désertification de certaines zones notamment en Afrique. Enfin, ils s’inquiètent du retard pris dans l’autorisation pour la mise aux normes des bâtiments du lycée. La conduite de ces travaux de mise aux normes pour les bâtiments du lycée est un sujet de préoccupation majeur des parents d’élèves que j’ai ensuite rencontrés. L’AEFE ne pourra s’engager qu’à hauteur de 1 million, 3 millions seront portés par les familles et un million sera pris sur les fonds de réserve. L’incidence sur les frais de scolarité sera donc très significative, de l’ordre de 165 € par enfant par an. Sur les 1492 élèves que compte le lycée, 691 sont français. Les parents d’élèves craignent que ne se développe le sentiment, chez les familles italiennes, d’entretenir les biens de l’Etat français. Les parents souhaitent être informés et intégrés dans le processus de décision en étant partie prenante du comité de pilotage des travaux. Ils rappellent que le plan d’orientation stratégique de l’AEFE 2010-2013 prévoit la meilleure prise en compte des représentants des parents d’élèves dans le fonctionnement des établissements. Ils regrettent l’absence de progrès dans ce domaine. Ils ont évoqué à ce sujet une circulaire du mois de septembre qui diminue la place des parents dans les instances scolaires.
Mardi 13 décembre. Lors de ma visite des locaux consulaires j’ai pu m’entretenir avec les représentants des recrutés locaux. Ils sont à peu près 150 dont 40 en poste au Saint-Siège et 100 au Palais Farnese et à la Villa Médicis. Ils dénoncent l’hétérogénéité des contrats qui bloque toute discussion. Les situations sont en effet très disparates. Au Palais Farnese les recrutés locaux ont des contrats privés individuels selon la loi italienne, à la Villa Médicis, ils disposent de contrats collectifs. Il est même un recruté local qui, présent pourtant depuis près de 25 ans, n’a qu’une lettre d’engagement et pas de contrat. Tous regrettent l’absence de marge de dialogue : Paris impose son cadre financier. L’augmentation annuelle prévue par la grille n’a pas été respectée depuis deux ans. L’absence de statut commun a pour conséquence majeure l’absence de reconnaissance par le droit italien. Ils revendiquent donc l’accès à un contrat local avec une convention collective ou à un statut proche de celui des professeurs résidents. Ils se heurtent cependant à une possible représentation syndicale par les syndicalistes italiens : la marge de manœuvre et de négociation des recrutés locaux est donc quasi-nulle.
La présidente de l’Association des Dames de Saint Louis m’a présenté le travail important de cette association d’entraide vieille de cent ans. L’assistance tant morale que financière est au centre de leurs préoccupations. Les bénévoles y font un travail de solidarité et d’accompagnement rendu de plus en plus nécessaire pour répondre aux besoins croissants qui touchent essentiellement les femmes retraités et issus des milieux artistiques. Il manque 12 mille euros sur les 61 000 nécessaires pour faire face aux demandes.
2 décembre – Conférence à l’Allliance Française de Cork
Ainsi que je le souligne dans mon discours, cette génération est la première qui ne considère pas ses perspectives d’avenir avec espoir, la première qui pense aller vers un futur où le progrès n’est pas envisageable, comme il pouvait l’être pour les générations précédentes. Ce sentiment est généralisé parmi les jeunes, en témoignent les mouvements d’ "indignés" qui fleurissent un peu partout dans le monde. J’ai suivi avec attention les activités du mouvement local, "Occupy Cork". Je partage avec vous deux coupures de presse provenant du journal diffusé localement. Lors de sa Convention progressiste, le PSE avait mis à l’honneur un chef de file du mouvement des indignés espagnols. Une discussion vive et honnête s’en était suivi avec trois représentants des partis socialistes des Pays-Bas, du Portugal et de Belgique. Il est important de créer des ponts avec toutes celles et tous ceux qui se sentent dépouillés de leurs illusions, tentés par les extrêmes alors que la crise de confiance entre les citoyens et les politiciens est profonde. La culture a aussi son rôle en politique, pour créer des ponts entre les générations qui partagent les mêmes inquiétudes, et les mêmes indignations.

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Réunion du mercredi 7 décembre 2011 (commission des affaires étrangères et de la défense)
En réunion de Commission, nous avons abordé la place et rôle de la France au sein de l’OTAN et au regard de l’Europe de la défense. Le partenariat entre l’UE et l’OTAN est indispensable. Il est essentiel que l’UE et l’OTAN travaillent ensemble, tout en préservant la PESD.
Pour lire le compte-rendu cliquer ici
Décret relatif à l’élection du Président de la République
Lors du Conseil des ministres du mercredi 7 décembre, le ministre de l’Intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, M. Claude GUÉANT, a présenté un décret relatif à l’élection du Président de la République. Ce décret prévoit que les électeurs résidant hors de France qui sont inscrits sur une liste électorale en France choisiront dorénavant de voter en France ou à l’étranger non seulement pour l’élection présidentielle, mais aussi pour les élections législatives et celles des membres de l’Assemblée des Français de l’étranger. Par ailleurs, il précise les conditions dans lesquelles les listes électorales consulaires pourront être communiquées aux électeurs, candidats, élus des Français de l’étranger et partis politiques. Enfin, il actualise les règles de fonctionnement des bureaux de vote à l’étranger.
Décret ici
Violences faites aux femmes
J’ai participé, le mercredi 30 novembre 2011, au colloque « Construire ensemble une réponse cohérente et efficace contre les violences faites aux femmes » organisé par l’association ECVF- Elu-es Contre les Violences faites aux Femmes.
Nous avons un défi politique à relever. Les violences faites aux femmes constituent un sujet sociétal majeur, tous les milieux et toutes les cultures sont concernés. Aujourd’hui, en cette fin d’année 2011, le constat demeure très préoccupant. L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales vient de publier des chiffres effarants : 222.000 femmes sont victimes chaque année de violences sexuelles et, en France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon.
Pourtant notre cadre législatif a progressé. Depuis 2004, les mesures d’éloignement du domicile du conjoint violent sont inscrites dans la loi. Depuis 2010, une ordonnance de protection des victimes peut être prise pour protéger les femmes avant ou après leur dépôt de plainte et le délit de violences psychologiques au sein du couple est reconnu.
Or les participants ne manquaient malheureusement pas d’exemples tragiques pour illustrer la difficulté d’application de ces mesures : ordonnances de protections prises avec retard, places d’hébergements manquantes, éloignement du domicile du conjoint violent non effectives, violences psychologiques non prouvées… et ces femmes violentées risquent une fois encore leur vie, sans avoir l’énergie de porter plainte la fois suivante.
Les raisons en sont multiples. Insuffisance des formations des professionnels (forces de l’ordre, assistantes sociales…) qui doivent recueillir le témoignage des victimes et assurer leur accompagnement, absence ou manque de régularité des campagnes d’information, réduction des financements des centres d’hébergement, baisse sans précédent des subventions aux associations d’aide aux femmes victimes de violences sont autant de freins majeurs à une amélioration de cette situation tragique.
Membre de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, j’aurai à cœur de me saisir de ce défi politique majeur pour notre démocratie qu’est la lutte contre les violences faites aux femmes.
Vote du budget 2012 au Sénat : quel plaisir de pouvoir enfin voter un texte de gauche !
La majorité sénatoriale a fait la démonstration qu’il est possible de réduire les déficits tout en menant une politique plus juste. Nous avons réintégré dans le budget de l’Etat plus de 11 milliards d’euros, essentiellement en supprimant ou en diminuant les avantages distribués par les cadeaux fiscaux et les très nombreuses niches créées par le gouvernement.
Notre objectif a été d’introduire plus d’égalité fiscale entre les citoyens en consolidant la progressivité des impôts et plus de justice fiscale entre les entreprises, avec notamment une limitation à 50% de cumul des dérogations de l’impôt sur les sociétés. L’examen des Recettes nous a fourni l’occasion de porter une attention particulière aux collectivités locales.
Les sénateurs socialistes ont montré qu’une voie plus porteuse d’avenir que celle qui nous a été proposée par le gouvernement est possible. Il demeure que les 500 milliards d’endettement supplémentaires générés par le quinquennat Sarkozy seront une lourde contrainte pour ceux qui gouverneront la France demain.
En votant ce budget profondément remanié, le Sénat donne le signal du changement que notre pays attend. Nous avons montré que la gauche est une véritable alternative.
De Dublin
Vu de Dublin… il faut espérer que le Conseil Européen du 9 décembre prochain prendra conscience de la sagesse de Delors et quelques autres qui croyaient vraiment à l’Union européenne et avaient une vision pour son avenir. Le débat actuel sur la notion de la souveraineté fiscale se déroule dans la confusion la plus totale. Les limites de cette "souveraineté" sont cependant beaucoup plus étroites que certains veulent le laisser penser. La mondialisation est passée par là et en a changé la définition.
On peut critiquer la rigidité et l’aveuglement d’Angela Merkel, résolument tournée vers le passé mais il faut aussi condamner les commentaires actuels sur l’Allemagne qui font état d’un racisme latent anti-allemand inquiétant. Madame Merkel a, d’ailleurs, bénéficié du soutien de Nicolas Sarkozy jusqu’au moment où ce dernier a compris que sa position mettait en danger la notation AAA de la France. La sortie du problème financier ne réside pas dans une nouvelle vague d’attaques de l’Allemagne ou de la discipline monétaire et fiscale mais bien d’une prise de conscience que chacun doit y mettre du sien plutôt que continuer à essayer de protéger ses propres aux intérêts au détriment des autres.
Budget 2012 : Redonner des moyens à notre diplomatie.
Le Sénat a examiné le mardi 29 novembre 2011 les crédits pour la mission Action Extérieure de l’Etat. Je vous propose de prendre connaissance de mon intervention.
L’exercice budgétaire qu’impose l’examen de la loi de finances en général et, aujourd’hui, celui de la mission « Action extérieure de l’Etat » doit être pour nous l’occasion de nous interroger sur la vocation de notre diplomatie, sur ce que nous souhaitons en faire et sur ses perspectives. Une vision, une impulsion sont-elles proposées à travers les choix budgétaires qui nous sont soumis ?
Au quai d’Orsay, cela fait plusieurs années que nous sommes entrés dans une ère comptable. Cela fait même une quinzaine d’années que des postes sont supprimés dans notre réseau diplomatique.
Dans le même temps le ministère des affaires étrangères et européennes est devenu plus consulaire qu’il ne l’a jamais été. La protection des Français à l’étranger, la gestion de l’immigration et des visas sont devenus des missions centrales.
Pour lire l’intégralité
Rapport pour avis sur le programme 151« Français à l’étranger et affaires consulaires » :
REJET AU SÉNAT DU BUDGET 2012 DE L’ACTION EXTÉRIEURE DE L’ÉTAT
Hélène CONWAY-MOURET, Jean-Yves LECONTE, Claudine LEPAGE et Richard YUNG, sénateurs socialistes représentant les Français établis hors de France, se félicitent du rejet par la Haute assemblée des crédits de la mission budgétaire « Action extérieure de l’État ».
Ils dénoncent l’application d’un rabot de 14,3 millions d’euros à une mission déjà « à l’os ». Ils rappellent que le ministère des affaires étrangères contribue de longue date à l’effort de réduction des dépenses publiques. Depuis 2006, 1.400 emplois ont été supprimés à l’administration centrale et dans le réseau diplomatique et consulaire. L’austérité budgétaire imposée par le Gouvernement a notamment pour conséquence une grave détérioration de la qualité du service public consulaire.
Les principales victimes du plan de rigueur seront l’Institut français et l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), qui verront chacun leur subvention amputée de 3 millions d’euros. Ces coupes sombres vont indubitablement compromettre la nécessaire mise à niveau du parc immobilier de l’AEFE ainsi que l’ajustement de l’indemnité spécifique de vie locale (ISVL), qui égalise les conditions de ressources des agents de l’État en poste à l’étranger. Elles risquent également de perturber la mise en place de l’Institut français. In fine, c’est le rayonnement de la France dans le monde qui pâtira de ce coup de rabot.
Les sénateurs socialistes représentant les Français établis hors de France se réjouissent néanmoins de l’adoption, contre l’avis du Gouvernement, d’un amendement tendant à plafonner la prise en charge par l’État des droits d’écolage des lycéens français scolarisés dans un établissement d’enseignement français à l’étranger (PEC).
Présenté par Richard YUNG, rapporteur spécial de la commission des finances sur la mission budgétaire « Action extérieure de l’Etat », cet amendement propose de plafonner la PEC en fonction des revenus des familles. Ce dispositif vise à compléter le moratoire sur l’extension de la PEC au-delà des classes de lycée ainsi que la « cristallisation » des droits de scolarité pris en charge par l’Etat au niveau des frais de scolarité de l’année scolaire 2007-2008. Il permettrait de dégager des économies (10 millions d’euros en année pleine) afin de financer une partie de l’augmentation des bourses.
Les quatre sénateurs appellent les députés à entériner cette mesure, qui est un gage de justice sociale et de bonne gestion des finances publiques.
http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/
Fiche pratique : le service civique
Martin Hirsch, Président de l’Agence du Service civique, vient de m’apporter un certain nombre de précisions aux questions que je lui avais posées sur l’accès au service civique des jeunes Français résidant à l’Etranger. Je suis heureuse de pouvoir les porter à votre connaissance.
Aucune démarche particulière n’est à effectuer par les jeunes établis à l’étranger. Toutefois les frais de transport et d’hébergement ne sont pas obligatoirement pris en charge par les structures, cela peut constituer un écueil pour les missions en France. En revanche pour des missions à l’étranger les structures pourraient être davantage enclines à favoriser des candidats déjà établis dans une région ou un pays donné.
- Tous les jeunes Français de 16 à 25 ans, qu’ils résident en France ou soient établis à l’étranger, sont éligibles au service civique.
- Pour postuler à une mission les candidats doivent se connecter sur le site www.service-civique.gouv.fr et y ouvrir un « compte volontaire » pour accéder aux missions proposées tant sur le territoire national qu’à l’étranger. Il n’existe pas de liste des missions ouvertes, celles-ci étant continuellement renouvelées.
- Les candidatures doivent être adressées directement, via le site, aux structures qui proposent les missions et qui retiennent les candidats suivant des critères qui leur appartiennent.
Avec mes amitiés.
Hélène Conway-Mouret
26 et 27 novembre : deux jours à Bruxelles
Ces deux jours furent très riches en rencontres et en réflexion. A mon arrivée, j’ai rencontré notre candidat à la députation Philip Cordery, aussi l’un des principaux organisateurs de la Convention qui a réuni plus de 2 500 personnes en deux jours et fut un vrai succès grâce à la diversité et la qualité des débats. Le programme a aussi laissé le temps à la culture et a facilité les échanges. Nous avons fait le point sur sa campagne et sommes convenus du soutien que je lui apporterai. Après le travail budgétaire qui nous occupera jusqu’à la fin de l’année les premiers mois de l’année 2012 seront consacrés aux échéances électorales.
Ensuite j’ai participé à divers ateliers avant de modérer le débat qui a suivi la projection du film d’Anis Lassoued et Chema ben Chaaben « un été à Sidi Bouzekri ». Ce film donne la parole à ceux qui ne l’ont pas, ceux-là mêmes qui ont conduit la révolution. Attachant par ses personnages et la force de ses images, parfois choquantes mais toujours très respectueuses des personnes on ne peut que souhaiter à Anis de pouvoir continuer à produire ce genre de témoignages dont nous avons tant besoin.
Un atelier m’a particulièrement intéressé « LGT people equality and humans rights : are European socialists leading ? » Les problématiques soulevées pendant le débat ont montré tout le chemin qu’il nous faut encore parcourir.
J’ai eu le plaisir de retrouver des camarades de Berlin, Londres et Dublin dont les militants étaient venus nombreux mais aussi de prendre de nombreux nouveaux contacts.
Enfin dimanche matin Brigitte Tout avait invité les membres de la section FdM/ADFE à prendre un petit déjeuner au « Tout bon » à 10h. Nous nous sommes donc retrouvés à douze. Nous avons discuté pendant plus de deux heures des élections, du travail parlementaire et de la vie de la section. Ce moment est privilégié pour moi et reste le plus important. Je sais que je retournerai avec plaisir retrouver les amis et camarades bruxellois.
A Bruxelles pour la Convention progressiste européenne du PSE
Je serai à Bruxelles en fin de semaine, le 25 et 26 novembre, pour participer à la première grande Convention Progressiste organisée par le Parti Socialiste Européen. Le programme, disponible ici, est très riche.
J’y retrouverai des membres du PS français et du Labour irlandais, beaucoup de camarades parmi les 1600 participants attendus. Nous discuterons de l’avenir de l’Europe telle que nous la voulons: solidaire, généreuse, ouverte. Il sera question de préparer une sortie de cette crise de l’euro qui n’en finit pas, mais aussi de réfléchir à un nouveau modèle de société.
Beaucoup de blogueurs et indignés seront présents, notamment des acteurs des printemps arabes. Je serais heureuse de modérer un débat sur le rôle de la culture dans l’engagement politique samedi après-midi. Il fera suite à la projection d’un film de Anis Lassoued, "un été à Sidi Bouzekri", dont vous pouvez voir une présentation en cliquant ici.
Je vous invite à suivre les travaux directement sur le site du PSE et sur Facebook. Quand à celles et ceux qui seront sur place, j’espère que nous nous croiserons.