Recevez ma newsletter

Hélène Conway-Mouret

Hélène Conway-Mouret

Sénatrice des Français de l’étranger

Une journée de la vie d’une fonctionnaire.

Partager cet article

 

Il y a plus d’un an je partageais avec un collègue mon envie de créer un nouveau cursus qui nous permettrait de marier deux disciplines assez proches : le tourisme et les langues vivantes. La première offre une vitrine du passé, de la culture et la deuxième permet de la transmettre et d’en parler. Après avoir convaincu quelques collègues nous avons organisé une rencontre avec les professionnels du tourisme en janvier 2009. Ils étaient positifs et voulaient plutôt plus de langues sur la base que les compétences en tourisme peuvent s’apprendre sur le tas alors qu’il faut un peu plus de pratique et de temps pour l’apprentissage d’une langue. Puis, ce fut au tour des étudiants d’être sondés pour bien nous assurer que ce nouveau cursus les intéresserait. Nous ne pouvons pas proposer de nouveaux cours sans avoir complété une étude de marché. L’éducation c’est maintenant du business dans le sens que l’on ne peut pas perdre d’argent sur un cours. Il faut donc être assuré qu’il attirera un nombre suffisant d’étudiants. Nous sommes enfin passés à la phase « écriture des modules » pour aboutir à la phase finale du document de plus de 300 pages qui contient l’ensemble des recherches, des modules et de l’encadrement du futur cours.

Aujourd’hui 24 février, plus d’un an après la conception de l’idée, le cursus a été validé par un jury composé de sept personnes. Nous avons débuté à 9h ce matin par les présentations des personnes. Flanquée de mes deux directeurs de départements et accompagnée de mes collègues de la faculté de tourisme nous avons planché pendant plusieurs heures. Nous avons défendu nos choix et nos propositions. Les professeurs ont ensuite été entendus. Ce soir le verdict est tombé. Le programme est accepté mais est sujet à quelques conditions. Encore quelques réunions et des modules à revoir et puis, en septembre prochain, nous accueillerons nos premiers étudiants. Dernier message aux professeurs pour leur annoncer la bonne nouvelle et puis la fatigue mêlée à la satisfaction d’avoir réalisé un projet de longue date et de l’avoir réussi. Le prochain moment de bonheur sera le jour où je rencontrerai les étudiants. Le cursus prendra alors vie et ne sera plus seulement un gros livre, plein d’idées mises sur papier.

 


Partager cet article