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Hélène Conway-Mouret

Hélène Conway-Mouret

Sénatrice des Français de l’étranger

Intervention devant l’instance de dialogue gouvernement / Eglise catholique (21 février 2013)

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Je suis intervenue, au nom du ministre des affaires étrangère Laurent Fabius, dans le cadre de l’Instance de dialogue annuelle entre le gouvernement et l’Eglise catholique.  L’objet de cette réunion est de rendre compte de ce qu’est aujourd’hui la politique française en faveur de la liberté de religion ou de conviction dans le monde.

 

 

Le respect de la liberté de religion ou de conviction est devenu un thème majeur de l’agenda international depuis une vingtaine d’années environ, c’est-à-dire depuis la chute du Mur de Berlin. L’Union européenne a décidé récemment de se doter de « lignes directrices » pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction, qui devraient être adoptées au mois de juin prochain par le Conseil affaires étrangères. Ces lignes directrices s’inscrivent dans le Cadre stratégique de l’Union européenne en matière de droits de l’Homme et de démocratie adopté le 25 juin dernier. Elles doivent permettre de mener à 27 une politique plus cohérente, plus visible et mieux coordonnée à l’échelle du monde. La France, avec quelques autres partenaires intéressés, a participé activement à l’élaboration de ces lignes directrices. Nous avons plaidé, entre autres, pour un engagement constructif en faveur des pays qui sont prêts à réaliser des progrès concrets dans ce domaine grâce à notre coopération technique et juridique.

 

 

Notre politique est ancienne en la matière, même si nous souhaitons la renforcer au niveau européen. La France, conformément aux principes et aux conventions des Nations-unies, défend aux côtés de ses partenaires européens la liberté de religion ou de conviction partout dans le monde. Elles impliquent le droit d’avoir une religion et de la pratiquer, le droit de changer de religion ou le droit de ne pas avoir de religion. C’est une vision bien établie de ce principe que nous défendons se fondant sur l’universalisme des droits de l’Homme. Elle s’oppose à la vision, plus défensive, qui tend à promouvoir « le respect des religions » ou le combat contre la diffamation des religions, dans les enceintes internationales, au risque d’un glissement vers la pénalisation du blasphème, qui pourrait être à la source d’atteintes flagrantes à la liberté d’opinion et d’expression.

 

 

La France est par ailleurs attentive à la situation des personnes appartenant aux minorités religieuses. Nous sommes ainsi particulièrement préoccupés par la détérioration de la situation des minorités dont les droits sont violés dans différentes parties du monde. La France intervient auprès des Etats concernés, dès qu’elle le peut, dans le cadre de sa politique de défense des droits de l’Homme, afin qu’ils assurent la sécurité de leurs propres citoyens et les traitent tous de manière égale et digne.  Dans ce contexte, les liens historiques tissés avec les chrétiens d’Orient revêtent une importance particulière. Les autorités françaises sont très attentives à leur devenir.

 


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