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Hélène Conway-Mouret

Hélène Conway-Mouret

Sénatrice des Français de l’étranger

Cop 21 : une préparation sur de bons rails

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 Un mois avant la Conférence, les travaux avancent, la dynamique de la préparation de la COP21 est bonne. La publication des engagements de plus de 150 pays démontre un mouvement de fond en faveur d’un accord à Paris. Deux étapes majeures vont jalonner les semaines qui nous séparent de la COP : la pré COP, au niveau ministériel : organisée à Paris du 8 au 10 novembre, ouverte à toutes les Parties, elle permettra d’identifier les principaux points nécessitant une discussion politique pour parvenir à un accord ; plus de 60 ministres de tous les groupes de négociation ont confirmé leur présence ; il ne s’agira pas de négocier un texte mais d’explorer les voies de compromis ; l’ouverture de la COP, le 30 novembre, par les chefs d’État et de Gouvernement. Ils auront l’occasion de donner une impulsion forte, dès le départ, et un mandat ambitieux aux négociateurs, pour parvenir à un accord. Trois objectifs devaient retenir l’attention et mobiliser l’énergie des États membres de l’Union européenne : l’inclusion dans l’accord d’un mécanisme de révision quinquennal, pour nous permettre d’atteindre progressivement la barre des 2 degrés ; la valorisation de la finance climat : 62 milliards de dollars ont déjà été mobilisés, validés par l’OCDE à Lima. La barre des 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, n’a jamais paru aussi atteignable. La France prendra toute sa part à ces efforts, en mobilisant dès à présent 3 milliards d’euros par an, puis, à partir de 2020, 5 milliards d’euros par an. Tous les acteurs, les États mais aussi les banques multilatérales de développement et le secteur privé, doivent s’investir sur cette question. Le Conseil ECOFIN (des ministres des finances de l’Union) examinera des conclusions ambitieuses sur la finance climat le 10 novembre ; la réussite de l’agenda des solutions, « Lima-Paris Action Agenda », du 1er au 8 décembre, qui constitue un moyen visible d’afficher et d’agréger les engagements de tous les acteurs qui luttent concrètement contre le changement climatique. Une large place lui sera réservée lors de la COP, avec l’« Action Day » du 5 décembre. Ce sera un moment clé de la mobilisation de la société civile. Enfin, Ségolène Royal a souligné que l’Union européenne devait renforcer la valorisation de ses politiques. L’Union avait été exemplaire avec sa contribution à l’accord, ce qui a accéléré le processus de présentation des autres contributions nationales. L’Union européenne doit garder son rôle d’entraînement pour réaliser ces objectifs.

 

On peut aussi se réjouir des résultats de la douzième conférence des parties de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, qui s’est tenue du 12 au 24 octobre à Ankara. Cette réunion a confirmé l’importance de cet instrument pour atteindre les objectifs du développement durable adoptés à New York en septembre. Les États y ont souligné le rôle essentiel des terres et des sols pour répondre au triple défi de la sécurité alimentaire, de l’adaptation au dérèglement climatique et de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Ils ont appelé à déployer des mécanismes d’alerte précoce à la sécheresse afin de protéger les populations les plus vulnérables. A l’occasion de la conférence de Paris pour le climat, la France lancera deux initiatives pour appuyer ces efforts : "4 pour 1000: des sols pour la sécurité alimentaire et le climat", dont l’objectif est de développer la recherche agronomique afin d’améliorer les stocks de matière organique des sols ; et "CREWS", qui vise à équiper tous les pays pauvres et vulnérables de systèmes de prévention des catastrophes naturelles d’ici 2020

 


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