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Hélène Conway-Mouret

Hélène Conway-Mouret

Sénatrice des Français de l’étranger

Accueil d’une délégation de l’Assemblée populaire nationale de Chine

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Nous avons eu le plaisir avec mes collègues Sénateurs, Mireille Jouve, Catherine Dumas, Joëlle Garriaud-Maylam, Jean-Yves Leconte, Gilber-Luc Devinaz, Jérôme Durain, Claude Raynal, Alian Richard et Michel Forissier de recevoir au Sénat une délégation de l’Assemblée populaire nationale de Chine. Cette délégation était composée de sept députés, trois représentants de l’Ambassade dont l’Ambassadeur, M. Shaye Lu et de cinq fonctionnaires chinois.
Voici le lien d’un article de presse sur l’accueil de cette délégation : http://french.xinhuanet.com/2019-12/05/c_138608499.htm

En tant que Vice-Présidente du Sénat, j’ai prononcé un mot d’accueil à l’adresse de cette délégation :

Monsieur le Président Chen,

Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée Populaire Nationale de Chine,

Mes chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Je suis heureuse et honorée d’accueillir aujourd’hui au Sénat de la République française une délégation de l’Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine.

Les relations entre nos deux pays sont anciennes. Si l’on sait qu’en 1964 la France du Général de Gaulle fut le premier grand pays occidental à reconnaître officiellement la République populaire de Chine, on sait moins souvent que dès 1955 une mission du Conseil de la République, ancêtre du Sénat, s’était rendue en République populaire de Chine.

Les sénateurs ont ainsi prouvé leur implication dans le succès des relations franco-chinoises, avant même que celles-ci ne revêtent un caractère officiel. Bel exemple des possibilités offertes par la diplomatie parlementaire et de son caractère précurseur !

Nous poursuivons cette implication aujourd’hui, tout particulièrement à travers l’accueil régulier de délégations chinoises, comme la vôtre. Elles sont et seront toujours les bienvenues au Sénat.

Permettez-moi de vous présenter mes collègues présents, tous membres du groupe d’amitié avec votre pays :

  • M. Claude RAYNAL, Sénateur Socialiste et républicain de Haute-Garonne, président du groupe d’amitié France-Chine
  • M. Gilbert-Luc DEVINAZ, Sénateur Socialiste et républicain du Rhône
  • Mme Catherine DUMAS, Sénatrice Les Républicains de Paris
  • M. Jérôme DURAIN, Sénateur Socialiste et républicain de Saône-et-Loire
  • M. Michel FORISSIER, Sénateur Les Républicains du Rhône
  • Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM, Sénateur Les Républicains représentant les Français établis hors de France
  • Mme Mireille JOUVE, Sénateur RDSE des Bouches-du-Rhône
  • M. Jean-Yves LECONTE, Sénateur Socialiste et républicain représentant les Français établis hors de France
  • M. Alain RICHARD, Sénateur La République En Marche du Val-d’Oise, ancien ministre.

Vous avez ici un échantillon représentatif de notre diversité politique !

Nous aurons, pour certains d’entre nous, le regret de devoir nous absenter, alors que le Sénat siège en séance cet après-midi sur le projet de loi de finances pour 2020, moment crucial de la vie parlementaire. J’espère que vous voudrez bien excuser les collègues sénateurs contraints de siéger en séance, comme ce sera bientôt mon cas.

Monsieur le Président, cher collègue, il me revient en cet instant d’ouvrir avec vous la 9e session de la Grande Commission France-Chine. C’est chaque année un temps fort de la coopération entre l’Assemblée populaire nationale et le Sénat. Le rapprochement de nos idées, de nos réflexions et de notre législation, au-delà de notre histoire nationale et des spécificités légitimes de chaque État, constitue un élément essentiel de l’efficacité des parlements.

Cette année, cette Grande Commission aura trois thèmes de travail :

  • elle abordera tout d’abord des thématiques économiques, les questions d’ouverture commerciale et de multilatéralisme. Nous savons combien la Chine devient, de plus en plus, un partenaire engagé dans le système multilatéral, en particulier aux Nations unies, et notre pays s’en félicite. J’ai été impressionnée pour ma part par le concept et la mise en œuvre d’une « nouvelle croissance chinoise », lorsque je me suis rendu dans votre pays, avec Jean-Pierre Raffarin, alors Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Au-delà des objectifs quantitatifs, la sécurité alimentaire, la préservation de l’environnement, le choix d’un développement durable, les efforts accomplis en matière de qualité de la production, sont autant de bases solides pour des coopérations renforcées avec la France, dans des domaines d’excellence partagés (l’aéronautique, le nucléaire, le spatial) mais aussi dans nombre de secteurs productifs – je pense à l’agriculture en particulier.

Nous devrions pouvoir parvenir à un meilleur équilibre de nos échanges commerciaux, ce qui serait un facteur de confiance accrue ;

  • elle évoquera ensuite l’administration numérique, les possibilités d’amélioration des relations entre nos concitoyens et l’administration qui sont permises par les nouvelles technologies, et les enjeux que cela soulève, en termes de liberté d’expression mais aussi de protection légitime de nos intérêts stratégiques ;
  • elle traitera enfin des relations entre l’Union européenne et la Chine, à travers le partenariat stratégique global qui régit nos relations. Sur le plan de la protection des investissements et de l’accès au marché, des progrès substantiels ont d’ores et déjà été réalisés. Il est important que nous œuvrions à leur approfondissement, dans un cadre à la fois compétitif, propice à la production, et équilibré.

Comme l’a si justement écrit Jean-Pierre Raffarin dans son récent ouvrage intitulé « Chine, Le grand paradoxe », dans un monde de plus en plus imprévisible, la Chine peut être une part de l’avenir de l’Europe. Mais l’Europe peut aussi être une part de l’avenir de la Chine. Nous pouvons forger un destin en commun.

Monsieur le Président, vous avez la parole.


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