Ma participation au GLOBSEC Forum 2026

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J’ai participé à l’édition du GLOBSEC Forum 2026, conférence annuelle incontournable consacrée aux grands enjeux géopolitiques et stratégiques en Europe.

A cette occasion, je suis intervenue au cours d’une table-ronde intitulée « Beyond Dependence: Europeanisation of NATO » aux côtés de l’Amiral Rob Bauer, ancien président du Comité militaire de l’OTAN et président du comité consultatif de l’Initiative européenne de défense (GLOBSEC), du Général Ben Hodges, ancien commandant en chef de l’armée américaine en Europe et membre du Conseil sur l’avenir de la sécurité et de la défense (GLOBSEC), Javier Maroto, président de la commission « Démocratie et sécurité » de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN et premier vice-président du Sénat espagnol, ainsi que Lucia Yar, vice-présidente de la commission des budgets du Parlement européen. J’ai insisté sur le fait que l’OTAN est une structure européenne et que nous nous retrouvons aujourd’hui contraints d’investir massivement dans notre défense sans la sous-traiter aux Etats-Unis, comme nous l’avons fait depuis la Seconde Guerre mondiale. Le prochain sommet de l’Alliance, les 7 et 8 juillet 2026, s’annoncera décisif, Donald Trump ayant comme objectif de faire pression sur les Européens pour que nous dépensions encore davantage tout en retirant ses équipements et personnels militaires du Vieux continent.

Alors que l’Europe est confrontée à un changement doctrinal des États-Unis d’un point de vue de politique étrangère et, mécaniquement, à une contribution militaire américaine de plus en plus incertaine, les interrogations sont nombreuses quant à l’avenir de la relation transatlantique et de la sécurité du Vieux continent. Nous avons débattu de la solidité de l’alliance atlantique et du besoin de l’Europe d’assumer une plus grande responsabilité de sa propre défense. Les implications politiques et stratégiques d’une Europe plus autonome au sein du cadre de l’OTAN apparaissent de plus en plus clairement, notamment la manière dont les nations européennes peuvent renforcer l’alliance sans compromettre l’unité transatlantique. Des priorités de l’industrie de la défense aux structures de commandement, la question centrale est de savoir si l’OTAN peut évoluer pour s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques et si les États-Unis et l’Europe peuvent redéfinir leur partenariat sur des bases plus équitables.

En parallèle de cette table-ronde, j’ai assisté à plusieurs sessions fermées : « Les sept scénarios de sécurité concernant la guerre menée par la Russie en Ukraine pour 2026/2027 », « Défense aérienne européenne : financement, cadres et décisions futures » ou encore « De l’investissement à la concrétisation : financement, innovation et mise en œuvre des capacités de défense de l’Europe ». J’ai également rencontré de nombreuses personnalités éminentes du secteur de l’industrie de défense et des enjeux stratégiques : Micael Johansson, PDG de Saab, Michael Schoellhorn, PDG d’Airbus Defence and Space ou encore Josef Aschbacher, directeur général de l’Agence spatiale européenne. Je me suis aussi entretenue avec une délégation ukrainienne de l’International Center for Ukrainian Victory (ICUV) composée d’Olena Halushka, co-fondatrice et présidente du conseil d’administration, Hanna Hopko, co-fondatrice et directrice du réseau de plaidoyer ANTS, et Iryna Krasnoshtan, directrice des programmes.


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