Mardi 20 octobre, nous avons examiné au Sénat le projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique. Ce texte a le mérite de prendre cette menace au sérieux et de proposer une réponse. Car protéger nos citoyens des manipulations étrangères, c’est préserver leur liberté de choisir leur avenir. C’est une condition de notre résilience nationale. Cependant, ce projet de loi reste malheureusement en deçà des enjeux.
A cette occasion, j’ai alerté le gouvernement sur les quelque trois millions de Français établis à l’étranger qui ne doivent pas être oubliés dans notre stratégie démocratique. Ils constituent un public particulièrement exposé aux campagnes de désinformation transnationales.
J’ai également porté un amendement, qui a reçu un double avis favorable de la commission et du gouvernement et qui a été adopté, sur les élections des Français de l’étranger. Ces élections ne sont ni secondaires ni accessoires. La France a la particularité de permettre à ses compatriotes à l’étranger d’élire pour six ans leurs propres élus de proximité. Ce scrutin mérite donc toute notre attention et la même exigence dans la protection de leur sincérité, d’autant que les Français l’étranger sont autant voire davantage exposés aux manipulations de l’information. En effet, leur accès à l’actualité française et leur participation démocratique repose largement sur les plateformes numériques. Pour preuve, lors des dernières élections consulaires, plus de 85 % des votants ont choisi le vote par Internet.
Il me paraît donc essentiel de reconnaître explicitement l’importance de ces élections et de réaffirmer la nécessité de les protéger contre la diffusion de fausses informations.
