Ma participation à la deuxième édition des Assises de la Jeunesse organisée par le Centre d’études stratégiques et d’innovation

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💬🌐 Très heureuse d’avoir participé à la deuxième édition des Assises de la Jeunesse, organisée par le CSI – Centre d’études Stratégiques et d’Innovation à l’INSP – Institut national du service public autour de deux tables-rondes : la première consacrée aux enjeux de la compétition spatiale et la seconde, que j’ai eu le plaisir d’introduire, centrée sur la relation entre startups et maîtres d’œuvre face à la compétition technologique globale, en particulier dans le domaine de la défense.

🔐 J’ai rappelé à cette occasion que dans les conflits de demain, la souveraineté se mesurera autant à notre capacité d’innover qu’à notre capacité de produire, de décider et d’agir sans dépendre d’autrui. L’excellence technologique ne suffit plus ; il faut être capable de déployer une innovation rapidement, de la faire évoluer au contact des besoins opérationnels et de la produire à l’échelle nécessaire. Or, entre l’idée innovante et la capacité militaire effectivement disponible, il y a une étape décisive : celle de la transformation industrielle. Et cette étape repose, pour une large part, sur la qualité de la relation entre les petites entreprises et les grands maîtres d’œuvre.

📄 Dans cette perspective, j’ai évoqué également les deux rapports parlementaires que j’ai co-rédigés sur la BITDE et la guerre des drones en insistant sur certaines de nos recommandations : flécher une partie des crédits d’études en amont vers les PME et les ETI et d’encourager, dans les marchés de défense, les offres qui intègrent ces entreprises ; faciliter l’accès des start-ups, TPE et PME aux essais ; mieux prendre en compte les réalités économiques des partenariats industriels ; faciliter l’accès aux financements…

🌱 Le cadre de ces Assises a le mérite de mettre la jeunesse au premier plan de ces enjeux de souveraineté qui dépassent les seuls débats entre industriels et responsables publics. Ils concernent notre capacité à attirer les talents, à transmettre les savoir-faire et à donner aux jeunes générations l’envie de contribuer à la défense de notre pays. Ces jeunes lycéens et étudiants manifestent depuis plusieurs semaines leur besoin de croire en l’avenir. Il nous revient de leur montrer que la défense est un secteur où l’excellence scientifique peut servir une ambition collective et où l’innovation peut avoir un effet direct sur la sécurité de nos concitoyens. Car la souveraineté technologique est une politique industrielle mais aussi une politique de compétences qui reposent aujourd’hui sur notre jeunesse.


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