J’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat, aux côtés de mon collègue Guillaume Chevrollier, une délégation congolaise de la Commission Interinstitutionnelle d’Aide aux Victimes et d’Appui aux Réformes (CIA-VAR) et du Fonarev RDC pour échanger sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés sur le sol de la République démocratique du Congo depuis maintenant plus de trente ans.
Durant cet entretien, François Kakese Kimaza, coordonnateur exécutif de la CIA-VAR, Patrick Fata, directeur général du Fonarev, et les membres de la délégation sont revenus sur le travail mené par cet organisme afin de faire connaître, documenter et porter à l’échelle internationale la question des « génocides » commis en République démocratique du Congo et porter la mémoire des plus de 10 millions de victimes recensés depuis le début des différents conflits sur le territoire congolais.
Nous avons également évoqué les rôles complémentaires que jouent la CIA-VAR et le Fonarev dans le processus de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits qui ont traversé le pays ; la première est l’outil qui pense les réparations tandis que le second est celui qui les met en œuvre.
Leur travail, encadré par des historiens, des juristes et des chercheurs et appuyé par les plus hautes autorités congolaises qui aspirent à construire une stratégie de reconnaissance internationale, est extrêmement précieux dans la documentation des faits établis depuis 1993 et permettre in fine de construire une mémoire nationale vivante pour alerter et former les générations futures.


