Mon déplacement à Varsovie et ma participation à un cycle de réunions organisé par la Munich Security Conference

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Comme chaque année, je me suis rendue à Varsovie pour participer au Warsaw Security Forum, une des principales conférences européennes sur la sécurité qui vise par l’intermédiaire de tables-rondes, de rencontres et d’échanges de renforcer la coopération transatlantique et de relever les défis sécuritaires et de défense en Europe.

Avant de prendre part à cet événement, j’ai participé au cycle de réunions au format E5 (France, Allemagne, Italie, Pologne et Royaume-Uni) sur la défense européenne, organisé par la Munich Security Conference. Après Paris et Londres début 2026, puis Rome en septembre, Varsovie était l’avant-dernière étape de cette séquence avant la restitution de l’ensemble des travaux à Berlin en décembre. L’ordre du jour, initialement centré sur la guerre en Ukraine et la relation transatlantique a profondément été bouleversé  par l’annonce de l’accord «  Diesel »  conclu entre les États-Unis et la Russie qui revient à financer l’effort de guerre russe face aux Ukrainiens et anéantir tout espoir de conclure une paix durable entre les deux pays.

Je retiens de ces échanges nourris que de nombreux pays autour la table restent encore très attachés à leur dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis, tout simplement parce qu’ ils ne sont pas prêts à assurer seuls la sécurité de leur pays et, a fortiori, du continent. Pourtant, l’Union européenne continue d’avancer rapidement avec le développement des programmes Safe et EDIP ainsi que la restructuration des industries de défense qui ont changé d’échelle de production dans un perspective plus coopérante et pour penser les conflits de haute intensité. Nous devons faire preuve d’une véritable volonté collective de nous défendre car le déficit de courage et de motivation demeure et freine le développement de l’autonomie stratégique européenne.


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